Mon comportement a dérapé hier, je suis sincèrement désolé, cela ne se reproduira plus. Il s’est produit une sorte de réaction en chaîne, des événements reliés les uns aux autres, jusqu’à ce que l’un d’entre eux, chimérique peut-être, me fasse dérailler et occasionne un fonctionnement paranoïde.

Les chevaux de mer.

J’étais sur l’aurore d’une mécanique de frisons, quand une Népalaise assise sur une boîte de chenilles m’a ouvert un salon d’arquebuses. L’élément du gouffre a circoncis des potirons de lunes et l’Amérique a perdu son salaire de perruches. Les plages arboricoles sont tombées dans des nids d’avoine.

Une cycliste me dit qu’une plage de papier l’avait recouverte d’un tréteau de savoir. Elle avait perdu la raison dans une chasuble de sable et souffrait d’une méningite bénigne. Le lendemain elle me dit qu’elle souffrait au poignet et qu’elle ne m’aimait plus.

Des oursins de mer étalaient des comédies sur le boulevard. Un théâtre tenait sur un équilibre précaire entre des droites que des ouvriers martelaient avec des outils. Le maire de la cité radieuse tomba ensuite dans une boule en métal.

Le sourire du Bouda est plus attractif que la croix du supplicié.

Ce n’est pas la nuit qu’il faut éclairer, c’est le jour. La création vient de la nuit, on crée toujours dans la nuit, l’inspiration vient de la nuit, l’immanence vient de la nuit, l’espoir. Le jour est une bête de somme, on y travaille sommairement, mais la nuit les lumières sont déjà installées, les lumières sont vivaces, intenses, profondes. N’éclairez pas la nuit mais le jour !

Il n’y a qu’une seule chose qui puisse être sacrée, c’est le corps. L’âme n’est rien d’autre qu’une extension du corps, comme on l’a remarqué avec certains phénomènes. Le cerveau – par conséquent l’esprit – est un organe spécifique du corps. Le matérialisme qui méprise le corps méprise l’esprit. Si vous violez ou méprisez les corps, vous ne négligez pas seulement l’esprit, qui est le corps, mais vous sabotez l’ensemble du cosmos.*

  • Vous avez reconnu le Dieu spinoziste ?

Ceux qui m’accusent d’avoir volé :

  1. Je n’ai pas violé de propriété privée.
  2. Vous n’étiez pas censés me filmer (violation du code pénal).
  3. J’ai volé quelques pièces pour manger (circonstance atténuante).
  4. Il me semble qu’on a fait une exploitation financière (et sexuelle) bien plus importante sur mon dos.

Ça vous a pas fait bizarre dites-moi, les gens qui m’ont côtoyé, de m’avoir côtoyé et de ne m’avoir rien dit ? Pas un petit problème de conscience, comme on dit ?*

  • Et je ne parle pas même des comploteurs ou des haters.

Ce que je me plais à dire, c’est que j’aurais tout dit à la personne qui aurait été à ma place, si cela avait été le cas. Par goût du risque et du péril peut-être. Mais métaphysiquement* bien sûr c’est relatif, je n’aurais pas été la même personne si je n’étais pas… qui je suis.

  • Salut les jeunes.

Fabrice Luchini a dit que son public tousse le plus souvent quand il annonce Mallarmé ou Valéry et qu’il retient son souffle quand il annonce Johnny.

Les chiites pensent que Mahomet va revenir, peut-être sous sa forme cosmique tel qu’on l’annonce avec Jésus, mais c’est diablerie pour les sunnites qui sont certains que le travail a été accompli. Et le Zarathoustra, bien qu’il ne prétende pas être l’incarnation de Dieu sur Terre annonce pour la première fois l’apocalypse, ce concept du renouveau dont les chrétiens se sont inspirés.