juin 6th, 2021 § 0 comments § permalink

 

Le désarroi, qu’ausculte adèle
Dans les doucereux phénomènes
Je le vois comme la grande venue des eaux
Qui s’étalent sur les mémoires,
Et les couteaux des diverses marres
Les océans qu’on abrège
Dans le temps déliquescent
Des nombreuses bières
Dans la célébrité amère
Des verres et des cinglantes lumières
Dans la trombe de l’espace
Dans la cognée d’asphalte
Dans la misère humaine
Subsistent les ornières

Les magies concrètes
Les vases qui se déprennent
De la violence des sages
Et de la folie qui ne vit
Que dans l’apparence des jours

24.04

mai 14th, 2021 § 0 comments § permalink

RÊVE

 

Cette matinée de rêve, où je prenais le train
Rêve tant expressif, dans des panoramas soudains
La seule chose qui convienne
Vraiment le train du jour et de tout
D’abord des monts iraniens
Puis des canyons américains
Mais cela dans le sud de la France, étrangement
Ou le nord de l’Afrique
Mais regardez, comme le paysage est un cœur
Il pulse et il est

Il est la vérité extravertie
Il est l’image qui dit le sens
Nous pouvons mourir et vivre, presque
Dans l’étendue qui se voit
Nous sommes les embryons terrestres

Je venais aussi dans des couloirs de métro
Sombre palinodie aux panoramas
Car il faut mourir, aussi

mai 10th, 2021 § 1 comment § permalink

UN PEINTRE

 

Lui avait compris que la fournaise
La calcination et le tumulte
précèdent les heures de la spirale nocturne
Et qu’ainsi la région et le leurre
Ont leur point d’appui dans ce qui est stable
Un autrefois et une culture
Les cultures n’étant jamais rien
Ce qui ne se résume

Le cinglant jour est la nuit du feuillage
Deuil et longévité, parfois le bruit languissant
De chausses ou d’un autre esprit mais dans le feu
Et le cratère sont les langues et les bris
On entend presque la sève durcir
On sait que le mal dépérit

mai 5th, 2021 § 0 comments § permalink

Les chemins partagés

 

Dans les soupirs qui nous séparent
Il y a de la douleur à être
Quand finissent les routes d’asphalte
Mais seulement le levain léger
Transpire un lien qui nous unit
Qui fait de deux marcheurs
Ici même une pluie d’atomes
Joignant leurs muscles et quelques unes
Des chairs cérébrales qui circulent
La frange d’une journée
Eparse, en soi

Comme divague la douleur à être
Et le sentiment qu’elle pourrait basculer
Comme le temps et le climat
Les choses terrestres

Bien que dur et avec une écorce
Ce qui vit est tant menacé
Que le bonheur a toujours lieu
Dans un paradis échoué
Dans une liberté de règne
Ainsi qu’iguanes disséminés

avril 28th, 2021 § 0 comments § permalink

Enfance
 

Un enfant fait mine de tirer à blanc
Alors je lui saisis les jambes
Et lui donne un grand coup
Dans les dents

Je frappe si fort sur lui
Qu’un rai de sang l’ensanglante
Je suis fort et souris
Au forfait immense
De la violence

Je m’enfuis en courant
J’ai peur que la police avance
Dans la nuit.

Where Am I?

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