février 3rd, 2023 § 0 comments § permalink

L’oeil du cyclone.

Tu admires ce qui est plein et soigné
Et respires la santé si seule parfois qu’elle accompagne
Les pensées étalées en d’autres places
Elles se régulent dans le monde de l’inconscient
Inconscience marine.

Ce qui te constitues tue la route
Tu n’es plus dans ce qui avait fait jusqu’alors
La bureaucratie des événements.
La sensation seule est dans la connaissance parfaite
De l’émotion sensible. Il scintille des événements.

Il se règle d‘anciennes devises
Sur le goudron et le marbre de l’esprit
Des légères peintures, ornent la nature
Et sout semble figé et pur dans la périphérie
D’autres gens sont soumis
Aussi à cette aspérité

janvier 25th, 2023 § 0 comments § permalink

La banane

C’est un homme avec une banane
C’est juste un homme qui mange une banane
Il n’y a rien jamais eu rien d’autre que lui et sa banane
Dans les transports et sur les quais, il mange une banane
Les seuls réseaux vont de son cerveau à sa mâchoire
Et il mastique cette banane qu’il mange

J’aurais aimé que la vie soit d’une rare densité
Que les états toujours se marient, mais je vois si souvent
Ces spectacles qui ont tellement réduit l’existence
Que mâchouiller une banane est la seule chose qui reste
Mâchouiller, manger le regard qui ne voit pas en vérité
Ce qu’il y aurait à voir de si visible

Il ne voit rien, ne sent rien, seulement un petit gout de banane
Cela doit venir de son enfance, quand sa mère lui donnait à manger ce fruit
Peut-être avait-il accompli une bonne chose mais maintenant
Quel est donc ce fruit insipide, cette denrée blanche et sucrée
Ces filaments qui se déconstruisent dans le palais

On les apportait avant dans une caravelle.

janvier 18th, 2023 § 0 comments § permalink

Champ.

Donne-moi ce vif plaisir, égosillé
Comme sont les tableaux que tu aimes
La salve n’est rien qu’un mortier abandonné
Et dans tes haines des prairies déconstruites

Dans le mélange des soifs, seul ton poids
Me désaltère et me vide de mes fluides
Exaspérés de n’être que ce champ électrique
Et humide comme des câbles télégraphiques

Le champ premier, où les vases et les outres
Où rien encore n’est dans la mesure et la touche
Rien ne bouge qu’une sorte de grande lessive
Où se taisent des convives et des mines

janvier 12th, 2023 § 0 comments § permalink

Pins au coucher du soleil. (Van Gogh)

Les arbres sont décapités, le soleil
Meurt dans l’après-midi de toujours
La nuit se lie à ce qui est le sang fini
La grand-messe des riens est la seule bravoure
Car l’arbre est si vert et si vivant
Et les tons gelés sont morts
Comme des vrais paysages

Comme des parodies on s’enfonce dans le vent et la seule touche
Les seuls fragments qui s’aimantent
Les stries du soleil dans le ciel
Partout où il est le soleil est

janvier 9th, 2023 § 0 comments § permalink

Le monde comme il va

La civilisation anale laisse en moi de belles panoplies
D’arbres qui se touchent et se jouxtent
Elle répand son gout en travers des branches
Et l’anus des messieurs au casque diffuse dans le monde la parole nouvelle
L’ère suprême et proudhonienne, comtienne et hégélienne du meilleur des mondes
L’anus, la primalité, le grand anus de notre monde, où s’engouffre
Les êtres et les hères avec le petit sourire fébrile de l’amour
Qui charme les demoiselles éprises de ces arbres tangibles
Où coule la sève de l’anus des messieurs

Dans ce bain de merde, excitant, les unes se lèchent et se vénèrent
Jusqu’à l’aube nouvelle et brune où l’anus totem
L’anus crépusculaire chante la venue du messie marron
A l’œil despotique et profond, doux
Comme une libellule sur une rivière trouble et brune, parfois verte
Comme ces belles mouches qui se posent sur la merde

A chaque époque on doit remédier au mal et trouver l’amour
C’est dans l’anus sacrilège que nos fidèles passeurs ont délimité les temps nouveaux
Les temps à venir de l’anus synthétisé et l’anus algorithmique
Où les uns comme les autres partagerons les expériences claires et apolliniennes
De l’anus dans tous ses états

L’anus à la bougie, l’anus à la fière chandelle
L’anus au diner des hommes célibataires
Et le grand anus industriel et inodore où les biens et les produits
S’enculent en quelque sorte et fusionnent pour délivrer
Le monstre sans pareil et glouton qui rejette la merde

Ah la merde !

janvier 6th, 2023 § 0 comments § permalink

Arbres d’automne (Egon Schiele)

Tu n’es rien ; mais lui le paysage te dit le mal d’une psychose
Tu n’es rien mais la lueur est si rouge ; le soleil
Est un tremplin vers ces infinies ruelles ; rouges

