mai 17th, 2022 § 0 comments § permalink

Les trois amis.

Je pense à des jeunes dans leur chambre d’hôtel
Ils sont tellement des pitres intellectuels
Ils gravissent des monts imaginaires
Et si puérils que des enfants les prendraient dans leur bras
Ils cassent des objets, ils ne dorment pas
Ils fêtent la vie et ne dorment pas
Ils sont si cruels avec l’intelligence
Rien ne leur échappe

L’un dit qu’on est isolé en soi aux paroles de son ami
Et ils se droguent et ils s’agitent dans la chambre d’hôtel
Ils vagabondent dans ce huis clos qui ne leur appartient pas
Mais leur esprit a saisi l’essence de ce lieu
Si bien qu’ils sont plantés chez eux comme des vieux blocs
Hilares et millénaires

Ils continuent encore et si fine est leur intelligence
Et percutant leur propos qu’ils se comprennent
Ils ne trompent rien dans une entente parfaite
Et sont tellement cruels avec les autres
Les autres qu’ils pourchassent de leur esprit
Et ridiculisent le monde à un point
Qu’aucun souci ne les traverse

Ce sont des crapules géniales et distinguées
Qui savent être studieuses

mai 17th, 2022 § 0 comments § permalink

E.


J’ai voulu lui inculquer ma pensée
Elle n’a pas pris la substance et mon dieu il crie de l’électricité dans l’air
Il crie des pluies qui ne se comprennent pas
J’avais pourtant expliqué comme j’entends des masses de voix
Dans cet air pluvieux

L’herbe excelle dans ce qui apaise
Et les choses s’amassent mais on ne comprend pas
Comme il faut être fou pour être stable
Un génie n’est affilié à aucune des sectes
Qui n’entendent le bruit des communes
Non ma commune est en moi je résiste
A tous les bruits du monde

Et celui imaginaire touche les coroles de cet être
Les charmes et les clés de cette frondaison
Cet être qui s’écorne comme on laboure le ciel

S.

Tigresse et tant de tendresse fusionnelle
Dans la voix maniérée appareille
Elle prend ce qui arrive quand il le faut
Les compliments lui viennent à la bouche fusionnelle
Aux cheveux et ce nez et ces joues qui se pincent
D’être ainsi fusionnelles

Le grand angle s’ouvre ainsi qu’elle est
Devant la cage de la mer et dans la forêt de ces pins
Une façade embellit l’arrière des trains
Qui tombent dans la grande ruine et la grand-messe
De riens oublieux et sereins

Ainsi effacée dans le vent et la bouche du monde
Derrière lesquels sont les pylônes et les bois
Elle tumulte d’être heureuse ainsi
Posée comme le désir dans le hasard des chemins

mai 10th, 2022 § 0 comments § permalink

Ce que tu vois si bien et qui est stable et éternel
Oscille pourtant dans la fournaise
De tes chairs cérébrales
Tu bâtis le temple qui n’est que d’air
Le château d’eau de mon enfance
Les couleurs des périphéries
Où ton regard s’éloigne

Les cheveux des muses
Les tiens noirs et roulés diffusent
Ce bonheur et cette souffrance d’être parvenu au terme
Où maintenant seule la contemplation
Dans un désir vague et précis
Appareille sur les terres nouvelles
Où nous sommes épris

Rien ne t’altère
Ni les ruines ni l’apogée des colonnes
Ne peuvent se soustraire à tes appuis
Qui semblent si sûr d’eux-mêmes
Jamais rien ne portera atteinte
Au regard et au spectacle unique
Des tes rêves irréels

mai 9th, 2022 § 0 comments § permalink

L’image

Je pensais à une image où tu es triste
Et belle et que je n’ai jamais partagée
A une mélancolie qui pourrait être si sincère
Que j’ai fondu un poids dans cette image
Elle est venue à moi et elle partira
Tu avais un dessus blanc était-ce à un concert
Ou ce que tu voulus ce que tu pus être
Est-ce qu’une personne te l’a dit que tu étais belle
Est-ce qu’une personne peut-être
Si oui mes tempes s’accélèrent
Et ce même sang trahit et ment
Selon qu’on s’exaspère

21 / 04

mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

A.

