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mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Terre promise

Tu es là quelque part
Parmi les bois ou les fougères
Dans l’ouverture des angles endormis
Où je dors dans la fécondité et le lit
De ces impressions qui abondent et vivent
De ces corrélations qui se traduisent
Seulement par le sens à tous égards
Seulement par l’essence de ce bois que je contemple
Et qui ne m’appartient pas

Je dos profondément dans le lit de ce bois
Et derrière il y a plus encore
Une ancienne enfance
Où tout le désir et toutes les trames existent
Confondues en une tâche lointaine
Et lumineuse comme le sont les plus profondes artères
Comme le sont les terres et les vies sans entraves
Et les seuls bonheurs qui surviennent
Dans les feuilles des épicéas

Dans les granulés d’oiseaux et les sciures et copeaux
Dans la terre agraire et le feu
Dans la pierre et les histoires
Dans les seules bouches qui se joignent
Et loin de tout corps le seul corps
Loin de tout la terre d’éternité

25 / 04

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Bobine (variante)

Le fil de la détresse est un principe tellement subtil
Que l’on s’esclaffe de rire à tous moments
Avant d’être pris dans les laines de son savoir
Son nœud inextricable de pensées rares
Dans la forêt des personnes semblent
Evoquer le nom du seul devenir
Dans l’ivresse omniscient qui va
Et qui n’est jamais tout à fait la même
Jamais les variations ne s’impriment
Véritablement pour toujours

Je ne parle pas de faits rares mais de ce bouquet
De tous les sens accumulés et de l’esprit
Qui communique lentement avec ce fil
Et cette bobine qui tient la seule soie
Qui devient cendres et feu
Amies sournoises en latence

Il n’y a pas d’altération, pas d’oblitération
Dans l’esprit et dans le calvaire où se figent
Les nuances incessantes et les tiges
Qui mènent au paradis

25 / 04

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Rien que l’oscillation, le néon
Et pas le néant jamais ne voir que la seule bille
Jamais ne voir que la seule entrave
Mais la pupille et l’œil qui nous guident
Dans la traverse et le champ subtil
Le foin de l’être tourne et s’égosille

La substance oscille, encore et toujours

25 / 04

mai 5th, 2022 § 0 comments § permalink

Bobine

Le fil de la détresse est un principe tellement subtil
Que l’on s’esclaffe de rire à tous moments
Avant d’être pris dans les laines de son savoir
Son nœud inextricable de pensées rares

Dans la forêt des personnes semblent
Evoquer le nom du devenir
Dans la plainte omnisciente qui va son cours
Le bois et la pierre ne sont jamais tout à fait les mêmes
Jamais les variations ne s’impriment
Véritablement pour toujours

Je ne parle pas de la rareté du bouquet
Mais de tous les sens accumulés et de l’esprit
Qui communiquent lentement avec ce fil
Et cette bobine déroule la seule soie
Qui devient la cendre et le feu

Il n’y a pas d’altération, pas d’oblitération
Dans l’esprit et dans le calvaire où se figent
Les nuances incessantes et les tiges
Qui mènent au paradis

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Arrêt

Parfois c’est quand il ne se passe rien qu’il se passe le plus de choses, comme un sphinx contemple le néant et le vide dans ses infinies variations. Cet arrêt sur image n’en est pas un. Il pullule de toutes sortes de venins et de légers tumultes et oscillations. Le temps ne règne pas. Le temps est un manège qu’on arrête avec ses mains. On l’étrangle parfois, on lui retire ses ailes, on le dénature. Mais il revient, il balance sa mesure à reculons, diffractée, elle se venge de notre arrêt et apparait dans une plus grande ampleur, une plus grande multitude. L’océan de l’espace et la rivière du cœur sont des malfaisances et des adorations. Les ruches reviennent et séquestrent leur miel. On tombe des nues dans le cœur où s’accentue la seule eau et la seule beauté. Déstructuration, ambivalence et secousses qui conquièrent les pensées et les cultures, les élaborations qui ont vécu avant nous. Pour ce seul temps et cette seule pilule. Sans plus de comportement. Sans aucune autre matière que l’oscillation. Que la seule tempérance et la vacuité du tout dans la cime et la dernière mèche de cette bougie qui brule incessamment. Toujours. Une adorable matière et une puissante lanterne qui brule le jour et se tempère la nuit. Un puissant jeu qui n’entrave rien. Un sourire bouddhique dans la bouche de la nature et la cité. Une démiurgique nature et une démiurgique cité que les anciens ont glorifié tout en s’éloignant du centre et des névralgies.

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