Archives par catégorie : Poésies.

Poésie. 0

Vienne le beau mois d’avrilJ’irai au cimetière cueillir les fleurs des villesDans une atmosphère stérileJe cueillerai les bris éternels des îlesÀ jamais condamnées, à jamais je serai un instantParmi les gens qui ne sont plusSchopenhauer disaient d’eux qu’ils n’avaient rien perduJe les trouve bien dociles, et charmantsEt tranquilles comme des âmes stoïquesJ’irai au bord des […]

La première civilisation. 0

Un homme disait qu’il y avait une civilisation originelle gouvernée par une sublime loi, et que des oiseaux de paradis se posaient sur des temples qui semblaient nouveaux dans une nature prodigue. Il disait qu’il n’y avait pas de mal, ou plutôt que le mal était changé en bien. Il disait que des personnes néfastes […]

(Merci Florinou.) 0

Ton front s’élève ainsi qu’une lumièreDans une chaude tiédeur de lisièreLes sens sont ici reclus ensembleDans une paisible tanière de soleilQue n’emporte une éclaircie de rosesSes altiers sentiments sans contraireVers une tourbe meublée d’autres lumièresUn rayonnement embrasse chaque rayonDont dispose la forêt, et chaque arbreSemble attendre que s’éveille ton secret

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Qu’est ce que t’as ? Je sais pas ce que j’ai, j’ai un truc là. Où ça ? Je sais pas, là, en fait je sais pas où c’est. Tu sais pas où est le truc dont tu ne sais rien ? Oui mais je crois que je sais ce que c’est mais j’arrive pas […]

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Le rimbaldisme consiste à pénétrer le corps du monde. Il n’est pas étonné par une belle vue ou un beau décor car il se connaît. Il est tout le temps beau (le rimbaldisme), ne s’étonne de rien et ne veut rien obtenir, ne rien collectionner. Ses propos sont totalement ordinaires, son discours vaguement scintillant. S’il […]

L’amour absolu (4) 0

Dans l’étain des marbres fusait la langueur des diamants. Des colombes soupiraient dans la moisson de secrets palabres. Florian demanda à ce que des missiles pétrel soient envoyés en France afin de purifier les esprits et de corriger un mal qui sévissait. Trois jours après, le Christ nu pria pour lui et posa sa main […]

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La porte était si dense qu’une nuée d’invertébrés descendit des nues. Le chantre des villages avait disparu dans les coulisses des arbres en furie. Ou bien encore : l’aube était fidèle à la clameur des dessins qui touchaient la terre. Dans la lune vivante s’étaient tus les amours flamands. Florian était toute la morale et […]

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Des saltimbanques vendirent du gras à un écorneur de poulets et engraissèrent des trublions de vessie dans une aile de corbeau. En ces temps, Florian n’était qu’amour, et des chapardeurs dansaient autour de lui comme des chacals infectés de poison.

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Une arquebuse dit un jour à un minotaure ailé que les charmes des palombes étaient des autruches en soie. Florian était le plus bel homme au monde en ces temps. Il divertissait les gens par ses métaphores, et comme une pythie des temps modernes, il délivrait de la soie et de l’amour au monde.

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L’enfant de Dieu, le Seigneur* ne porte aucune révolution en lui, il connait la vacuité de toute chose, la finitude et l’infini de toute chose, le vide et le plein. Il sert des intérêts célestes comme terrestres. Sa connaissance précise, son intuition fondamentale est celle de l’univers en expansion qui est fini**. Il sait parfaitement […]