Quel snobisme…

Pour le journal L’Humanité, ce film présente un scénario aux bases simples mais solide « La trame simple de cette série B aussi décalée qu’haletante est magnifiée par ses idées visuelles et sa dynamique sans faille. » Le magazine Le Nouvel Observateur retient principalement le travail de chorégraphie réalisé pour ce film « Ça pulse, ça décoiffe, c’est habile. Dans le genre geek-baston, une petite réussite. »

Les classiques.

Tout est bon dans le classique. Chacun son point de vue et chacun sa référence personnelle. Chacun y voit midi à sa porte. Lisez des classiques et vous serez conquis. D’ailleurs c’est pour cela qu’on nomme des oeuvres classiques. Mais surtout, l’astuce est qu’un auteur classique est mort et enterré le plus souvent, on ne peut pas lui donner la parole : il est muet, et il regarde devant lui défiler les hommages, comme des morts dans un rêve avec qui on ne peut pas communiquer.

Maurice Barrès et le culte du moi (Wiki).

Le premier axe de sa pensée est « le culte du Moi » : Barrès affirme que notre premier devoir est de défendre notre moi contre les « Barbares », c’est-à-dire contre tout ce qui risque de l’affaiblir dans l’épanouissement de sa propre sensibilité. Le second axe est résumé par l’expression « la terre et les morts » qu’approfondissent les trois volumes du Roman de l’énergie nationale : Les Déracinés (1897), L’Appel au soldat (1900) et Leurs figures (1902) qui témoignent de l’évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l’attachement aux racines, à la famille, à l’armée et à la terre natale.

Le récit bancal dont le protagoniste s’appelle « karma » (qui n’a rien d’un roman et pas même d’une autofiction) de l’autre est une succession de petits bouts non reliés d’une vie médiocre, sans aucun éclat, faible, paresseux et désespérant.  *

Son autre objet textuel où il est question d’un « maitre » ne s’adresse non pas à mon géniteur, mais à Rémi Mouton, qui était le modérateur d’un forum de poésie sur internet. L’adresse a été rafistolée par la suite.

Stevenson est un nouvelliste de génie mais sa nouvelle L’étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde est peu littéraire et laisse à désirer. L’idée qui lui est venue en rêve a été rendue sur papier avec quelques fioritures et c’est à peine si l’on dirait le scénario d’un film. Son idée a pris et est devenue un mythe, mais elle aurait tout aussi bien pu tomber dans l’oubli.

Thom Yorke, à partir de sa trilogie Ok Computer, Kid A et Amnesiac est le premier à chanter le bonheur dans la défaite* et en quelque sorte l’éloge de la dépression, dont il a souffert lui-même. Cet entrain à choisir la défaite chantante lui sied bien à ses débuts ainsi qu’à son public et d’ailleurs a fait des émules dans le monde entier. Il fait partie de ces groupes qui ont inventé un son, et vous remarquerez propre à une idéologie personnelle, bien souvent accompagné d’une trilogie musicale.

  • Ou bien certains sont heureux, mais ne se savent pas dans la défaite, ou bien d’autres chantent la défaite, mais avec tristesse ou révolte.

Jadis l’humanité était un masque. La tragédie représentait l’humain comme tel, c’est à dire séparé de ses instincts primordiaux et basiques. Il était tel un rêve qui se représentait sur scène. Aujourd’hui on peut dire que l’on vit dans une civilisation qui a perdu son masque, quand bien même elle en porterait un. Elle est réduite à une misère, sous tous ses aspects et tous ses rapports. Cette misère fondamentale est telle une vulgaire charpente qui aurait perdu son décorum antique.

Le crochet indique en général une intervention extérieure au texte, alors que la parenthèse « appartient » à l’auteur. Ainsi, le lecteur peut distinguer ce qui est du fait de l’auteur, et ce qui ne l’est pas.

L’industrialisation du monde.

La hideur ne pourra jamais sauver le monde. La beauté est une morale. Pour que la hideur puisse s’emparer du monde, il faut l’avoir formé à cela, cultivé chacun des vices, des tares et des défauts propres à l’humain pour les avoir érigés en vertus. C’est à ce moment que le culte de ces derniers peut fonctionner. L’inversion passe par les esprits, ce que chacun avait à venger devient de l’ordre du possible. Le parallèle avec le nazisme est évident, et la chasse au savoir commence. La chasse à la vertu, à la beauté et à l’immanence, le secret enfoui et ennemi de ce monde. Pour cela, le spectacle est donné : celui de l’inversion et des moyens de l’inversion. Montrez aux gens les moyens, et ils travailleront ensemble à la fin de la vertu. Ils ne savent pas qu’ils sont les enfants de l’ennui et de la médiocrité, mais plus il y a de moyens en stock, plus l’industrie pourra réaliser son rêve de toujours, non pas de transformer le monde, mais à terme d’inverser toutes les vertus, toutes les valeurs, toutes les vérités.

La sociologie me rangerait du côté des illuminés comme Dali.