Tu es seulement le pion qui s’affiche
Le pion qui s’imprègne et s’infiltre la grande messe des riens
Des siens qui sont des riens si bien enveloppés

Gainés dans la douce myéline des arbres ; et le vert presque
Témoigne ce qu’il y avait avant comme des formes
Des êtres qui étaient dans l’office du champ lacté

Il n’y a rien que le droit silence

janvier 6th, 2023 § 0 comments § permalink

Quatre arbres par Egon Schiele

Ces arbres je m’en souviens ; ils sont la détresse émotionnelle
C’est toujours en ayant cette racine ; et ce rien volatile
C’est en ruminant une chose qui vient à soi ; qu’est seulement stable
Ce sentiment ultime de détresse mélancolique

Il n’y a que des piliers droits, des froides psychoses
Qui entrent en soi et des gelées ; des blocs qui tiennent
Et qui ne sont nulle part ; ici la saison automnale
Ou l’hiver tiennent des psychoses et des extases

Un mélange subalterne ; s’exprime dans l’air du dehors
Ils tiennent comme des pyromanes et des vandales
Et sont stables et éternels ; toujours ces arbres je m’en souviens
Ces peupliers éternels et leur détresse séculière ; j’y reviens.

janvier 3rd, 2023 § 0 comments § permalink

Je peux clairement dire que j’ai une fantasmagorie très faible. Mes principes de contemplation ne le sont pas, et le fait que je pâtisse entre sujet et objet ôte de moi la fantasmagorie si propre à chacun. Que les autres n’aient pas de rapports mentaux au décor et au visage les font fantasmer sur des réalisations arbitraires. Je sais pour ce qui me concerne ce qu’est un paysage ou une aventure. Je sais ce qu’est précisément un lieu et sa cartographie psychique. Ainsi je peux dire que je n’ai pas de fantasme. Mais celui dont l’évasion sort d’un creuset de cette nature inanimée a pour lui l’entièreté des décors qui se structurent sur un seul et même relief : celui du corps convoité.
La lente insinuation de ce désir devient un rejet et à terme l’origine de la haine. Là où je vois une haie, il voit une haine. Le jeu sur les insinuations devient le calvaire de celui qui tourne toujours autour de son rapport fantasmagorique, et son emploi du temps, sa structure interne gravite lourdement sur ce mythe de la relation réussie.
Or ce qui réussit a toujours échappé au contrôle despotique de la relation fantasmée, et c’est le malheur de l’obsession que de ne pouvoir réussir.
Par conséquent c’est ce qui s’écarte du sujet de l’envie qui est envié, et c’est ce qui est plus vital qu’une obsession qui est désiré. Mais cet autre désir de destruction, propre à l’organisation neuronale et stable de l’obsession, est un rouleau qui touche tout ce qui se présente à sa portée, et le regard du contemplatif risque d’être heurté et ne voir que le long décollement qui est instigué par les acteurs de cette obsession.
Il les voit donc si bien que son objet de contemplation porte toute la bizarrerie de la haine et de la beauté. Il devient créateur, créateur des muses et des démons.

janvier 3rd, 2023 § 0 comments § permalink

L’offrande (Fernand Khnopff)

Tu offres une rose au buste de marbre ; il te regarde
Ton bras démesuré est l’hélice où tourne le savoir de l’artiste
Il est lisse et agit comme celui d’une mante ; et fort de sa chair
Décrète au temple ce qui bouge jusqu’au méandre spirituel

Tu garnis la croute terrestre de cet espace reclus ; seulement toi
Dans le coin géographique du temple ; et des colonnes blanches
C’est un gris aussi que ce visage dise une tempérance
Dans l’aigreur d’offrir ce qui va mourir ; et le don désespéré

L’artiste génère ce trouble bourgeois ; qui n’entame rien
Mais toi tu es l’espoir que sa manie touche autre chose
Que le plâtre et le marbre et ce corset figuratif des choses
Mais il n’y a rien qui puisse toucher la nature véritable

décembre 28th, 2022 § 0 comments § permalink

Madone (Munch)

Un poitrail comme un crucifix mais de rêve ; l’odieux rêve
Se gorge de l’œil rouge en amont, se détériore
Et vient sommer l’attente qui ne vient pas
Car le démon seul fait l’attente ; puisqu’il n’existe

Mais cette verte palisse qui est noire, ces pures couleurs
Sont de ces teintes de froid et de chaud ; ces cheveux baillent
Dans la bouche de l’univers spongieux qui s’affine
Et creuse les sillons qui vont ; en coursive pénétrer le clair

La muse mesquine et tendre bénéficie du ciel ; la superbe
Régnant dans les tempes de ce Lucifer ; ce bel univers
En latence comme lait de jade et onctueuse chair
Car il sort des terres brulées seulement ce qui peut naitre

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