Bonne interprétation 😉.*
- Sachant que votre interprétation sera seulement celle du poème, qui ensuite devra se démultiplier dans le réel sous toutes ses formes. Bon courage.
Bonne interprétation 😉.*
Assis en tailleur dans les prés
Une lionne comptait ses deniers
Elle acheta du grain à un chien
Et éternua dans un bout de rien
Des tortues chantaient la victoire
Des filets de marins dans le soir
Elles mangerent de petits requins
Dans des eaux peu profondes
Un alchimiste vendit leurs écailles
À un marchand de foin du village
Il marcha jusqu’au jour de demain
Et déposa son foin dans une mare
Si j’arrête le temps comme ça là, tu vois là comme ça si j’arrête le temps, tu vois, il n’y a personne qui va venir ? Ou bien si j’arrête le temps, tu crois qu’il y a des gus qui vont se ramener dans le temps arrêté ? Tu crois que c’est possible toi ? Hein ? C’est peut-être ça le truc, il y a des gus qui se sont ramenés dans le temps que j’ai arrêté. Tu crois que c’est cela le problème ?
Que nous fumes heureux d’être ensemble
Dans les futaies qu’un alcool enchantait
Il fut naturel comme l’élément aérien
Nul aigle ne se glissait dans le ciel
Nous fumes telle une vaste orée gelée
Dans un soleil qui habitait de l’airain
L’espace était un habitat équitable
Il semblait que tout fut souverain
Dans un point exact et précis de la lisière
Un animal pointa le bout de son nez
Il voulut nous guider vers endroit secret
Où du sable s’était évaporé de la terre !
Malgré que je fus véritablement héroïque à tous mes âges, dans toutes mes relations, et un véritable leader aux meilleurs moments, des gens ont comme étudié mon génie social, irradiant, intense, bouleversant. Et leur étude approfondie leur a permis de tenter de prendre ma personne. On m’a souvent étudié, les gens étaient surpris qu’un tel prodige puisse exister, qu’à la fois une telle grâce de l’apparence puisse s’appliquer à un tel génie de l’esprit. Je suis un sujet d’étude pour cela, le plus grand du monde, notamment pour ce qu’on se demande qu’un tel être puisse être modeste, et lorsque une personne ayant une seule de mes qualités en ferait une véritable pièce montée. Il parait même que bientôt, ce sera la guerre en Europe de l’ouest ! Ma foi...
J’aspirais initialement à ne rien dire de ma vie et ne jamais prendre la parole, mais j’ai trouvé un silence plus grand que mon désir : celui des autres. C’est ainsi que je suis devenu bavard, en moi-même, puis véritablement soliloque. J’étais, disons, comme une jeune fille qui faisait confiance aux adultes, et puis disons, j’ai comme ouvert un manuel d’histoire vous savez, où l’on voit, par exemple, des massacres perpétrés par des régimes politiques, et puis j’ai aperçu que j’étais l’un de ces massacrés. Quelle fut ma surprise ! Je me suis mis à ne plus faire confiance aux autres, vous savez, comme une jeune fille qui fugue*. J’ai vu aussi que l’ignominie était récompensée, qu’elle prêtait à rire. J’ai perçu toute l’horreur accumulée du monde, vous savez, comme un enfant condamné à mort pour avoir été un enfant. Et vous savez quoi ? Je me suis diverti et amusé, mais pensez-y, face à l’abjection la plus totale.
Une question contemporaine qui me passionne est : comment la méchanceté peut rassurer les gens ? C’est évidement quelque chose à laquelle on devrait penser. Un brin de méchanceté s’entend, mais une grande méchanceté est surprenant. Faudrait-il que la civilisation, une civilisation ait lentement été éduquée à la méchanceté pour la reconnaitre comme une norme ou une qualité ordinaire ? Pour que cela rassure, le désespoir doit être profond, enraciné, le degré d’illusion d’une grande effectivité. Mais cela est véritablement glaçant pour moi au premier chef. Je garde confiance en des personnes divinement ordinaires, et flaire la récolte de la civilisation méchante de très loin, véritablement comme un animal, divinement humain. Comment la méchanceté a t-elle donc pu s’infiltrer dans une civilisation, ou plutôt était-ce déjà une norme ? J’ai un peu du mal à le croire. Je suis même tenté de croire que nous vivons dans la pire époque de l’histoire, oui, pire qu’au Moyen-Âge, pire que lors de la grande peste noire. Mais à y bien réfléchir…
Un pervers narcissique avec une femme est exactement le rôle que prend Louis de Funes dans le lit avec Castagnier à la fin du Petit Baigneur.
D’aucun disent que je ne suis doué que dans les situations conflictuelles mais Freud a bien expliqué que le conflit, c’est la vie et que la cessation du conflit c’est la mort. Il allait jusqu’à dire que l’humain recherche la mort, soit la cessation du conflit. J’honore un conflit sans violence et d’ailleurs plus un cerveau est synthétique, moins il est violent.