Tu es là quelque part A.
Parmi les bois ou les fougères
Dans l’ouverture des angles endormis
Où je dors dans la fécondité et le lit
De ces impressions qui abondent et vivent
De ces corrélations qui se traduisent
Seulement par le sens à tous égards
Seulement par l’essence de ce bois que je contemple
Et qui ne m’appartient pas

Je dos profondément dans le lit de ce bois
Et derrière il y a plus encore
Une ancienne enfance
Où tout le désir et toutes les trames existent
Confondues en une tâche lointaine
Et lumineuse comme le sont les plus profondes artères
Comme le sont les terres et les vies sans entraves
Et les seuls bonheurs qui surviennent
Dans les feuilles des épicéas

Dans les granulés d’oiseaux et les sciures et copeaux
Dans la terre agraire et le feu
Dans la pierre et les histoires
Dans les seules bouches qui se joignent
Et loin de tout corps le seul corps
Loin de tout la seule vérité que tu m’apportes

25 / 04

mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Bobine (variante)

Le fil de la détresse est un principe tellement subtil
Que l’on s’esclaffe de rire à tous moments
Avant d’être pris dans les laines de son savoir
Son nœud inextricable de pensées rares
Dans la forêt des personnes semblent
Evoquer le nom du seul devenir
Dans l’ivresse omniscient qui va
Et qui n’est jamais tout à fait la même
Jamais les variations ne s’impriment
Véritablement pour toujours

Je ne parle pas de faits rares mais de ce bouquet
De tous les sens accumulés et de l’esprit
Qui communique lentement avec ce fil
Et cette bobine qui tient la seule soie
Qui devient cendres et feu
Amies sournoises en latence

Il n’y a pas d’altération, pas d’oblitération
Dans l’esprit et dans le calvaire où se figent
Les nuances incessantes et les tiges
Qui mènent au paradis

25 / 04

mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Rien que l’oscillation, le néon
Et pas le néant jamais ne voir que la seule bille
Jamais ne voir que la seule entrave
Mais la pupille et l’œil qui nous guident
Dans la traverse et le champ subtil
Le foin de l’être tourne et s’égosille

La substance oscille, encore et toujours

25 / 04

mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Bobine

Le fil de la détresse est un principe tellement subtil
Que l’on s’esclaffe de rire à tous moments
Avant d’être pris dans les laines de son savoir
Son nœud inextricable de pensées rares

Dans la forêt des personnes semblent
Evoquer le nom du devenir
Dans la plainte omnisciente qui va son cours
Le bois et la pierre ne sont jamais tout à fait les mêmes
Jamais les variations ne s’impriment
Véritablement pour toujours

Je ne parle pas de la rareté du bouquet
Mais de tous les sens accumulés et de l’esprit
Qui communiquent lentement avec ce fil
Et cette bobine déroule la seule soie
Que deviennent la cendre et le feu

Il n’y a pas d’altération, pas d’oblitération
Dans l’esprit et dans le calvaire où se figent
Les nuances incessantes et les tiges
Qui mènent au paradis

24 / 04

mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Arrêt

Parfois c’est quand il ne se passe rien qu’il se passe le plus de choses, comme un sphinx contemple le néant et le vide dans ses infinies variations. Cet arrêt sur image n’en est pas un. Il pullule de toutes sortes de venins et de légers tumultes et oscillations. Le temps ne règne pas. Le temps est un manège qu’on arrête avec ses mains. On l’étrangle parfois, on lui retire ses ailes, on le dénature. Mais il revient, il balance sa mesure à reculons, diffractée, elle se venge de notre arrêt et apparait dans une plus grande ampleur, une plus grande multitude. L’océan de l’espace et la rivière du cœur sont des malfaisances et des adorations. Les ruches reviennent et séquestrent leur miel. On tombe des nues dans le cœur où s’accentue la seule eau et la seule beauté. Déstructuration, ambivalence et secousses qui conquièrent les pensées et les cultures, les élaborations qui ont vécu avant nous. Pour ce seul temps et cette seule pilule. Sans plus de comportement. Sans aucune autre matière que l’oscillation. Que la seule tempérance et la vacuité du tout dans la cime et la dernière mèche de cette bougie qui brule incessamment. Toujours. Une adorable matière et une puissante lanterne qui brule le jour et se tempère la nuit. Un puissant jeu qui n’entrave rien. Un sourire bouddhique dans la bouche de la nature et la cité. Une démiurgique nature et une démiurgique cité que les anciens ont glorifié tout en s’éloignant du centre et des névralgies.

