Archives par catégorie : Poésies.

La restituée 0

LA RESTITUEE Le soleil dans son mouvement A creusé les blocs rigides, millénaires Les blocs durs de ce désir vautré dans les déserts Explosés par le millésime du soleil Le vin de rayon qui enfin, Après avoir bu les mers et les algues qui la réfléchissent A rendu au ventre de couleuvre la sève de […]

Eros / M 0

Eros / M la mer souffle la mer mutante la mer mourante la mer amère la mer amour la mer à mort la mer éros la mer éclair la mer avenante la mer dansante la mer plaignante la mer partance la mer est dense la mer qui danse la mer sacrifice la mer mortifère hmm..

Des crabes 0

DES CRABES Des crabes morts, prêts à être passés au crible Des crabes montés sur des filets Des crabes entassés dans un seau Des yeux de crabe hypertrophiés et morts Des antennes de crabes tristes qui tisonnent d’autres crabes Des pinces ventrues, ramenées à leur corps, leur cœur de crabe La bonne chair de crabe, […]

Je (poème du néant II) 0

  J’entends les flaques de ventilation Plonger dans un marasme de silence Par la grille perchée Il y a la femme Groseille enfouie, visage D’angles et de peau subits Il y a une tension Que dirait ma mère triste Si elle me savait au néant Plus dense que l’air inaudible

Je 0

Je Je marche J’annule Je marche J’ai tué l’idée Tué l’idéal qui est un trou Les idéaux qui sont du gruyère J’ai tout tué mais pas tout Car j’ai ce qui reste du gruyère : Les petites aspérités, noyées Les hauts et les bas Les petits hauts et les petits bas Les tous petits hauts […]

Akutagawa, respect 2

  La fée fit l’artifice, vitupéra comme on ronronne Des faussetés, des choses râpeuses et gâtées La fée d’une langue de chat buvait son lait timide Cela traitait de choses graves qui causent la mort Mais avec la tonalité juvénile, l’âge tendre et permis Cela dérapait dans des écumes et des verbes inoffensifs   Cela […]

Seigneur… 0

SEIGNEUR…   (D’imperceptibles imperfections) (S’agitent dans cette même surface Où les détails semblent s’aplanir Les anfractuosités exprimer sa parole)

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  L’écart se creuse, de synapses à synapses, par le rayon qui descend, multiple du milliard de ses frères, à tel point qu’il n’est définitivement rien. Néant du rêve ou de l’imagination.

En rentrant 0

En rentrant Je suis las et je suis un vieux cheval fourbu J’ai vu les cieux se déchirer Où l’entrave sexuelle déversait ses flots De maquis dans une douceur habituelle et lactée Rien dorénavant ne porte une odeur Qu’une bile qui serre mes amours Déracine les attaches qui me liaient à trois mille Enfances ; […]

Le fantôme de la résine 0

LE FANTÔME DE LA RESINE   Je gueulais très fort le désir de la résine J’assassinais au téléphone les lourds ennuis Qui gelaient le plaisir que j’aurais pris Je tuais le monde et la famille pour ce savant mépris Pour un peu de résine irrésistible je gueulais Je faisais des discours de haine, de christ […]