septembre 25th, 2022 § 0 comments § permalink

Demeure ouverte

si ces salves pouvaient acquérir
ce qui ne détruit pas et ne laisse de détritus
sur la marge des routes et la santé
les capacités pulmonaires qu’on accroit en marchant
si le chemin retient encore la grande musique
évanouie dans les oreilles il y aurait mieux
à rêver sur un lit, ou bien à sentir

les évanescentes phases d’évanescence

septembre 22nd, 2022 § 0 comments § permalink

Toute relation fortuite.

tu veux d’une relation purement psychologique
tu ne veux pas voir un peu ce qu’il y a juste là
dans le plus pur indicible où logent
autres êtres et autres étants que les tiens
et voir se mouvoir la cohorte de ces petits vertébrés
tu analyses selon les lois de cette physique
qui colle aux cerveaux qui se veulent
mais rien ne désire vraiment car la boule
au soleil et seule est d’un ordre métaphysique

je ne vais pas brûler les nerfs qui me résistent
ces boules de désirs flottent et prennent de la place
et parfois entrent dans les tanières et les niches
les citernes des chemins de fer ou encore
quand le ciel mélancolique va plus loin
et dessine des alcôves avec cet âcre parfum
inodore des fumées

septembre 17th, 2022 § 0 comments § permalink

Nuit au parc

Le parc est fait de branches qui se détachent
On y voit l’œuvre de Van Gogh
On voit se déstabiliser les structures
Et même mentales se mentent dans la connivence
Du grand et suprême décadrement

Je me décadre comme on fusionne des forêts pubiennes
Je me surcadre dans les alvéoles humaines
Je ne suis rien qu’un chemin qui me nargue
D’être un train et un néon du soir

Dans la gueule, dans la belle bouche et les yeux doux
De la femme et dans les lèvres du loup
Et le chien qui passe et lèche les bouches
Les nuits sont des vents de septembre au genou

septembre 14th, 2022 § 0 comments § permalink

CANAL

Un canal imaginaire prend le cours
De l’ensemble des fleuves et se concentre
Dans le préau et la clairière larmoyante
Vers de nouvelles embouchures
Vers des nourritures inconnues

Elles tombent dans le sellier et meurent
Dans un mouvement de balance
Celui de toujours, l’équilibre des craintes
Et cette musique lancinante et première
La musique de ce silence sans crainte
La musique de certains yeux ouverts

septembre 14th, 2022 § 0 comments § permalink

PLUIE

Dans une pluie de pierres mortes un sentiment
Donne la vie à cette clairière que je vois
Une carlingue et des arbres, une lisière
Et au centre ce sentiment et la carlingue
A moins que ce ne soit un tonneau
Une chose qui rouille

Dans ce sentiment pourtant il y a tout
Je sais comme il se retourne et successivement
Crée une chose plus longue encore
Que toute forme de sentiment

septembre 12th, 2022 § 0 comments § permalink

L’artiste inconnu

Tu auscultes longuement des yeux brisés
Des yeux beaux et brisés
Ceux d’une femme mélancolique
Que j’ai vue

Tu continues à suspendre et intérioriser
Des réminiscences d’odeurs industrielles
Des odeurs que je trouvais belles et qui étaient indifférentes
Et sales presque et qui avaient des germes d’angoisses

Tu en viens maintenant à la plus forte des places
Il y a une raison qui t’enfouit
Il y a une substance
Une corrélation

J’écris cette merde pour des choses et des personnes
Que je pense obtenir avec des propos de merde
Et je les lance ensuite avec joie
Une fois si beau, alcoolisé et libre
Dans les friches industrielles
Je ne pense plus à rien

Le monde est un éclat
Peuplé de bâtiments et de jeunes filles
Niaises et rebelles

septembre 10th, 2022 § 0 comments § permalink

S.

Sarah belle enfant de cet enfer
Qui de toi au laos ou au cambogde
Quand tu pars et que rien ne sait
D’où te vient cette partance si lointaine
Et cette jeunesse dans le cœur

Sarah quand tu pars et que rien ne résiste
Au cerveau malléable et aux conifères
Quand tout n’est qu’abois
Toi tu tiens la poutre et le crin de la vie
Avec tes simples doigts

Quand tout est cette aigreur et cette violence
Tu es ce monde qui ne résiste pas
Mais où les possibles s’engouffrent dans les terres
Malléables de ton corps qui souffre les autres

Sarah la seule qui soit, Sarah comme d’autres
Filles de cet enfer et paradis si proches
Ses maisons de cœur et pays lointains
Sarah l’offrande est la plus belle des choses

Tu offres le cœur aux esprits affriolants
Et te jette dans les torrents de bonheurs
Sarah offre tes sens à la nature qui aime
Tes mains et tes saveurs diluviennes

Sarah offre à la nuit le sang qui perle

septembre 9th, 2022 § 0 comments § permalink

ailleurs encore

Les chiens meurent ensablés
Le vent de l’usine à machiner du sable
Devient la frénésie qui s’en va
Quelque part dans le fond du cœur
Ou du pubis : qui s’exclame qu’il aime la clameur
Mais loin est plus pure encore ce qui n’a pas de demeure

Nous sommes allés à l’exact comble
Nous ne sommes que des demeurés
Dans le parc centré sur ses leurres
Dans le coin des pensionnaires qui meurent
Et nourrissent la clarté solitaire

Des venues et des seuils sans yeux et sans mœurs
Des anciennes invisibles ; des mains qui écœurent

Je suis seul ainsi et lié à ces amis
Que j’ai si bien éprouvés ; le temps qui s’efface
Est un fond bien meilleur

septembre 9th, 2022 § 0 comments § permalink

quelque part ailleurs

Je n’ai pas inscrit au premier jour
La longue plainte de cette si
Ténue plaine ; je me suis vautré
Dans le seul règne du chien
Ici on aboie et le sable traverse
Dans le vent ce qui est menaçant
Les canines du chien comme les gueules
Des bois pourris

Les dents de la statue qui s’épanouit
Et se recueille sur la route affaiblie
Où pourtant la force des conducteurs
Jamais ne se dissipe
Car ils roulent et je fuis
Dans le cœur de la route
Et dans l’oxygène qui pullule
Sur l’essaim du bord des routes

septembre 7th, 2022 § 0 comments § permalink

Marseille.

Je suis allé dans une cité de belles femmes
La phocéenne a souvent les veines aux abois
On avance dans les pentes et les sentes
Parfois misérables mais dure le jour
Et dure le bitume et parfois un espoir

Parfois le temps et les collines, mais des pierres
De ces immeubles où ont été jadis
Parfois les femmes sont si belles et parisiennes
Elles ont ce charme de vestale qui rime avec la pierre
Dans les tendons de Marseille s’éprouve la mer

Dans les bassins et les parcs sont des murènes marines
Dans le vivier est la flamme qui grossit
Et parfois se dilate une poche d’air dans le feu
Rien qui ne puisse dire comme on approche

Dans la main et l’ardeur chevelue de ces femmes
Sont les durs pansements qui meurent dans le jour
Infimes et grands sont les muscles de l’espace
Mais la chair ne touche jamais que ce ciel

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