octobre 11th, 2019 § 0 comments § permalink

 

il faudrait faire le nécessaire
pour atténuer le calendrier et mourir en ce mois
en cette machiavélique décade
en ce teint fondamental
où les immeubles les plus atténués
par le temps se plaisent à faire jaillir
de mauvaises essences

et les murs comme le bois découvrent
l’anesthésie qui nous avait plus

octobre 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

La faim ne s’assume pas
dans sa façon qu’elle a de ne rien saisir
elle attend que les denrées flétrissent
dans le garde manger de son automne
c’est maintenant que les écrevisses
mangent dans sa main qu’elle retient
la faim n’assume pas les sévices
qui creusent dans ses reins

octobre 9th, 2019 § 0 comments § permalink

 

il doit y avoir des feux ordinaires
comme ceux des passages piétons
pour désigner la comédie de l’immobilisme
et l’insigne du foudroiement
sur certaines cabines

ta faim est l’insigne du néant
mais je parle de vignes où le vide
prend ses toutes naissances
dans la folie contemplative.

octobre 7th, 2019 § 0 comments § permalink

 

J’ai menti sur l’avenir
j’étais dans la liaison avec cette brume
qui est un tentacule naissant
j’étais dans la maison familiale
avec des rubans comme des êtres
et comme des adversités qui se pénètrent
devant seulement toute théorie était fondue
j’avais pénétré l’exacte matière
où la pointe du fakir et l’exhortation
vous tiennent comme le diamant brut
s’oppose au mouvement

et comme il est facile de se dissimuler dans l’ivresse
dans la nature et l’essence
l’herbe malfaisante du nutriment

octobre 4th, 2019 § 0 comments § permalink

 

la destinée est l’espace ouvert
où le mouvement de la physique
vous assigne la tumultueuse charge
de la neutralité qui n’est plus
qu’un présage de la seule nature
trouble et visqueuse comme une boule
gélatineuse qui se fond avec le soleil
avec les brumes légères
d’une carrière qui au loin
définit le meurtre de l’assoupissement

est-il interdit d’assoupir
l’interdit contemporain
dans la liaison et son chemin
qui une fois dans l’image du lointain
saisissent la marée et les déchets toxiques
comme des neutralités et des blancheurs
avalant le destin

octobre 3rd, 2019 § 0 comments § permalink

 

derrière le visage il y a la forêt
c’est un septentrion noir que des tenanciers plantent
comme la croix qui arrêta, sur place
étreignit des savoirs
dans un tumulte inadéquat de pensées pourtant
fusionnelles avec elles-mêmes

c’est une douceur encore de comprendre
que c’est la croix du christ
où demeure nouvelle la cessation

octobre 2nd, 2019 § 0 comments § permalink

 

Une oie a été votée
D’autres ont voté blanc.

octobre 1st, 2019 § 0 comments § permalink

La maison
 

et vis à vis de l’air libre du dehors
gonfle en elle des trames impossibles
qui sont la concrétion de sa matière
et le déroulement impassible
de son énigme hospitalière

concrètement, cela ne veut rien dire
la maison enfle un désir
qui vient de l’image du dedans
est-ce une viscère qui reste
et dévoile ses secrets et son diamètre
avec son seul crépit et son seul ciment
avec ses guirlandes aux fenêtres
elle est une présence qui révèle
la sienne à la veine entière
du sentiment

septembre 28th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Ta tristesse au monde
ce monceau de terre qui tient sans se connaitre
et qui persiste à être de la terre – sans être de l’engrais
et qui colle comme la vase des marais
et qui est meuble, travaillée par les vers
et qui s’insurge contre ce qui n’est plus ce terme
comment cette terre devient légère et aérienne
par un processus qui m’échappe
autant qu’il m’accable

septembre 26th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Maintenant je vais écrire sur la tristesse
bravo les benzodiazépines
vous vous portez comme le gant d’une madone
faites en sorte que la tristesse soit à la mode
et qu’on fasse cas des choses ordinaires
comme d’un recueil où se posent
des matières granuleuses et du verre
cessons d’étendre des affres plus longtemps
et voyons comme la tristesse est productive
dans le sein de la terre qui se meuble
de déraisons et sentiments

non je ne fais pas de l’or
je fais des résidus et des miasmes
qui ont la couleur du temps et des choses durcies
je fais de la tristesse l’image qu’on switche
je fais de l’amour contemporain le fruit d’une expérience
qui mourra déjà dans le noir déjà dans l’ici
la cessation et l’immanence

j’ai confectionné des données qui ont du sens
partout sur les palettes productives
et les technologies saillantes
je me suis servi de l’attirail pour bâtir une chose
qui dans le fond n’a aucune importance
j’ai vécu comme on doit vivre avec l’âge
dans le puits d’une époque communicative
à ce point qu’on ne communique plus
ou que les neurones saturés de données
ont peine à transmettre des choses plus saines
qu’une suite de chiffres parfois absurdes
et qui pourraient un jour devenir un pur délire

faites encore éclore le dernier bourgeon
qu’on puisse radicalement être comme un enfant
comme l’adolescent qui n’a ni queue ni tête
et qui de son expérience devance les penchants
qui est chamanisme et vierge comme le ciment
comme l’air et l’hélium

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