Travaux du jour

mai 3rd, 2022 § 0 comments § permalink

ELEMENTS

Sodomie, terre ferme
Où tout recommence dans les grains rayons
Dans les bois pourris et les souches
Où l’on entre avec effort et satiété
Dans un reposoir ferme et élancé

Vaginale, eau de bain et mer supérieure
Grand terrain où l’eau de toujours
Donne vie et crée les liens
Les espaces et les gens
La nativité et les biens

Fellation, pouvoir de l’air
Grand savoir de ce qui est purement spirituel
De l’imagination et de ce qui le plus subtil
Est un pistil difficile à saisir
Une chose volatile, comme
Les ailes du colibri

Désir, seul feu qui alimente
Toutes les fonctions du corps
La raison et le sens de ce qui brule
Apporte le printemps et le renouveau
Unique liant qui sans sa flamme
Est le désert où rien ne vit

SANS TITRE

Pourquoi tu me fais ça
Si j’ai raté ma vocation amoureuse pour toi
Quand tout s’enlace pourtant
Et se déprend du poids des villes
Si j’ai perdu ce qui unissait avant
Les toitures et les mats
Et que je ne garde que le rêve
De ces forêts diluviennes
D’une terre où je prends chaque grain
Pour en faire ce monde échevelé
Où tu m’appartiens

Mais pas plus encore, que dans cette réalité
Où je n’obtiens rien
Seulement de cette manière élaguée
Où l’on trompe le destin
Avec des nuées et des arbres
Plein de sève sexuelle
Tremblante

Et où tombent les nourritures
Et les graines de ce savoir que j’ai
Ce savoir qui me fait te connaitre
Et comprendre les sillons

Les plaines et les rides de ton front
Comprendre comme j’aime ce qui passe
Ce qui te tourmente et ces glaces bleues
Ces nébuleuses où je suis si souvent

SANS TITRE

Les belles filles sont parfois très sales
C’est souvent leur mère qui vient faire le ménage
Elles salissent tout et ne veulent rien faire
Elles se laissent choir dans la saleté
Et ne veulent faire l’effort de l’enlever

Elles disparaissent pendant qu’on fait le ménage
Et reviennent salir leur appartement
Cela se voit aussi dans le désir
Qu’elles aiment la saleté
Elles aiment les hommes, qui bien que plus propres
Ont un caractère plus sale parait-il
Que ces jeunes rêveuses
Donc elles sont doublement sales
Et elles aiment cela

Tout en se plaignant sans cesse
De ne pas avoir assez de droits

Elles veulent tous les pouvoirs et les privilèges !

CLEA

Cléa oui, mère sexuelle
Qu’on ne vienne déranger mon désir
Je t’abroge de ta royauté
Et ne veux qu’être le long de toi
Ce qui me raviverait, ce qui égayerait
Le seul désir et la première vacance
D’être éligible en toi, pour toujours

Sœur intangible de mes rêves
Prêtresse de mes désirs
Maitresse absolue de ma chair
Cléa l’oliveraie suprême
Qui m’égrène et ton sérieux et ton paraitre
Et ton sourire et l‘humour
De tes humeurs vacillantes
La grandeur de ton timbre
Et parfois la foudre de tes yeux

Nous réaliserons la faune et la flore
De nos âmes en dépêche qui couvrent la facilité
La façon que j’ai de t’aimer
Et désirer les entrailles et les entraves
De la joyeuseté de ton être
Couleuvre, lionne, façon
D’être à jamais heureux

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