mai 29th, 2021 § 0 comments § permalink

Les néo-nietzschéennes de Ménilmontant

 

Elles ont le feu dans les roues du vélo
Et avancent dans l’effort comme en une sorte
De bulle qui traverse le gouffre de la nuit
Toujours la robustesse des idées et des lames
La présence subite et délavée d’une époque
La seule qui s’achemine et qui dans la foudre
Lance des appels qui sont le silence et l’écuelle
L’air non pas hautain mais avenant
D’une société hybride et intellectuelle

Glanant des pensées fortes et un silence plein
Dans les étapes, les montées, les bars et cette société
Frénétique et lente d’une intelligence dont on ne sait pas tout
On ne sait pas bien ce qui est un feu dans la nuit
Ni si ce qui est sur le visage est une bourgeoisie dorée
Ou bien un style ou de l’esthétisme spontané
Mais dans le cœur noir de la nuit on devine des lumières
Qui sont autant de cloisons et d’instants et d’ornières
De folies partantes et de corps odorants
Dont le stimuli premier est une perte

Se perdre dans le courant et le court périmètre
Être dans le tout avenant des ruelles et des tavernes
Des modernités qui laissent présager un monde et un devenir
Dont on ne suppute rien qu’une folie présente
Pour certains qui ne savent être dans une affirmation

Où sont les forces qui conquièrent une chose ou une boule
Sans que la terre s’écroule ou que son magma
N’enfreigne d’autres cloisons que l’être

mai 29th, 2021 § 0 comments § permalink

Tomber malade

 

L’herbe est feuillue, les romantiques n’ont rien à dire
Rigole maison passe par la main du seigneur
Ours qui te suit dans la tranchée
Tu viens en Slovaquie
Mourir de ta précoce migraine
Ton envie avant que ne se durcissent les veines
Tu meurs en toi dans les mains d’une riveraine
Tu grossis dans les rangs des échoués
Tu dors dans les lits aux crucifix
Dans les boiseries anciennes
Tu tombes presque malade de rêve
Tu t’adoucis pendant que tes défenses immunitaires partent
On te dit d’appeler à ta maison
On te dit que tu devras y aller
La belle femme ne connait pas ton esprit
T’enfuir, est-ce encore revenir et franchir la barre
Encore un peu plus loin
La barre où le château peut-être
Les eaux qui gonflent
La sueur de la nuit une inflammation à la gorge
La peur qui rôde des orties qui se resserrent
Derrière le mongol indique le château
Tu t’en vas

mai 28th, 2021 § 0 comments § permalink

Adrénaline

 

Il faudrait que des heures de saillies
Aient taillé dans le roc et le vide
Pour faire un corps reluisant
Une circonférence

Ou bien une histoire bien tangible
Une chose secrète ou bien encore une trace humaine
Qui ait tancé et délivré des espaces
Pour qu’une illusion prenne vie
Et que son relief ait ton odeur
Qui d’ailleurs n’a de vie qu’en de simples pixels
Ou de simples images taillées dans le vif
Ou ce roc chancelant esseulé et minéral

Pourtant faut-il qu’il y ait une histoire
Des histoires mêlées unes à unes pour que la tension se fasse
Et qu’elle ait un lien particulier
Avec la grande bouche de l’indicible

mai 27th, 2021 § 0 comments § permalink

Échange
 

Comme une concrétion d’amour
Savoure là la vérité de l
Prise sur le vif, dans la démesure d’une seconde
L’éternuement de notre relation
Prise dans un seul suc et un air raréfié
Nous devisons ensemble de ce qui nous a pris
Comme la lueur des temps anciens
Advenus dans la clairière féroce
Des bêtes et des plantes

Nous sommes confrontés à l’inexactitude
A l’incertain qui a subjugué le sable
Et fait d’autres reliefs de granit
Au volcan qui s’est tari pour redéfinir
Des mers et des palais sous-marins
Aux grandes aspirations de l’homme
Vers un volcan et un nuage

Où l’on construisait les acides pour l’éternité

mai 27th, 2021 § 0 comments § permalink

Les maghrébines

 

Elles sont brinquebalantes, elles sont cassées mais dans leur grande inspiration elles sont comme une truffe saignante, comme un baume. Les sons qu’elles déroulent sont le manifeste d’une vie simple et trépidante. Elles sont le clair soleil et la fenêtre sur l’azur défendu. Mais aucun soupçon ne mène leur vie vers une impossible union. Elles ne sont pas mallarméennes. Elles sont le seul azur dans sa véracité, dans sa nudité. Et l’ordre qui advient est plus proche des brumes.

