juillet 9th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Oui la mer est lointaine
Je crois aussi, qu’il me tarde
De suivre le dénivelé et la chute
D’une peau en mascara
Pour faire de rugueux mélanges
Et de savants édifices
Mélange de tes hanches
Et de lois, intangibles
Dans l’affaissement des contraintes
Et des falaises calcaires

Il me tarde de venir à la loi
L’ubiquité des phalènes
Et la pleine duré
Du fer que tu ronges tandis
Que se dévoie un peu de cet artifice
Qu’en bas les passants font en marchant

Ils soulèvent l’air de la ville
Et tandis qu’une main de fleurs
Entretient sa fêlure et son pansement
Je reste épuisé
Dans une angoisse de l’éloignement
Une angoisse géographique

juillet 6th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Les humeurs sont des roches calcaires
Les araignées ont une salive élégante
Je te dis une chose : change d’humeur
Parce que c’est ainsi qu’on sait
Et qu’on est imperceptiblement le même
Plutôt que de te fixer des bases et des soubassements
Fais voler les poutrelles en éclats
Demeure dans la connivence du jour
Et la folie de la nuit
Sans qu’aucune façon ne soit habituelle

Une demeure est un sentiment qu’on prend à la volée
Dans les parkings, les villas, les grèves et les marées
Il y a un seul lien, un seul ciment
Qui n’a rien de rigide
Et cette poésie de la bulle est équivalente
A la manière qu’on a eue de rendre les choses liantes
Lisez les liantes et les flots riants de l’humeur
Car ils sont la même et différente houle
Qui sème des araignées et des doutes
Dans le fond et le tumulte du cœur

juillet 1st, 2019 § 0 comments § permalink

 

Sans rien dire et sans rien faire on voyait des mondes
Le monde s’était tu
Et la concentration optimale
De nids d’abeilles
S’étalait dans un champ serein

Il n’y avait rien à dire que des espaces
Et des courants violents, et la manière qu’on avait de se dire
Qu’en regardant un chat on pensait à une chose
Une autre encore là où les yeux fixaient du ciment
Et l’âme prenait comme une cimaise

L’abolition passait par les sens qui n’étaient plus vraiment
Mais voyaient des couleurs dans les marées
Et différentes sortes de cargaisons
De choses qui ne signifient rien

juin 29th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Le cosmos et la sueur d’un été organique
Dans l’appartement où un livre de poésie
Est sans doute plus offert à ce défilé d’espaces
Que des fumisteries abstraites

Cela parle d’une jeunesse abusée
Et ça s’enfile non pas comme des perles
Mais comme des encriers et des sauterelles
Des pères maladifs et des bonshommes de neige
Jouent au chat et à la souris avec
Ce qu’on pourrait appeler l’irréductible désir
D’organiser la citadelle du moi comme une souricière
Et d’être belle et sereine dans les pignons
Que laissent la senteur des aisselles.

Cette chose originale détient un diamant brut
Passez moi la formule ordinaire
Elle a du vrai sang et une vraie lésion sur les paupières
Une vraie cacophonie
Si légère qu’on goûte à ses lèvres

juin 25th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Par la sueur de tes bras
Equivalente à un nuage rouge
Dont le sang va s’émouvoir et se répandre
Par gros paquets sur la ville
Par des transes de liquide épais
Les gens vont se lamenter
Les porches ensevelis par ton sang
Et les êtres figureront comme des troncs
Mais le sang suprême, le tien
Va envahir, obscurcir le monde
Le dénaturer et le confondre
Avec son rouge carmin

juin 24th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Je crois qu’elle rumine
Et l’excitation qui l’a tendue
Comme une tête d’ogive
La stimulation lui ont brûlée la cervelle
Maintenant elle est sereine
Mais ne veut pas dormir
Au même titre qu’un ennui
Est pris au jeu dans son enfantillage
Elle est prise dans des mailles
Et dans l’émail de ses dents

Il y a le monde et la vie
Qui veulent s’exprimer
Et rester dans une bulle d’éveil
Elle doit chasser quelque chose
Qui la chasse, et ne peut dormir
Avant d’avoir obtenu le gibier de la vie
Dans l’émail de ses dents
Que la nuit vienne un peu plus encore
Elle essaimera des graphiques
Des peintures rupestres
Sur le dos et l’échine de la nuit
Jusqu’à faire une œuvre de son vide
Jusqu’à ce qu’on vienne la voir
La féliciter pour la solennité
De ses peintures.

Remix

juin 23rd, 2019 § 0 comments § permalink

 

Parmi le gel d’une rivière
Parmi le monde restreint
D’une pensée immergée
Dans le dédain d’une rivière
Dans la nudité apparente
De ta structure capillaire
Ton visage est une hélice
Où crèvent les flots amers

Tu penches en toi
Parmi le monde restreint
Qui t’ausculte et se perd
Dans une mystérieuse rivière
Percluses dans leur nudité
Les lettres et les émotions
Penchent sur elles mêmes

juin 19th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Hautaine, froide
En cette nuit pourrie je lis
Sur les mains d’un baromètre glacial
Le vent qu’il fera demain
Et l’aseptisation de la biosphère
Qui nous menacera au point
Que nous n’ayons que quelques conifères
Pour renifler l’ambre et la sève

Je vois des fois des sacs plastiques perchés
Et me dis que c’est une chance et une fête
De sonner ainsi le glas de notre ère
Dans une mélancolie certaine
Ainsi qu’on déposait ses affaires aux fenêtres
Je me dis qu’il n’y a qu’une seule manière de voir
Et que celle-ci est en prise aux déchets
Tout autant qu’à la pureté

Ainsi je t’aseptise, hautaine et froide

juin 16th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Les os du chien aboient
Comme des sarments grossiers
L’angoisse, est un délit primitif
Qui endosse le goût et la couleur
D’une étreinte inlassable.

Le temps est une main ligotée
Par le bruit que font les années
Dans la bouche et le tumulte
De l’évanescente branche
Qui ploie sous la force du sang.

Chaque mesure s’incorpore
Dans les reins et les échines
Dans les meurtres et les résurrections
L’immobile destin d’une muette.

3 poèmes

juin 15th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Ce n’était pas le songe d’une femme
Mais le songe d’une éternité vague
Je me levais dans son humidité
Perturbé par la misère
Pourtant bien éternelle
Du songe délirant et superbe
Que j’avais mûri dans un quasi sommeil

Elle était là au réveil
Mais le songe fut sincère
Et ne pensait qu’à lui-même :
Une disparité puissante
De déchirures, de musiques
Et d’une banlieue souffrante.

 

 

Il n’y a pas un souffle
Il n’y a que toi
Je t’avais dit
Qu’en de stables palmeraies
Il n’y a pas un seul insecte vois-tu
Dans ce monde contemporain
Où l’on a détruit la biosphère
Il n’y a que toi
Et tu es sèches
Tes lèvres que j’embrasse
Sont des jalousies anciennes
Où brûle la lumière
De ta sécheresse.

 

 

Le matin quand je fais des rêves expressifs, d’une nation
Ouvrant le creuset de la chair
Je meurs d’avoir vécu
Comme une orange amère
Déconfite dans le sang de la terre.

Est-ce la seule clef d’avoir souffert
De tant aimer
Une chose qui n’a prise
Ailleurs qu’en l’univers.

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