décembre 8th, 2022 § 0 comments § permalink

La psilocybine pousse parmi les bouses
Et les vaches se sont immobilisées
L’orée des bois derrière n’est ni fragile
Pas plus que le reste du champ en pente

Tout est parfaitement circoncis
Le monde s’arrête depuis longtemps
Et cela ne sort jamais d’une quelconque intention
Cela est la marche qui s’enraye et le monde tel qu’il va

Rien n’avance ni n’est fragile
Mais le temps n’a jamais vécu
Ni l’espace semblé ainsi fait de pacotille
Le monde seulement n’est plus

décembre 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Mièvrerie.

Dans la ruelle de la nuit il y aura une page si claire
Que les fins bras du prophète seront des soleils
Et chacun s’allumera dans la terre nourricière
Et dans le feu de cette nuit si propre aux lumières

C’est dans le calme et ce qui est tellement clair
Ce qui s’ajoute et revient à l’éternelle gravité
Ce si fol enchantement qu’ont porté nos ancêtres
Qu’aucun poids ne tombera jamais plus à la renverse

Et clairement il te dira qu’on ne peut mourir
Et que la crainte est un vase qui s’étiole et se disperse
Dans les eaux et la cendre nouvelle, dans l’ozone noir
Dans le bleu incertain du ciel et du soleil

décembre 4th, 2022 § 0 comments § permalink

Romantisme.

Ce sont des gens qui parlent dans une grande pièce
Ils se concertent à mon sujet, à l’ancienne
Ce conciliabule et cette agitation n’ont aucun âge

Ils déambulent dans cette salle polyvalente
Une salle de ville moyenne où l’on traite encore
De mon sujet des années après que je sois parti

Cela parle de moi dans tous les sens et ce son
Est enivrant mais je vous l’ai dit il est inaudible
On ne le perçoit que par des méthodes occultes

Quand les arbres colorés pépient d’oiseaux
Quand les champs martelés et les places, les plaines
Quand les lits de ruisseaux écoutent mes peines

Je suis seulement en phase avec ce rire
Avec cette douceur diluvienne et ce romantisme
Qui n’a rien de commun comme le pensent

Les contemporaines et les mondaines

décembre 1st, 2022 § 0 comments § permalink

Ces descentes plastiques dans le cœur et le corps
Libre, cette insouciance parfaite et légère
Où des anges hybrides, des femmes sexuées
Des désirs prennent le monde à la volée

Je dois balbutier seulement et voir à la loupe
Les méfaits de ce monde et le mal que j’ai commis
Les divinations et les instances morales
Pourtant ne me laissent pas tranquille

Je paye un prix que seule une corniche m’octroie
Je paye un prix pour des outres que j’ai emplies de fiel
Pour des mésaventures et des hérédités
Pour des gestes qui ont détruit les chaumières

décembre 1st, 2022 § 0 comments § permalink

Méditerranée

Il n’y a que rigide pourtant
Que parfois le monde s’alanguit
Dans les tourbes et les terrains de sport
L’ancien goudron défoncé encore
Est l’égide et le fruit de cette vie
Qui vient seulement au-dehors

Avoir un corps et un esprit…

novembre 27th, 2022 § 0 comments § permalink

Tu t’en vas dans le bois quand il n’y a
Que peu encore de ces émotions narquoises
Les trésors dont on avait dit qu’ils étaient sages
Deviennent de trop riches parures
Des émondages où le bonheur est tu

La grande majesté de ces autres lois
Régit les temps venus et les tempes qui brûlent
Dans le certain secret des corps
Des creusets où fermente la brûlure
Les gens qui meurent de toi ne sont pas aussi espiègles

Les années passent dans les cernes des bois
Il pullule les tempes voisines de la ville
Dans la grande sécrétion des contraintes
Il ne faut jamais haïr ce qui des autres
Ne peut toucher cette grande foi en la nature

novembre 22nd, 2022 § 0 comments § permalink

Thyma.

On brûlait parfois du thym
Devant les portes des temples grecs
Les temples archaïques où la philosophie
N’avait rien encore essaimé mais seulement
Ce goût d’un ordre et de ciel qui semblait solide

On brûlait du thym pour l’offrir aux dieux
Car le thym brûlé a cette odeur douce et délicieuse
Et propre à éveiller un certain feu intérieur

Cette beauté odorante s’envolait en volutes au ciel
Cette beauté sidérale se décomposait et dansait
Et lançait sa charge sensorielle dans des lacis de fumée
Qui partaient et mouraient

On fit des sacrifices humains ailleurs ou au même endroit
Puis on a sacrifié le thym parce qu’il était plus pur
Et moins nocif que la chair humaine
Sans doute aussi plus moral

Je serai toujours ces volutes et j’aimerais n’être qu’un feu
Une décomposition de l’organique générant les âcres fumées
Et l’âcre amour qui monte aux cieux

Pour vous j’aimerais brûler
Être de cette terre et cette flore condamnées à mourir
Pour s’offrir corps et âme à cet élément placide du ciel
Où les dieux légifèrent et s’émeuvent à la fois
Sans jamais ne pouvoir m’enlacer

Je serai pour vous l’éternel thym qu’on brûle

novembre 21st, 2022 § 0 comments § permalink

Seulement des traces de cette haine tenace qui tient d’homme
Et sans cesse des rognures d’homme sur le chemin du réel
Sans cesse et toujours la même ivraie en chemin
Et la testostérone qui pullule largement
Quand la féminité n’est pas plus perverse encore

Il n’y aura que des chiens ivres qui s’évaderont
Des grandes allées ouvragées vers un avenir meilleur
Des grandes allées classifiées dans leur odeur habituelle
Vers des chemins longuement ruminés
Qui s’ouvrent dans le tumulte des cœurs

Un cœur qu’on n’entend plus et qui battait
Quand il inhalait des fumées nocturnes ou crépusculaires
Des fumées canabiques qui levaient des structures
Et laissaient voir le fer comme une divine magistrature
On s’asseyait quand le soleil faisait un bleu meilleur

novembre 19th, 2022 § 0 comments § permalink

Soi.

La divine semence et le sang le plus pur
Des lignées mais aussi cet incrédule bâtard
Parfois, qui tangue dans des atmosphères où il n’a rien à faire
Mendiant et seigneur de déroute tu touches à ce qui
Passe seulement par les lobes et les arceaux
De ta divine matière

1:27

novembre 19th, 2022 § 0 comments § permalink

Visite.

Dans le château du devin qui se lève
Voir pourquoi ces sons et ces infamies
Ces phénomènes touchent le centre du cercle
Tu gravites autour comme une mouche
Une colombe lesbienne qui bouge sa tête

Dans une si grande maison, où tout s’écoute
Les portes sont murées et d’autres fois
Des rayons si puissants touchent le fond d’une salle
Où l’on sait qu’il est d’autres régions encore
Qui pointent dans les mains qui s’évadent

J’étais sûr de voir et j’étais parmi le cercle
Dans les positions qui se succèdent
Ne jamais bouger dans l’infamie
Mais offrir son corps aux grandes avenues
Aux crécelles de béton et n’être
Que dans cette obscurité

Passage.

Les choses ont voyagé en moi
Je suis le vieil homme et le jeune éphèbe
Je suis la mare et le presbytère
Les arbres des forêts qui rigolent de mystères
Et les chutes qui touchent au point miraculeux
Dans un délire qui s’est avéré

Reconstituer un monde avec le seul diamètre
Et l’épaisseur de conifères
La densité et la raison première
Qui touchèrent les premiers peuples
Je suis sûrement encore
Dans l’arrière-pays et l’oraison

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