septembre 24th, 2021 § 0 comments § permalink

Après

Après
Que je sois entré dans le cœur dans la veine
Le parterre où tes seins ne sont plus
Qu’un émail indifférencié
Une quelconque anecdote
Dans le monde qui s’est ouvert
Et laisse place à de plus vaste espaces
De plus tendres tendons
Egosillés comme l’oiseau
Partis se perdre dans la grande immensité
Je ne suis plus

septembre 24th, 2021 § 0 comments § permalink

Orfraie

Un cylindre vert dont la peinture s’écaille
Sur un fond de marches en bitume
Recouvertes des restes de nature
Des feuilles et d’autres écorces d’arbre
Tout est si bien dans la lumière
Elle transperce le fond haletant des choses
Elle se mêle au corps et au monde salubre
Dans une étreinte invisible de ce qui vient et bascule
Le monde dort dans ses empreintes
Et la division des cellules atteint le point
Où rien n’enfreint l’orfraie qui dort le jour
Le lendemain agit quand le jour futur
Touche le bout des impuretés
Des exclamations du dehors

septembre 18th, 2021 § 0 comments § permalink

Montagnes

Il doit y avoir une chose dans le brahman
Qui exorcise les demeures intérieures
Quand un lien unit des putains de liqueurs
Et qu’elles se fondent à la bouche comme une écharde
Des liens qui sont plus puissants et plus sains
Que des teigneuses ardeurs

Quand la pulsion anime un long paysage
Quand plus rien ne bouge
Ou quand rien ne dissimule ou n’entrave
La vérité et la montagne
De ses mensonges

septembre 16th, 2021 § 0 comments § permalink

La belle dilatée

Jeune et menue
Brune et si légère
Le visage aux trait fins et épais

Cette épaisseur du désir
Ces formes évangéliques
Blasphémant toute douceur

Elle était unique et cruelle
Tellement sexuelle et inique
Légère et monstrueuse

Ses cheveux lisses et bourgeois
Sa trame narrative
Semaient de mauvais élans
Parmi la foule aixoise

3 poèmes

septembre 12th, 2021 § 0 comments § permalink

MONTAGNES

La planète de laine
Le relief et la montagne
Dans le désert de verre
Dans la transparence des iguanes
Et la majesté du courant
Dans la fronde qu’enfin seul
Le désert de montagne habite

Les septentrions sont morts
Après la cité où gravite
Le seul corridor où l’on passe
Dans la densité des moissons
Le corridor est la flamme où sont
Mourantes les dernières terminaisons
Mais force dans la dernière attente
La dernière attraction

Du grand et unique rapport

SENTIMENT PREMIER

Je suis angoissé, dehors il y a du brouillard
C’est un terrain méditerranéen
Et il est toujours plus anxiogène
Quand brouillard et froid surviennent
Quand la vapeur stagne dans les jardins
Quand les roses sont ensevelies de mort
D’un voile qui a déjà tant fait souffert
Des personnes au seuil de leur vie

J’angoisse une machinerie de corps
C’est cela pourtant la seule passion
L’exaltation des amours se concentre
Dans l’abnégation et dans le grand jour

SANS TITRE

La montagne bleue est levée
Elle est venue comme une occurrence
S’accroche à l’arrête et les cimes
Elles sont des maisons oblitérées
Le langage court tandis que les occurrences
Sont les bruits révélés et que la table rase
Passe au tamis les appréhensions
Les oppositions se confondent
Dans la grande unité de la cime
J’ai élevé au diamètre de la roue
Les cessations qui priment

Ton corps est le savon et l’obsolescence
Les coudes rejoignent des joies jadis
Soulevées par le manche du soleil
La satiété du courant de la mer
Ouvre les prairies qui s’absolvent
Dans la bouche et la main de la reine
Sont les auréoles qui se dissolvent

Brouillons 08 /21

septembre 11th, 2021 § 0 comments § permalink

L’odeur acide du monde, dans le cyprès
Dans l’artère féodale, tu évites mes mains
Tu tranches sur la vitre ce qui était dans les sangs
De mon cerveau, tu broies ensuite le métal de mes tempes
Mes yeux sont si las de ne toucher la guirlande
Ils emmuraillent les restes de la prairie où j’ai bu
Des litres de bières, où j’étais dans le clair soleil
Et dans la verrière qui n’est plus

septembre 10th, 2021 § 0 comments § permalink

ENDOPHASIE

Elle était sur la corne cendrée d’un diable
Et sur la corde où fuit le métal
Elle vagissait ainsi qu’on accumule du capital
Et s’épaississait la fumée et le bleu des os
Dans la chambre où de grandes limites
Faisaient saillir la bouche d’une clocharde
Au cœur de la falaise suintaient des diamants
Qui recelaient une fève, et des rougeurs

Dans le nivellement des contradictions
Son visage touchait à la beauté
Qui se voit seulement dans un désir
Une forme s’aiguisait avec des vitraux
Et la pensée épaissie du métal

septembre 10th, 2021 § 0 comments § permalink

Le vent te cingle


Jeune effroi tu vas mourir hors des lettres
L’écrit est une fêlure que rien ne peut faire vivre
L’écrit est une saloperie dans la mansuétude
Les directions tournent dans la grande fin
Et dans la page rien ne fige que le seul destin
Tuer l’ovaire de l’écrit pour la seule parole
Tuer pour toujours vivre et dire

Le vent tourne dans la grande fin
Il n’y a plus de dieux que des forces qui t’abandonnent
Tu es beau comme un chemin qu’on nivelle
Et la buée tue aussi ce qui t’avait appelé
La nuée ardente va t’escamoter et te finir
Tu t’es donné comme on respire

septembre 6th, 2021 § 0 comments § permalink

G.

Fille des mers, vénus Géraldine
Toute superficialité te touche
Ainsi qu’un ballon dans les airs
Se frictionne avec le seul ozone
Tu n’es pas tant tu es légère
Seul poids qui contusionne
Le désir avec l’éclair

Seul tronc délavé
Des cauchemars qui prennent vie
Dans l’allée sombre des cyprès
Mon seul désir dans cette après-vie
Mon seul calice dans ce monde d’ennui
Ma raison, qui me console de prairies
Où seul vent joue avec cette peau sans faille

Seul écrin aromantique
Seul éclair sans drame
Mort de l’âme qui rejoue mes souffrances
Dans le grand calme des lames
Et des odorantes mouvances
Fin des sens qui écartèlent
Le peu de vacances premières

D

août 26th, 2021 § 0 comments § permalink

Je ne veux rien que la sincérité
Traverse plus loin encore
Les arêtes et les crêtes indemnes
D’édifices et de voies citadines
Vomir l’or du cœur dans la chambre
Où se lisent les équations du bonheur
Être dans la transfusion de l’ocre nuage
Défiant les années qui oblitèrent les meubles
Joignant les phalanges dans la stèle et l’artère
Noyées dans les veines et les manèges
Qui sont le fébrile coton de l’air

Il se pourrait que d’autres fusées
Eclairent ce qui meurt dans le passé des terres
Dans la jeune année et le seul psychisme
Qui encore tend les fils et les pinces
Des bêtes qui se couvrent de misères

Dans la voix seulement,
Dans le corps petit

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