Chaïm Soutine représente le Christ, soit la chair. Elle est tangible, dans l’instant, belle ou martyrisée. Elle n’a pas d’intermédiaire. Si le Christ est un intermédiaire, il n’en reste pas moins la chair, c’est sa fatalité. Il est condamné à être, à ne jamais être Dieu. Il est la chair sur terre et pas autre chose. Il a peu de corrélation avec le divin, il est la simple chair, brute et condamnée. S’il périt sa chair est emportée, le Christ est emporté, il n’en reste qu’un souvenir, malléable, dilué, diffus, et perdu à nouveau. L’idée que le Christ soit cosmique ne semble pas plaire à Soutine. Il représente du gibier dépecé, des poulets déplumés et pendus. La torture de la chair, le sang et la violence, comme ces arbres torturés par le vent. Il semble dire que seuls l’ici et le maintenant comptent en ce monde.

Une dionysie* n’est pas un assommoir, mais un courant subtil et nuancé. Un assommoir a tout d’une revanche sociale ou personnelle, il est un bain de foule, une liesse qui acclame une équipe gagnante, et venge parfois son ressentiment accumulé. Une dionysie est plus personnelle et intime, elle est toujours intérieure, toujours un exponentiel, une guidance, parfois nébuleuse, mais jamais opaque. Elle ne nécessite aucune technique de l’autruche, comme le préconisait ma mère, ni aucun « voile gris » à se mettre sur les yeux quand on ne comprend plus, tel qu’en parlait mon frère biologique, et qui sont là les principes de ce qui n’a pas été transmis ou initié, mais imposé, puis laissant ce chainon manquant perpétuel de la compréhension. Une dionysie amène à comprendre et à ressentir, à s’épanouir, elle transporte la personne dans ce qu’elle a de singulier et d’universel. L’assommoir lui ne fait qu’assommer, venger, égaliser.

  • J’insiste pour ôter le pluriel et la majuscule.

La vie est une longue attente, c’est la seule chose à faire. Une attente entrecoupée de relatives actions. Je dis relative, dans l’idée que Schopenhauer entend de la volonté, à savoir ce que l’on subit. Nos actions sont subites selon lui, et le mieux est ainsi d’attendre. Mais si vous attendez au sens où Schopenhauer ne l’entend pas, c’est à dire en étant habité, et entrecoupé d’actions moins subies, alors vous aurez un sens moins relatif à votre vie.

Avalanche en Haute Savoie.

Flégère.

Employée chargée du nettoyage et du contrôle de l’hygiène d’une piscine (vestiaires, douches etc).

Fligere.

Etymologie : Conflit : du latin conflictus, heurt, choc, lutte, attaque, venant de confligere, heurter, opposer, composé du préfixe con, ensemble, et de fligere, heurter, frapper. Intérêt : du latin médiéval interesse, dédommager pour la résiliation d’un contrat, venant de interest, importer, être important.

De l’indo-européen commun bhliːg (« frapper ») qui donne θλίβωthlíbo (« presser, comprimer ») en grec ancien, phlíbô en éolienблизъblízu (« proche ») en vieux slave, d’où blížit (« rapprocher »), blízký (« proche ») en tchèque et, plus proche de l’étymon indoeuropéen ublížit (« causer du tort, frapper »). Apparenté à flagrum (« fouet »).

Léger, du latin levis

De l’indo-européen commun *legw (« léger »), qui donne l’anglais light, l’allemand leicht, le tchèque lehký, l’albanais leht, etc. De l’indo-européen commun *lei (« glissant »), ce qui est glissant est généralement lisse et brillant ; voyez limus (« glaise ») ou limax (« limace »).

Mégère.

Megaera (gr. Μ ε ́ γ α ι ρ α) nom d’une des trois Furies, déesses symboliques de la vengeance. Origine : Formation française : translation déonomastique du nom propre de personnage mythologique Mégère (nom d’une des trois Furies, déesses symboliques de la vengeance).

Col des posettes.

Brève interruption ou arrêt temporaire dans une activité.

Proche pose (https://www.cnrtl.fr/definition/posette.), poussette, Poucet, posset.

Vallorcine.

Le nom de Vallorcine provient de la présence passée d’ours dans cette partie de la vallée (du latin vallis ursina, vallée des Ours).

Mois d’octobre, novembre et décembre 2023 réhabilités.

Mois d’octobre 2025 réhabilité.

Regarde Florian ces merveilleux humains
Que t’ont ils rendu l’amour que tu leur as porté !
L’humanité est d’une telle beauté. Sans querelle
Quelle honnêteté, et combien de transports charnels
Oh comme on t’a gâté au pays des merveilles
Comme on a pris soin de toi, bercé et encensé
Vois cette humanité qui t’a chéri dans son sein
Tu n’as pas à t’en faire, jamais elle ne t’a offensé*

  • Ce sont les derniers propos qu’avait enregistré un médecin avant que son patient succombe à ses blessures.

Un texte polémique sur les Lumières.

Le paradoxe d’un athée, c’est qu’il est superstitieux. Les lumières n’ont pas aboli la superstition, elle l’ont amplifiée. Dans un monde où le merveilleux a été dénaturé, l’ancienne superstition a muté en des sortes de réflexes mentaux. On n’abolit pas ce genre de choses, jamais, on l’amplifie. La superstition, ou peur ancestrale a été codifiée et normée jusqu’à faire des humains des machines à croyances, à réflexes ancestraux, à indécision. Des personnes qui se méfient à tort et se rassurent à tort. La superstition ouverte par les Lumières a généré l’inégalité, l’ignorance, le repli sur soi et la recherche de ses intérêts. L’humain est devenu à jamais un être instinctif.

We should never make art about ugliness.

where resentment glows