janvier 16th, 2022 § 0 comments § permalink

Ouah

Si on disait en langage de chien
A un chien
Les choses les plus complexes
Il les comprendrait mieux que les hommes

janvier 16th, 2022 § 0 comments § permalink

MIAULE VAIN

Miaule vain attendait poteau laid sur les quais déserts
Une fourmi déserta aussi le lait
Dans la chambre mourait l’immuable
Le destin des endives rapetissait
Les bouches dansaient sur la sauce
Et le fromage fondu de la chambre

Les marmites disaient au fripon qui sortait des bois
Que miaule vain n’avait pas réussi le concours
Et qu’il boit encore d’être damné
Et de vivre dans les veines des forêts

Un tableau

janvier 13th, 2022 § 0 comments § permalink

Au bord de l’embrasure

Il y a cet homme tout de noir vêtu
près de l’embrasure de la fenêtre ouverte
il est assis sur un sofa, la pièce est totalement obscure
mais la fenêtre ouverte donne sur un ciel bleu et limpide
traversé d’un nuage versatile
presque fluorescent
cet homme est large et mauvais
mais il devine dans une clameur subite
la grande hallucination ou le grand psychisme
de ce portrait de soi qui n’est plus
et du dehors qui l’assaille

Le bleu est moucheté de noir
et ce bleu plein de rêve
déborde de la fenêtre

janvier 9th, 2022 § 0 comments § permalink

Pomme

Il est assis et mange une pomme
Petit être dans sa grandeur
Petit mange encore ce qui le fera grandir
Sans le souci de la maladie
Petit mange sa pomme et laisse le trognon
Sur la marge des jours
Petit s’éloigne de sa défunte pomme
Posée sur le ciment

janvier 8th, 2022 § 0 comments § permalink

Filles

Filles maladives que le vent ne prend pas dans ses bras
Si ce n’est pour détacher ce malaise et cette bêtise
Du timbre du rocher où l’eau ne se boit pas
Vous me pulvérisez dans le monde sous-jacent
La crise de n’être que plus en détresse
Et plus en retrait des terres et des toits mais dans le monde
Qui se voit seulement avec les muscles en prières
Les clairières disjointes où seul je ne suis que l’élément compact
La densité qui se ferre et se dissout pourtant
Dans les plaines et contrées et chemins
Où l’on ne décide que du vin.

janvier 8th, 2022 § 0 comments § permalink

Supplique

La machine et ses rouages veux-tu embellir le disque solaire
Qui nous a tranché et maintenant s’ouvre ailleurs
Ne penser à rien que ce monde sous-jacent
Que nous inculquent les angles

Pas d’abstraction veux-tu parler de véritables faits ordinaires
De la décomposition lente des chenilles
Veux-tu ne pas sombrer quand le soleil décline
Mais être le plein crépuscule qui s’étend sur les bordures
Des bâtiments et des azurs que l’on distingue
Dans la foi et ce qui touche au silence

Le silence des autres gens est terrible
Et seulement l’une a du mal à comprendre
Ce qui résulte de deux destins qui se taisent
Dans l’embrasure de la porte

janvier 8th, 2022 § 0 comments § permalink

Les rives du Bosphore

Combien de bateaux je vais encore devoir déchiffrer
Avec le scalpel de l’œil voyez-vous avec ce qui
Dénombre la grandeur de ce qui passe
Et la majesté des moteurs qui roucoulent
Dans les avenues où la tristesse et la joie se mêlent
L’eau des étendues amène à des souffles de villes
Et des cohésions de personnes qui ne souffrent
D’être détaché de leur port et leur mer
Des hommes s’emballent dans les caisses vides
Et des clapotis viennent figurer d’autres régions
Que la seule limpide où l’on baigne

Je ne sais pas combien de temps ma tristesse
Gardera la lueur qui m’éprend, qu’elle m’éprenne
Cette tendre confection de l’être et ce magique moment
Où rester file comme les lueurs des vaguelettes
Et tremper son esprit dans les eaux et les pierres aiguise
Les manches de cette journée qui n’est plus en moi
Mais un débarcadère et je voudrais pourtant ne plus être
Garder la tristesse dissoute et dont les relents
Sont les havres cannabiques de la Turquie

Les boyaux de la mer sont plus que les livres derniers
Les pages succulentes de femmes et de mal aimés
Qui les suivent et touchent et pleurent tout en restant
Dans la grasse comédie de l’instant

Oui rester si longtemps

janvier 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Hodler

Hodler le sang victime s’intériorise
Dans le grand sang gelé de la couleur
La palette des origines se fait toison de silence
Et les seules modalités de la lumière sont les êtres difformes
Sans vie et inorganiques
Des mesures et du vide
Chaos des images qui secondent l’esprit

Dureté de la pierre qui est produit de synthèse
Oraison criarde dont les formes unies sont le cercle
Et la grande tragédie silencieuse
Ou seulement le mot qui ne se dit
Seulement la toile qui abrège les sens
Et découvre le lait des formes dans les grandes
Ossatures de montagnes

Seulement le paradis des grands velours ostracisés
Mais rendus à la magie et le tout solvable
La vraie demeure et la vraie créature
Qui ne touche qu’a la forme et le sang
De ces artères vivantes

Montagnes de roches qui sont lacis
Lacets de rivières tandis que le lac gèle
Seulement les ardeurs des toits et de lignes
Blanches et grêles

janvier 4th, 2022 § 0 comments § permalink

Station

Dans la station balnéaire
Où stationnent les anges de n’être que la part
Maudite des avenues où les guirlandes
Sont des dents de mammifères
Les routes hostiles aux robes blanches
Se tiennent dans l’image et la bordure
Des fenêtres inscrites dans les amours
Les rues et les trottoirs usurpent
Les fleurs d’une réalité obtuse

janvier 4th, 2022 § 0 comments § permalink

CHANVRE

Le monde est indicible
l’aigre douceur du chanvre
qui n’est pas nécessairement
cannabique. Mais dans le soir
dans la douceur adjacente
aux grands tumultes des bois
bougent et meurent les arbres

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