juin 8th, 2020 § 0 comments § permalink

 

ta voix a quelque chose
qui me châtie dans les ondes
inférieures au sentiment de soi
dans les terre-pleins sauvages
et les effrois anciens où les groseilles
n’étaient que pierre

 

**

je n’aime pas le décor gothique
mais la nuit est autre chose
qu’une ancienne passerelle
elle délivre des sentiments stables
et des coquilles de pierre
le sentiment de ne plus sembler pareil

juin 8th, 2020 § 0 comments § permalink

A CELLE QUI S’ENGAGE
 

la vie est un épiphénomène
et ce qui viendra
rentrera dans le creux du coléoptère
et tout ce qui vous agitera
n’aura pas été vain tant qu’on évitera
quelques spasmes humains

le cosmos est dérélictoire et vous n’êtes rien
qu’un mouvement de salsa
dans le ventre et le venin
foisonnant d’un mammifère marin
vous êtes engloutis déjà
par la main de l’ancien requin

juin 7th, 2020 § 0 comments § permalink

 

le coeur de l’ouvrage
est une mélancolie portuaire
pleine de souffrance
découvrir
en amont une matière et un vivre
qui nous délaissent de nos souffrances
et accèdent au chemin terrible
des profonds amours.

juin 3rd, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le calme est un lieu de disgrâce pourtant qu’il occupe
Ce lieu où sont inscrites les places
Qui nous ont fait souffert et vivre
Dans une joie lointaine
Bâtissant toujours l’empire de soi.

J’occupe la pleine présence
D’un pays intérieur
Il n’y a pas de limites aux lignes ni aux frontières
Qui sont dans l’étreinte d’une pierre

juin 1st, 2020 § 0 comments § permalink

TOURMENTE
 

Il faut dans la tourmente ramasser
la poix construite de toutes parts
et vérifier si l’étanchéité
si ce qui maintient droit
bâtissent des cercles perpétuels

je suis dans le lit du sédatif
et m’encerclent des rappels
des images d’un ton où le souffle
est coriace dans ses contours
le lien qui subjugue les os
se dessine dans les liens qui diffèrent
et jamais ne précisent leur origine
c’est un dessin qui prend le meurtre
dans ses bordures cassées

dans les plaines d’eau où l’on ne veut rien
dans des sables où l’on ne décide d’aucune forme

 

 

PAYS

 

je me ramasse
comme un levier tente de superposer les mondes
je suis la conscience, envenimée d’une fin
et des dards rouges me font
sentir si bien le pays convexe
le pays d’où je viens

partant, essoufflé
dans la demeure d’un vent négligeant
les principes de l’être
je ne peux
que dévoiler toujours
la cape volcanique
le fond d’une mer
où le sens est allé

brouillons septembre 2019

mai 30th, 2020 § 0 comments § permalink

 

dans cette concentration
de gerbes épanouies
comme le sont les nuées, les vauriens vautrés
dans l’alchimie d’une pure mélancolie
verte et matinale
comme le sont les lumières du nord
et comme l’est le sommeil
quand viennent ces lumières
le nord est la fin et la cessation
autant que l’on puisse finir

 

 

Des portes ouvertes donnent sur la nuit
un autre fond où entre la douceur
de visions et de sens ratatinés
en un petit nerf logé
dans le ventre de l’usine
dans la préciosité d’un bijou

mai 29th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je trouvais que ça puait le suicide
à fleur de peau
c’était marqué dessus
dans les veines et ce feu
qui contribuait
à alimenter chacun des mouvements
et des allées qu’ils empruntaient
je trouvais qu’il n’y avait pas de nuit
mais du feu
et pourtant que ce ne fut lugubre
mais qu’on y voyait l’obscure étreinte
d’un vide et d’une cohorte de flammes
étranglées, susurrées
dans une douceur
et combien il est dramatique
d’enlacer
cette pauvreté

pourtant que moi rien n’y fait
je convaincs l’inconscient
de me charger
de ses transparences

mai 29th, 2020 § 0 comments § permalink

 

les séquences se superposent
il y a une rumeur entre les appartements
la communication passe par les courants chauds
qui circulent dans une manière
de nier la modernité
tout en l’aimant

le monde contemporain ne se soucie pas
de l’odieuse clarté
de l’antique
il charrie des pensées romantiques
sur l’échine de l’éternité

le corps est pourtant un assemblage
de prémonitions et de scandales
la charité est faite à ce qui dure
dans les esprits tourmentés
par l’apanage des concepts

des tourbillons sillonnent
la mauvaise pensée de n’être plus
mais j’assure la pérennité de la terre
dans la boue et le soleil
dans une nuit qui vibre de ses lumières

mai 28th, 2020 § 0 comments § permalink

 

« L’éternelle naissance
du perpétuel meurtrier » (René Daumal)

On le voit qui s’engage sur des routes de nuit
dans la flopée d’insectes
et dans la gravitation des couches
démuni l’enfant eut une terre
où les arbres et la rocaille
les mains d’une sage-femme
descendent dans l’ambre et la sève

démuni comme l’insecte
que brûle une bougie démente
il travaille dans les mûres extatiques
qui se penchent vers l’oubli
et jubile dans le trésor et la lubie
d’aubes descendantes

quand vient la lumière
et sillonne le tronçon d’autoroute
dans les yeux bleus du matin
et de gaines de voitures
succombent les perles rousses
à l’amour du lendemain

mai 26th, 2020 § 0 comments § permalink

 

mais la manière qu’on a eue de bâtir
mais les rêves et de l’enfance
qui se précipite dans les traverses
mais des stores sont revenus au même
que le premier roulement de mer

les étages vont et viennent
la musique d’un panneau d’enfance
est un goût et une couleur
avant que ternissent les arbres
avant que la lumière frénétique
s’imbrique dans le cloître moderne
d’une résidence

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