Archives Mensuelles : mai 2024

0

LA BOUE SUR LE PAYSAGE La boue s’est retournée sur le paysageOn dirait du rêve liquide, il meurtSur le brun et le vert, le ferLiquéfie la liqueur de ton espaceC’est une terre à coquillesJe suis dans le cisèlement de l’arbreJe meurs dans la trachée de NaplesJe tends vers le gap où siège La montagne a […]

Hu ku ku 0

Il y a quelque chose contre moi et une autre qui me protège, mais c’est surtout l’écart dans lequel je suis balloté qui est impressionnant, je suis livré à une grève de galets où tout le possible du monde s’accumule, où aucune justice n’a lieu, où le monde entier peut entrer par effraction. Tout est […]

0

CELLE DU DE DEHORS J’ai su quand elle chantait qu’elle était libre dehors. J’ai su que par un mystère qui peut sembler douloureux, elle gardait cette fragilité au dehors, légèrement durcie par cet extérieur, mais qu’elle arrivait à en faire une certaine intimité, une présence qui se mêle au décor. Une légèreté persiste qui se […]

0

LA NUIT DU POSSIBLE* L’autoroute transforme les passionsLe déni lui dit d’écrire au loinLe déni ne sait jamais D’autres sont insensibles, ils se plaignentQuand même l’éclair de l’oraisonA subi toutes les tensions Elles s’alimentent dans les câblesEt il pleut des étincelles loisiblesSur les terrains du possible Il pleut sur la route, c’est la nuitCar lointaine […]

Corps 0

Quelqu’un est au sol car il a accumulé trop d’énergies en lui, il se sent dévoyé, il est une rayure au sol. Se relever impliquerait un déploiement de trop d’énergies, il préfère rester à son énergie statique et creuse. Se relever demanderait qu’il puisse s’appuyer sur des assises qui ont disparues. Se relever impliquerait qu’il […]

Poèmes mièvres adressés à Vanessa Springora afin d’obtenir ses faveurs. 0

1. Je défie ce que l’écriture enlèveDans tes fossés qui prennentComme des mers adjacentesDes tours qui pivotent Je croise dans une spiraleMille et une feuilles vespéralesDu cœur terrestre où siègeLa vérités des apparences Je poinçonne avec aigreurDes fleurs et des ivraies J’alimente l’eau pureDe la sincérité 2. Les mots sont stupidesJe divague sur la collineLa […]

Le travailleur imaginaire. 0

J’ai construit du sable avec un sapin, j’ai bâti une truelle avec une épine, une ruelle avec du feu, un dromadaire avec un mouflet, une sauterelle avec une cuirasse, dites moi ce qui pourrait vous satisfaire, vous qui avez du chien dans l’esprit, dites moi quoi vous mitonner, car je suis l’agent magique de la […]

0

0

LE TRONC Je vivais comme une feuille trembleJ’étais sur le fait d’un arbre déracinéEt me demandais s’il était mortLe bois était intact, parsemé de quelques trousSur lequel je circulais et discouraisJ’étais aux anges en m’adressant à luiLe bois est-il minéral ou organiqueJe n’avais pas l’envie de vérifierJ’avais l’envie de ne pas savoirMais de circuler sur […]