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mai 23rd, 2022 § 0 comments § permalink

(Tu sens l’adrénaline, ça me rappelle aussi
Comme les phénomènes sont dans le soir
et dans l’air mais alors comment se peut-il
Que l’adrénaline ait une telle odeur
Sur un visage)

mai 23rd, 2022 § 0 comments § permalink

JE ME SOUVIENS DE TOI

Je me souviens de la salive amère du soir
Comme des algues s’accrochent à des bois
Et des pierres moussues dans les murs
Un tunnel où l’on entre dans l’usure
Et des bancs sales d’être dévêtus
Cela n’avait jamais été un endroit sinistre

Cela semblait irréel et pourtant c’était la vérité
Il y avait des marches où j’étais assis
Il y avait des déchets et des produits
Des senteurs qu’on ne perçoit pas
Il y avait de l’ivresse et un trouble
Et des rameurs qui avançaient

J’étais seul mais montaient des saveurs
Et des ivresses et le grain des marches
J’avançais dans mon cœur et voyais des images
Je pensais à des gens qui n’ont pas de présence
J’étais habité par un secret et une souffrance
Et je restais dans le cœur du bonheur

mai 23rd, 2022 § 0 comments § permalink

Ne plus penser

Tu peux vraiment être ému de ne plus penser
C’est la vision primordiale de l’étrange
Ramifiée sous toutes les ramifications possibles
Tu ne penses pas et la seule explication est de ne pas penser
La tension est une vague de fatigue qui s’achemine
Dans la béance du cerveau qui ne pense plus un laps de temps
Et s’en va dans l’inconnu et l’étrange défaits de tout système
Pour être un paysage évocateur et un orgasme d’étrangeté
Tu te régénères dans le fond de l’entité première
Qui est une image douée de langage

mai 23rd, 2022 § 0 comments § permalink

Souvenir

Je pense à un immeuble d’Allemagne
Une petite chambre à jeux où il y avait des filles
J’étais heureuse et émue de les voir jouer
Et dans le calme de la chambre close
Je rêvais heureux et restais dans cette vive figuration
Où entrait le monde des émotions amoureuses
Et de la plus secrète harmonie qu’on puisse connaitre
Dans le silence et l’absence de parole
Mais seulement des propos de jeunes filles
Et la figuration d’une chambre
Et du jeu qui s’élabore

J’arrêtais le temps et parlais aux anges
Quand je ne me souciais plus
D’être fille ou garçon

mai 23rd, 2022 § 0 comments § permalink

Le bruit de la vie

Ils sont des nerfs sans pensée
Des panoplies de discours sans panoptisme
Des vides sonores et électriques agités
Des phraséologies vides de sens
Quel effet cela fait de ne pas penser
De véhiculer des sons sans référents
De tourmenter la phrase sans style
San but, et ressasser la misère mentale
Quel effet, de mimer la parole, les intonations
Les injonctions stériles à ne rien être
Doit-on basculer dans ce vide châtré
Pour faire partie de la secte du grand néant
De la grande famille du presque rien
Des invectives stériles qui ne mènent
Qu’à une misère toujours plus vaste
Sans plus aucun débarcadère

Je pensais quelquefois à des vides
A des langages de fleurs
J’arrêtais le temps face à des paysages
Mais en vérité je pensais toujours
Ou je ne pensais plus parfois
Et je jubilais d’une tension présente
C’est cela le grand bonheur

Where am I?

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