août 29th, 2022 § 0 comments § permalink

Ciel

Je célèbre le ciel
Qui est d’ogives et d’ovaires
La haine des hommes n’est pas suffisante
A chercher les exemples qui fourmillent

août 27th, 2022 § 0 comments § permalink

Musique.

C’étaient des bâtiments amples je m’en souviens
Maintenant que sont seulement les pages
La pure pierre et la pure matière qu’ils sont
Les groupes de musiques savaient jouer de ce béton
Qui advenait seulement la nuit
Ils savaient étendre cette musique à ce petit entonnoir
Qui couvrait les immeubles et déjà ils se révélaient
Avant d’avoir vécu la tension et la mélancolie

Le sentiment international
Avait grandi en même temps que ces concrétions
Humaines et gravitationnelles

août 25th, 2022 § 0 comments § permalink

Routes.

J’aime tant les nouvelles voitures qui circulent
La nuit au bord des parcs crépusculaires
J’aime entendre la venue de ce grand tout
Dans le monde dont on ne sait rien
Les conducteurs vont alors que je vais
Dans la seule direction d’un discours
Qui ne court pas sur les routes
Mais sur les bords des paroles

août 25th, 2022 § 0 comments § permalink

Carlingue

Tu vois la carlingue elle a encore ces pages
Et des lanières dans l’habitacle idéal
Elle est dénaturée et fraichement morte
Et sa rouille entame sa nouvelle vie
Je vais derrière sa bouche absente
Et ses longues heures de plein régime
Pour être le rejeton des anciennes routes
Je vais dans le cercle des roues qui ne sont
Plus vraiment je vois le cœur du volant
Vide je vais pourtant seulement vivre si bien
Dans la nouvelle vie de la carlingue

août 25th, 2022 § 0 comments § permalink

Globe terrestre

Je ne dis pas que la terre puisse un jour
Entrer en collision avec une autre
Mais j’espère du moins qu’elle se rétrécira
Et que sortiront des nouvelles pierres
Des gerbes et des océans de merde
J’aimerais conchier toute sa nature
Elever le prisme des cerveaux
A ces petites lanières
Ces petits tas d’os de travers

août 23rd, 2022 § 0 comments § permalink

Pellicule

Je suis proche d’une maison périurbaine
L’angoisse salace couvre une sorte
De détresse, détresse, détresser
La fonte des glaces
La fontaine

Le soleil radieux épouse
La glace qui fond sur la terre
L’épiderme de la grande masse
Pèse sur cette terre et tient subtilement
Sur la légèreté de la place et sur les marches
Où les bribes éparses touchent
Le sentiment de soi

Changé en gouttière et croute
De gâteau et perle froissée
Ancien temple dont se souvient
L’obédience qui maintenant
Est tôle et carlingue de voiture
Dans le champ derrière
La verte maison

août 21st, 2022 § 0 comments § permalink

Parcours du blé

Cette nuit j’ai la douleur de naitre
L’âme écrasée par le souffle décevant
Des blés que j’ai tirés tout le long de la journée
Et rendu fou sur le retour par un jaloux
Un haineux crotté je ne suis plus l’épi
Mais qu’est-ce qui me prouve que je n’aurais pas
Etabli une psychose si j’avais marché à tue-tête
Jusqu’à l’essoufflement et que j’aurais plongé
Dans le blé entier, la tête pleine
La psychose de l’errance m’aurait travaillé
Et des poches d’air dans le cerveau
Qui ont ce gout typique du plein
Et du vide, et d’une pensée qui fait mal
Comme des turbines ou des tuyaux
J’aurais mangé le verre du sable
Le feu du blé moqueur et brulé
La farine de cette mort en soi si bien
Que vagabond et seulement cela
Je n’aurais pu encore toucher
Le fond de cette phase

De bourgeoises sans nom

août 21st, 2022 § 0 comments § permalink

Pain


La croute n’est plus que la dorure d’une peau
Et le sens du craquant ne se dévoilera pas
La tension d’épis est si sure d’elle-même
Qu’elle fera des moissons sans graines

Nous mangerons mal le pain du jour
Il n’aura pas en lui de ce levain flexible
Mais rien que des croutes savoureuses
Sans être épris de la pâte sincère

Il n’y aura rien pour que l’on puisse s’établir
Et digérer dans la cour d’autres ailleurs
Car la reine n’a voulu que soient décelées
L’origine et l’ardeur du pain qui se lève

août 20th, 2022 § 0 comments § permalink

Lieu

Parfois il y aurait un lieu où être
Mais seulement le réalisme des lieux
Ne convient en rien au marcheur
Les routes sont des lignes mauvaises
L’ennui de ce travail qui sommeille
Mais ailleurs sur l’ancienne route
Que je prenais il y a encore
Des restes d’émoi de blé

août 19th, 2022 § 0 comments § permalink

Septembre

Je n’ai plus ni satiété ni contrariété
Mais suis courant onde et plasma
Suis ce qui ne cherche mais gravite
Ce qui ne s’oriente vers aucune direction
Mais seulement ce qui d’espace
Est la grande avenue de ce plein
Et cette masse d’air bleue
Et cyprès de toujours

Where am I?

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