Elles sont le déroulement d’une lame, l’inoxydable déroulement de la lame, le couteau qui s’éclaire et ne blesse, la grande aventure dans les flots du commun.

mai 27th, 2021 § 0 comments § permalink

PORTRAIT

 

L’angoisse du visage qui se courbe
Comme des plaines entières
Tournent au volubile élan
Qui tourne sur soi et mange des glaces périmées
Par l’eau qui a viré dans les sphères
De tes aigres allées
Tes idées sont le gain du journalier
Phénomène
Qu’on cueille ainsi que des tiges
Sans fruit

Dissipé dans l’aigreur d’une bouillie
Dans le salpêtre des années
Dans le temps qui s’épaissit
Et se recroqueville dans ses tiges
Ainsi que du papier
Dont les yeux des hommes
Ont lu les secrets

mai 27th, 2021 § 0 comments § permalink

 

La cité de province où tu étais établi
Dans l’anse de mauvais carrés toujours
Contigus
La cité où n’étaient que quelques-uns des premiers
Des voyous que l’on rencontrait
Avec une certaine dose de romantisme
Le fleuve qui coulait
Les maisons comme des pâtés et ce centre
Les agglomérations voisines et encore
Le goût du ciel comme une cognée infime
Son parfum cérébral et réel
Qui jouait presque avec les plaisirs juvéniles

Dans sa périphérie des blocs et des matériaux
Usés que l’on a anéantis depuis
Quelques amas de déchets informatiques
Et l’idée que la France plus tard rayonnerait plus encore
Lorsque rien ne subsiste d’enthousiasme et de travail
La cité aux faibles industries
Aux odeurs de matériaux de couvertures
La cité où l’on voyait le bétail
Et la lente marée de quelques millénaires
Où l’eau circulait dans les coquilles restantes

On joue parfois avec des groseilles latentes
Des souvenirs comme des psychés

25.04

mai 25th, 2021 § 0 comments § permalink

LA BOUCHE DE DIANE

 

Je viens dans la grande bouille humide
Dans le grand rouge aux dents saillantes
Le bain bouillant du rouge et du sang
Je viens dans la bouche de diane et survient
Dans la grande salive qui est la sienne
Dans le tumulte de vie
De sang et de liquide
Dans le live et dans le creuset où s’exclament
Les vérités et les déformations
L’unique saillance et la grande existence
Dans la grande dormance éveillée
L’unique diane ouvre la bouche et seulement les dents
Et les veines et la langue et les bulles de salive
Sont les résidus terrestres des fleuves
Les accords secrets de la vie
La grande biologie sillonnant l’ivresse
Et la terre chargée de pluie et de sang

mai 25th, 2021 § 0 comments § permalink

SOINS

 

Dans la communauté de la mortalité de l’homme
Dans l’ouverture et la porte entrebâillée
Le silence et les soins
Donnent à cette précarité pourtant le seul sens
J’ai voulu aller là où le clairon touche
Et là où l’électricité est altière
C’était autant une nature virtuelle
Qu’un lieu enclos ou une ville prospère

On fabrique les machines qui nous tiennent
Puis on se délasse dans la corniche
Où se posent les cheveux et les mains,
Aigres, douces, des lendemains
Et de la brutalité du temps

mai 24th, 2021 § 2 comments § permalink

(verbiage sur la défense des oiseaux)
 

N’empiétez pas sur le monde des oiseaux, car ils n’ont pas d’aise à réagir

Ils circulent comme le doute enflamme des corneilles, et posent le bec jamais sur la même efflorescence que celle du doute. Ils n’empiètent ni n’avalent, sur le terrain de la fécondité. Laissez-les reproduire l’instant, où l’on jette chaque objet.

On ne sait si dans le cœur jamais il n’y a que pulsations accélérées, danger suprême, rien de beau, mais tout de vrai. On ne sait si l’esprit cruel fait défaut.

On ne sait jamais quand s’apprêtent les dessous de la terre, les graines ou si l’ombre de l’aile n’a pas de désir. On ne se rassasie que des vols qui n’ont pas de squelette, mais seulement l’emprunt des grèves.

Or les os sont là et ne cicatrisent, ils n’ont pas de plaie, mais la langueur accueille tous les oiseaux, comme les premiers pères et les premiers pèlerins.

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