D

août 26th, 2021 § 0 comments § permalink

D.

Je ne veux rien que la sincérité
Traverse plus loin encore
Les arêtes et les crêtes indemnes
D’édifices et de voies citadines
Vomir l’or du cœur dans la chambre
Où se lisent les équations du bonheur
Être dans la transfusion de l’ocre nuage
Défiant les années qui allègent les meubles
Joignant les phalanges dans la stèle et l’artère
Dans les veines et les manèges

août 26th, 2021 § 0 comments § permalink

PRES DU CIMETIERE

Le silence tombe sur la frontière
Sur la ligne qui sépare la place assise de l’homme et du cimetière
Il y a des années déjà que l’on puise en soi ce qui de cigales
Touche au claironnement antique
L’imprégnation des routes et des arbres
Le chêne qui grandit jusqu’à tordre ses doigts
La commodité du silence et des animaux
Avant que l’aridité ne vienne et l’ombre se détacher du corps
Et de ceux reposants sous la pierre
Lieu de mimiques des dieux où l’on souvient
D’autres appels dans les lances qui se sont prises
Dans les distances antiques et modernes
Lieux de richesses, et du simple dénuement
Des gens reposent, et l’ivresse tord la bouche à la mort
L’ivresse encercle l’homme de ses mains et ses sorts

Le cyprès féodal a les dents qui s’aiguisent
Dans le mur du jour, le voile lance ses devises
Au cœur de l’homme sont les natures qui traversent
La seule seconde et l’angle des arbres et des croix
Mais au-dessus les pins puis les routes s’abrègent
On pense seulement à ce qui n’a pas de prises
Dans la bouche et la seule rêverie

août 18th, 2021 § 0 comments § permalink

MERS

Leur visage ténu comme des peaux rétrécies
Striées de pauvres vacances
Et de réflexions qui ne puisent
Qu’à l’image et l’idée imposée
Par les nèfles pourris du rivage
Mais elles ne se laissent prendre
Au jeu de la déconstruction
Elles engrangent des connaissances
Qui les amincissent et les condamnent
Au mouvement des vagues

août 14th, 2021 § 0 comments § permalink

CASA

Je me levais tandis que la levure du soleil
Pénétrait des champs de musiques électriques
Et il restait des rafales parfois qui n’étaient plus
Encore qu’une belle misère dans une pièce en bois
Le temps s’emmagasinait dans des objets sommaires
Il y avait le gouffre d’une schizophrénie
Et un manteau que l’on prend subitement
Pour laver les sols et parier sur d’autres lieux
Je me levais souvent au son d’une mélodie subite
Et j’entendais dans ce retrait un monde
Qui cohabitait encore avec des informations
Que l’on pouvait saisir à la volée dans le creux d’une journée

La bêtise déjà contaminait les peuples
Mais le fond de poussières vacantes
Ou bien la levure d’un centre-ville
Sont des roues qui tournent parfois
Dans des rouages de fleurs

août 14th, 2021 § 0 comments § permalink

L’IMPORTANCE DES ETANGS

Le bonheur enlaidit les visages
Dans nos terroirs il y a ces sourires
Qui ne valent rien d’un visage qui s’exprime
Ils n’entendent rien de ce que produit l’indicible
Les mêmes visages toujours chargés d’un bonheur
Qui ne s’étend sur rien de palpable
Le grand rien de leur petite chair s’étiole
Dans un vide plus affreux encore
Que les démons neutres qui l’animent
Ces visages faux n’ont rien en eux
D’une terre ou d’un lavoir, des étangs
Des projections livides, tous les lierres et la vase
Les noirs et blancs qui s’intériorisent
Dans la grande commissure des fenêtres

Les vies étaient plus encore
Que de misérables essieux sur lesquels
S’appuie le format d’une modernité monotone

août 14th, 2021 § 0 comments § permalink

NOIRE ET BLANCHE

Je prends en photo le corps noué de ce monstre
De cette ligne qui ne finit pas d’être innocente
Dans la bouche seulement sont les sons
Et les lumières sont le sein qu’entrelacent
Des choses inaperçues
Jouer avec ces choses est la seule beauté
Mais le silence vide non plus ne lui appartient

août 8th, 2021 § 0 comments § permalink

CHANT ANONYME

Ce sont bien les tempes voisines de la ville
Que viennent là s’assoir
Les sœurs endommagées de l’asphalte
Elles sont ridiculement petites
Dans le trou et la dorsale
De pauvres poissons affamés
La folie de l’essieu des roues
Mange les cœurs et les veines
Qui longuement se sont pâmés
Dans une cohésion familiale

Maintenant que sont les jeunes heures
Les magnifiques trouées
Le bleu des continents
Dans les cœurs et les ventres
Et les passions où court l’électricité

Bleu

août 6th, 2021 § 0 comments § permalink

Des coupes de froid grésillent
Mais la traverse de la vie s’ajuste
Les matins où il décide dans le bleu
D’être à la portée de toutes choses
Antérieures à elles-mêmes

Elles ne portent plus le poids des années
Seulement un léger relent
De folie ou de contre-allée
Un diamètre qui ne pèse
Que le poids de la buée
De la route nécessaire
Dans l’esprit qui précède
Les niches spirituelles
Des protubérances

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