(réécriture)

janvier 27th, 2020 § 0 comments § permalink

LE MAGICIEN

 

I

Dans les lettres et les paroles
Jamais il ne restitue de calculs
Mais avale de la sorte la bile
Le liquide propre à son avilissement
Il s’évanouit, dans les lèvres du monde
Il cabre et dès lors ses lettres confondent
L’obscurité et l’éclaircie

La musique avance comme une rivière
Et le rituel est la pure magie
La pure vie sans magie
Qu’elle délivre comme des serres chaudes
Dans la bouche d’un nourrisson
Musique et ce qu’il faut d’algèbres
Pour la construire mais les lettres demeurent
Dans l’évanescence des sons

 

II

La musique qu’il charrie
Le tonnerre de bonheur
Sont de simples éclairs
Mais la subite gratuité
Le subit envol des glaives
Et oiseaux intériorisés
Dans les dents et les cheveux
Du magicien cabré en arrière

Le magicien spectral
Développe le culte sans code
D’une vie sans demeure
Et de règles étoffées
Visant l’immatérialité
Seul le comble de la vie
Insinue ses groseilles
Et ses veines dans la nouveauté
D’une seconde.

janvier 27th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Non il n’y a pas eu performance
mais ce sont des rais de lumière, qui restent
et des états d’ivresse qui ont succombé
aux gerçures du froid du dehors
il reste néanmoins la totalité de ce qui n’a été vécu
car il ne se vit que la souffrance même
d’être dans cet état préliminaire au monde
seulement l’allégresse d’être imparfait
comme se confectionnent les roseraies
et les définitives lueurs de la menace
il ne reste que les rais de toi et la bière

janvier 24th, 2020 § 0 comments § permalink

 

pourquoi m’avoir empêché de toucher la cime
la chose sereine qui dans l’angoisse
et la fièvre trouve sa chose certaine
embellie qui devance la manière de ne pas être
en étant succulente plante et enfin
la même remontrance et la clairière
ou le sang neuf du devin que rien n’oublie

pourquoi ne pas avoir enchaîné les choses
les idolâtries quand j’éprouvais un calme
dans la mélancolie d’être un lien ténu
une manière embryonnaire d’être au monde
qui déplait aux goinfres qui sont mégalithes
quand l’espoir est une lumineuse clairière

s’approfondir dans l’être qui parait

janvier 22nd, 2020 § 0 comments § permalink

 

vos paroles usent les voix extérieures
dans le disque solaire, dans le disque noir
vos voix rayent la beauté et l’élancée
vos voix se substituent à l’ornière et la boue
la traînée et la grande marque
d’un monde où vivre est de marcher en arrière
où s’exprimer est de véhiculer son corps
selon des lois algales et hasardeuses
selon des principes qui dictent l’autonomie

vous ne savez pas marcher mais êtes des mendiants du service
et du meurtre de la destinée
des clous plantés dans un fauteuil
et des visages de cloportes sans plus d’armure pour affronter
la viscosité de la terre
vous êtes des hères hérissés de poils
que vous avez détachés avec vos instruments

vos services vous ont mis un clou dans l’échine et vos mouvements
sont des manœuvres de machines
des prêts-à-vivre dans le ressassement d’une anti-matière
qui vous dicte la marche vers le cercueil clouté
d’une immortalité has been
dans le wagon à bestiaux où vous tringlez des machines
nues comme des sachets de théine
des pourboires de garçons de chambre à la traîne

je récapitule donc, vivre est marcher selon les lois hasardeuses du destin
vivre est communiquer avec les dieux
avec l’électron de la pensée
avec l’idée folle et la génialité
d’un destin libéré des entrailles du service
des toxines, des impôts dressés sur le cerveau du nouveau-né
marcher est une algue immobile
entrer dans le domaine de la boue et de l’ornière
pour sentir le seul regain d’humanité

janvier 17th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je n’ai pas envie non
de ces lèvres dans le gosier de ces images
douces dans le cerveau je ne voudrais pas seulement
que tu viennes incarcérer en moi l’idée
d’un vol qui prend dans les dents et les tempes
je voudrais traîner dans la voix qui sort
des espaces entre d’autres dents d’autres sorts
d’autres vanités encore qui fassent
se mouvoir la colonne du temple
et essaimer dans la morte saison
une nouvelle manière d’être au monde
dans une maison vacante dans une ombre
serrée, gelée dans les entraves
d’une glace supérieure sans que le gel seulement
ne soit que ces veines saillantes
ces sanguines

janvier 16th, 2020 § 0 comments § permalink

 

je n’ai plus de désir
je n’ai plus qu’un leurre
dans le mouvement des branches
le sang a ployé

les veines sont rageuses d’être des commandes
et la foi dans le ciel où la nacre
est l’épisode d’un corps sans importance.

**

 

j’ai bu à pleines dents l’équivalence du sort
j’ai mordu dans la bouche du chiendent
et m’est venu l’idée de ranger côte à côte
les idées comme des mains arrachées

janvier 15th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je suis par-dessus le caniveau
par-dessus le parapet
les mots sont des huitres malsaines
les chevelures de filles certaines
sont des coins dans les huiles
et des serrures toujours fermées
comme des mers ratatinées
je suis par-dessus l’armoire
un être hybride de pierre organique
je suis en dehors des cloisons
et seulement seul dans l’onde
l’onde orientale, indienne
et celle occidentale, orphique
je ne suis rien qu’un dénuement
une vapeur trop chaude et son effet
dépresseur

janvier 13th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu n’es pas le vide qui s’installe
car il y a une durée dans la voix de la nuit
tu n’es pas le croassement d’une pierre tombale
le sifflement d’un serpent à sonnette
il doit y avoir une chose logée
comme une buée bleue qui panique
et pourtant dans le mal de la nuit
et d’une chambre aux volets clos
des idées font un chemin autant
que disparait, que meurt le chemin de la vérité
c’est une consolation alors
ce sourire à sonnette.

janvier 8th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu voudrais maintenant que j’offre des primautés
à des sépultures, à des pantomimes
à de savants jeux de maniaques
tu voudrais que je conquiers des élysées
des nids de richesses
des ablations de forêts
dans l’échine malmenée de la terre
tu voulais que je fasse pour toi le bien qu’on ne peut faire
tu aurais voulu des rimes aussi
et d’autres alchimies clinquantes
j’ai honte encore de savoir composer
pour que ta tristesse irradie de quelques flammes
et ta mélancolie se nourrisse d’aurores infames
où tu m’as avalé
sans que je puisse définir le champ de mes trouvailles
ce spectre et ces récits noirs
ces épines qui me prenaient

tout n’était qu’étaux
tout n’était qu’une chose où la douleur me venait
sans que je puisse boire son lait noir
ni que tu puisses te satisfaire autrement que par ma douleur

(brouillon)

janvier 7th, 2020 § 0 comments § permalink

 

il préside à la pâte
qui vient se construire
dans l’approximation verticale d’une fenêtre

le courant qui avait tendu
les linges et la forme
avait donné de l’espoir pour combattre
dans une politique accessible.

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