novembre 1st, 2019 § 0 comments § permalink

 

n’étant plus rien
rien non plus hormis de l’être
mais le plus pur inconnu
la plus absente des cessations de pensée
et l’image totale

le ventricule d’un clocher démesuré
rouge brique quand vint la cessation
s’enrichir du plus pur inconnu
et ne rien dire

novembre 1st, 2019 § 0 comments § permalink

 

ce que c’est que de passer par le col
et se voir amoindrir par des images
qui tuent tout à fait

octobre 29th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Le leurre de la fin du songe
et je crois m’être encore trempé dans un pied de table
dans la falsification de l’instant
je suis dévoué à la vis qui m’accable
et cela prend comme des cimaises
ou des fournaises d’été
le leurre inexplicable des succédanées
dans la bouche sereine et dans l’abois
des ruptures et des abandons
des buis ardents et des contrefaçons
où encore bougeaient quand on marchait
quelques mouvements supposés

mais ce qui tient
ce qui déraisonne dans la mort portuaire
et ce qui se dit dans une clarté
dans une évidence circonscrite
est qu’on aime encore le levier
et la charge tandis que cette vis
n’empêche jamais de répandre le sang

octobre 25th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Ton engagement
sur ce nid de rivières
au croisement de ce pont qui traverse la seine
ton engagement comme un périple
et une porte nouée
sur des enfers et des cellules blanches
sur le paradis

clinique du seigneur
étant le trouble d’une normativité
car normative tu es la plus sereine
des cellules blanches qui là me viennent
à l’instant où seule tu décides
lors que j’appréhende et vois
ce recul pris au devant de la seine
cet appendice au bonheur
et ce qui vient tumultueux
comme la petite chose à décider
qui pourtant contient les algèbres de l’univers
les seules choses qui vaillent
et causent au monde son désespoir
et son autisme

tu décides
tu décides de tout

octobre 23rd, 2019 § 0 comments § permalink

 

Je sais que le tremblement noir n’a pas
en lui de successions lentes de pavots
des densités qui sont profondes
à mesure que le septentrion s’obscurcit
mais la cellule blanche
a les murs que d’autres collages transfusent
dans l’impression régnante d’une ville ou d’un pays

quand je comprends quel est ce bord qui fuit
et s’installe sur la nuit

octobre 18th, 2019 § 0 comments § permalink

 

On buvait de la rince cochon
sens tu comme le museau de la bière
est un élément diurne qui nous envahit
parfois comme un couperet à venir
quand je serais seul, élaboré par une finesse
que la bière dans son vent porteur après
produit comme un adoucissant à ce monde brut
car la nuit est un produit mélangé
c’est un âge où les doigts se touchent
une denrée invisible que des amants savent construire
et qui dans le tumulus de la vie enfin
font de la blondeur des bières comme nos échanges
comme des bouches plus belles par un sourire intérieur
toi qui ne dis rien de ce qui t’habite par un regard
un visage comme une paroi alpine
une denrée inconsommable
un verre d’alcool sans toxine

octobre 15th, 2019 § 2 comments § permalink

 

Je n’ai pas de sombre relation avec le monde
j’épouse une chose qui est une lisière d’eau et de verre
qu’on ne peut pas appeler vase pour autant
mais qui subsiste et forge les êtres
non pas de relation sombre qu’un soleil et une luisance
une pénétration de la matière tandis que la science
m’apporte les constructions nécessaires à la pensée
je parle d’aventures qui sont des états où l’on fait corps
avec des masses isolées, des paysages qui sont des esprits
et il doit y avoir dissimulés dans la croûte de la terre
des jeux d’anges qui ne sont pervertis
car on sent que ça saigne et que sourdent des églises
des terres fleuries et des faisanderies

octobre 11th, 2019 § 0 comments § permalink

 

il faudrait faire le nécessaire
pour atténuer le calendrier et mourir en ce mois
en cette machiavélique décade
en ce teint fondamental
où les immeubles les plus atténués
par le temps se plaisent à faire jaillir
de mauvaises essences

et les murs comme le bois découvrent
l’anesthésie qui nous avait plus

octobre 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

La faim ne s’assume pas
dans sa façon qu’elle a de ne rien saisir
elle attend que les denrées flétrissent
dans le garde manger de son automne
c’est maintenant que les écrevisses
mangent dans sa main qu’elle retient
la faim n’assume pas les sévices
qui creusent dans ses reins

octobre 9th, 2019 § 0 comments § permalink

 

il doit y avoir des feux ordinaires
comme ceux des passages piétons
pour désigner la comédie de l’immobilisme
et l’insigne du foudroiement
sur certaines cabines

ta faim est l’insigne du néant
mais je parle de vignes où le vide
prend ses toutes naissances
dans la folie contemplative.

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