janvier 8th, 2022 § 0 comments § permalink

Filles

Filles maladives que le vent ne prend pas dans ses bras
Si ce n’est pour détacher ce malaise et cette bêtise
Du timbre du rocher où l’eau ne se boit pas
Vous me pulvérisez dans le monde sous-jacent
Dans la crise de n’être que plus en détresse
Et plus en retrait des terres et des toits mais dans le monde
Qui se voit uniquement dans les muscles en prières
Et les clairières disjointes où je suis l’élément compact
La densité se ferre et se dissout pourtant
Dans les plaines et contrées et chemins
Où l’on ne décide que du vin.

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SUPPLIQUE

La machine a ses rouages embellis par le disque solaire
Qui nous a tranchés et maintenant s’ouvre ailleurs
Ne penser à rien que ce monde sous-jacent
Que nous inculquent les angles

Pas d’abstraction mais de véritables faits ordinaires
La décomposition lente des chenilles
Le soleil décline dans la pente où meurent les lignes
Le plein crépuscule s’étend sur les bordures
Des bâtiments et des azurs que l’on distingue
Dans la foi et ce qui touche au silence

Le silence des autres gens est terrible
Et seulement l’une a du mal à comprendre
Ce qui résulte de deux destins qui se taisent
Dans l’embrasure de la porte

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Les rives du Bosphore

Combien de bateaux vais-je encore devoir déchiffrer
Avec le scalpel de l’œil voyez-vous avec ce qui
Dénombre la grandeur de ce qui passe
Et la majesté des moteurs qui roucoulent
Dans les avenues où la tristesse et la joie se mêlent
L’eau des étendues amène à des souffles de villes
Et des cohésions de personnes qui ne souffrent
D’être détaché de leur port et leur mer
Des hommes s’emballent dans les caisses vides
Et des clapotis viennent figurer d’autres régions
Que la seule limpide où l’on baigne

Je ne sais pas combien de temps ma tristesse
Gardera la lueur qui m’éprend, qu’elle m’éprenne
Cette tendre confection de l’être et ce magique moment
Où rester file comme les lueurs des vaguelettes
Et tremper son esprit dans les eaux et les pierres aiguise
Les manches de cette journée qui n’est plus en moi
Mais un débarcadère et je voudrais pourtant ne plus être
Garder la tristesse dissoute dont les relents
Sont les havres cannabiques du continent

Les boyaux de la mer sont plus que les livres derniers
Les pages succulentes de femmes et de mal aimés
Qui les suivent et touchent et pleurent tout en restant
Dans la grasse comédie de l’instant

Oui rester si longtemps

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