Les seules actions violentes que j’ai soutenues sont les holocaustes agricoles, même si ces pauvres bêtes sacrifiées appartiennent aux paysans.

Le coeur est un muscle, mais pas le cerveau. Le coeur a quelque chose de sportif et de passionnel, le cerveau est fait d’un tissu nerveux, où des cellules nerveuses circulent, il est d’avantage renouvelable que les passions du coeur. Le coeur est une drama queen qui peut finir en eau de boudin, tandis que le cerveau, maitre incontestable, peut maitriser les passions et amener à toutes esplanades où ensuite, le coeur pourra délivrer ses attributs. Cela est typique de l’unicité de Florian, maitre et souverain en ce monde.

Du dit ennui.

Ne rien faire ou ne pas avoir d’activité ne signifie pas s’ennuyer. Bien au contraire, on est en train de générer de l’activité qui est celle ensuite, qui risque de s’ennuyer une fois activée. Le monde idéal est inactif, mais il est l’antithèse de l’ennui, il est le fruit permanent de l’activité, réduite à son essence immobile. Toute essence est immobile, génératrice, stimulante. Le reste est une sorte de contribution à cette activité fondamentale, foisonnante et multiple.

Dessin d’automne.

J’ai retrouvé mes illusions. Elles sont petites, mesquines et taquines, mais d’un indiscernable sérieux. Elles sont sublimes. Je ne pense pas d’ailleurs qu’elles soient des illusions, mais qu’on m’avait imposé des illusions qui n’en sont pas. J’ai retrouvé les miennes et elles sont la vérité.

Il est pas nouveau que la loi soit abrogée pour une personne. On la liquide, on ferme les yeux ou bien on pleure sa mort. Certains terroristes islamiques prétendaient aussi que seul Dieu faisait la loi. Mais la loi est bien plus indicible encore que cela. Elle est peut-être la première des créations, un ordre cosmique en latence prêt à se réveiller, et duquel personne ne peut rien. Rien d’autre que pleurer.

Les pervers narcissiques que j’ai rencontrés ont été attirés par moi, et ce dès le début, parce qu’il savaient que j’en étais déjà la victime, et qu’ils pouvaient donc en faire de même pour des bénéfices identiques. Je me souviens des premières remarques en ce sens. Cela était parfois aussi des conflits de familles initiaux. Bref, c’est toujours moi qui aie payé la dette des travers humains, permise par l’annulation de la dette qui a été l’abrogation de la loi française à mon égard.

Le droit international est douteux pour décider de ce qui serait légitime ou pas dans le domaine de la guerre. Qui l’a écrit et quels intérêts sert-il ? La paix probablement, et la permission d’entrer en guerre si un pays est injustement attaqué. Mais cela ne résout pas les raisons originelles d’une guerre ou d’un conflit, qui décident plus du comportement humain en général. Il est interdit de se bagarrer dans la rue, par exemple parce qu’une personne aurait trompé un ami avec sa copine, mais la loi interdit-elle cela ?

L’ère des aryens😄

La chanson du décervelage

Je fus pendant longtemps ouvrier ébéniste
Dans la ru’ du Champs d’ Mars, d’ la paroiss’ de Toussaints ;
Mon épouse exerçait la profession d’ modiste

Et nous n’avions jamais manqué de rien.
Quand le dimanch’ s’annonçait sans nuage,
Nous exhibions nos beaux accoutrements
Et nous allions voir le décervelage
Ru’ d’ l’Echaudé, passer un bon moment.

Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur): Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Nos deux marmots chéris, barbouillés d’ confitures,
Brandissant avec joi’ des poupins en papier
Avec nous s’installaient sur le haut d’ la voiture

Et nous roulions gaîment vers l’Echaudé.
On s’ précipite en foule à la barrière,
On s’ flanque des coups pour être au premier rang ;
Moi j’me mettais toujours sur un tas d’pierres
Pour pas salir mes godillots dans l’sang.

Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur): Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Bientôt ma femme et moi nous somm’s tout blancs d’ cervelle,
Les marmots en boulott’nt et tous nous trépignons
En voyant l’Palotin qui brandit sa lumelle,

Et les blessur’s et les numéros d’ plomb.
Soudain j’ perçois dans l’ coin, près d’ la machine,
La gueul’ d’un bonz’ qui n’ m’ revient qu’à moitié.
Mon vieux, que j’ dis, je r’connais ta bobine :
Tu m’as volé, c’est pas moi qui t’ plaindrai.

Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Soudain j’ me sens tirer la manche’par mon épouse ;
Espèc’ d’andouill’, qu’elle m’ dit, v’là l’ moment d’te montrer :
Flanque-lui par la gueule un bon gros paquet d’ bouse.

V’là l’ Palotin qu’a juste’ le dos tourné.
En entendant ce raisonn’ment superbe,
J’attrap’ sus l’ coup mon courage à deux mains :
J’ flanque au Rentier une gigantesque merdre
Qui s’aplatit sur l’ nez du Palotin.

Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur): Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Aussitôt j’ suis lancé par dessus la barrière,
Par la foule en fureur je me vois bousculé
Et j’ suis précipité la tête la première

Dans l’ grand trou noir d’ousse qu’on n’ revient jamais.
Voila c’ que c’est qu’d’aller s’ prome’ner l’ dimanche
Ru’ d’ l’Echaudé pour voir décerveler,
Marcher l’ Pinc’-Porc ou bien l’Démanch’- Comanche :
On part vivant et l’on revient tudé !

Voyez, voyez la machin’ tourner,
Voyez, voyez la cervell’ sauter,
Voyez, voyez les Rentiers trembler;
(Choeur): Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu!

Alfred Jarry

J’ai les tous spécialistes de mon bord. Pour ceux qui sont corrompus, le problème est comme avec les machines, si un seul élément est défectueux ou manquant, la machine ne peut pas fonctionner. Vous pensez bien que je ne parle pas ici de machines mais d’une organisation ou d’une structure mentale qui le sont.

Ne jurant que par ses traumatismes, mon géniteur tente de les reproduire sur sa victime. Ses techniques de destruction sournoises visent le plus loin possible. Il ordonne à ses troupes qu’il utilise comme des munitions de pratiquer l’infamie la plus haute envers moi, le sadisme le plus inhumain, en allant piocher parmi des connaissances que j’ai eues, parfois à qui je n’ai plus parlé depuis plus de trente ans.