juillet 6th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le temps s’étire.
Dis une chose seulement qui soit concrète.
Et qui ait la valeur de Mansour
Dis une chose qui brave l’encens en poudre des hierarchies
La messe sporadique des éclairés
Et qui balaie d’un revers de pic à glace
L’entièreté de cette place déserte
Pour qu’en tes jeux il y ait l’eau suprême et fraîche
Des bouches qui se sont jointes

juillet 5th, 2020 § 0 comments § permalink

LE BERGER
 

De jeunes progressistes emboisent
Une odeur de venin. J’ai dit qu’il s’agissait de construire
Des mausolées en ce monde. Soyez
Assoiffé du divin qui compose
La vie errante et le sens
Qui est l’eau sur la bouche d’une réalité
Sans qu’elle ait besoin d’une pensée

La pensée convainc celui qui ne mène qu’un seul chemin
Je deboise les contours des pics et des terres
Arides où le seigneur a posé ses mains
Que sont l’iode et le tamarin

Il n’y a pas de prise ailleurs qu’au sein
Du tendre serin qui se pose
Et d’une montée que la terre étreint
Tant elle est âpre au palais

juillet 2nd, 2020 § 0 comments § permalink

REGIONS

 

La simple venue d’une neige
fermentée en fuseau
dans l’obligation de la peine
ce que j’écris, ce qui varie
toujours des cloisons séparent
ce qui existe invariablement

toujours les variations
comme un changement subit en rêve
fait sombrer les décors
dans une trame narrative
qui ne sait plus

l’application des rêves sur une réalité inscrite
où le froid et le gel pénètrent
autrement encore qu’une puissante nature
car tout n’est que cloisons et chaque chose pénètre
selon des oscillations
schèmes mentaux toujours, partout
pénètrent l’obsolescence
puis le plein jour.

juin 30th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Fendue en deux Fabiana
comme le tronc d’un arbre
des traces ocres survivent à une maladie
au milieu de ton visage
béant cette traînée de poudre
et de colle ou bien d’huile
cette trace sanguine comme des coursives
teignent sur une âme scindée
la viscosité de cette division
et la brutalité du monde

Fabiana dont l’écarlate division
exprime un phénomène
la course aux armements
et les sévisses d’une sécrétion
Fabiana qu’auscultent les pénombres
dans le soleil et les couchants
les filtres suspendus
d’une ancienne cohésion
la ville rendue à ses passants

Elle est l’ogive d’une autre vie
pourtant dépendante des gens
il n’y a pas de solutions
de nombre fixe aux divisions
il n’y a pas de terre où l’on loge
gratuitement.

juin 30th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Non de silence dans une avenue pareille
Pour que passent et se défassent des appareils
Dont l’insignifiance est une bouée
Tranquille mais déconstruite comme le lointain du cri

Il vit en battant des balles dispersées
Celui qui touche aux notes mystérieuses
Aux touches nauséabondes du piano
Il est comme un reflux celui qui s’étend
Sur la lande des colères et l’abstention
De la parole celui qui tient à terre

juin 27th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Les rideaux ouverts, vers la félicité
tes antres palpitent
il y a dans le diocèse de ton corps
la magie de papillons ouverts
où j’entre, par la foi de l’âme et du corps
mais je tiens à ce que soit précisée cette dualité
de la tension de l’âme et du corps
car ces rideaux ouvrent sur des pays
recouverts et tiens

comme des lamentations de puits
qui tardent à ouvrir leurs seins

juin 27th, 2020 § 0 comments § permalink

 

il est là le seul précipice
dans le jeu des pensées
elle est la mesure qui tue le masque
ils sont la vibration atténuée
sans que l’oscillation ne soit qu’un seul lac
elle est allée au terme de la vétusté
pour nouvelle arriver dans l’instant
où le désir cherché n’est plus
qu’une ombre violacée.

juin 26th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Quel est ce désir
cet appareil sanglant qui te menace
que tu envoies sans cesse, foudroyer l’air
comme s’il y avait plus de poison dans l’espace
tu ne peux jamais convenir à l’amour ordinaire
et scarifies le temps
de mesures qui sont des débris
d’envergures qui sont des soucis
avant qu’une crise t’apprivoise
et que tu t’appesantisses ensuite
ivre de débris, de verre

pourquoi tuer et son escarcelle de mouches
vers une mer bleue et verte
qui me cause tant et tant
de plongées, de noyades
et de corps enfouis dans les eaux
piqués par ta façon de m’abandonner

juin 24th, 2020 § 0 comments § permalink

 

par l’approche de sois élémentaires
dans la cohésion avec d’autres
témoins de blocs de pierre il ne faut
sembler exact que dans une pensée
mais fièvre et délire sont les mots vrais
sont les dénivelés et les brumes solaires

que solitude aille seule dans le témoin larvé
d’une cité que solitude aille où le toucher
n’enfreint aucune règle

juin 22nd, 2020 § 0 comments § permalink

 

et dans l’étreinte je vois le centre
je vois la nervure frontalière
le dedans du dehors, des chemins de fer
quand il s’agissait de partir
aidant à l’ouvrage de toujours faire
selon des lois algales et de nervosité
il s’agissait de viser l’intériorité
qui se laisse faire selon des choses obligées

l’antiquité est un présent qui ne souffre
d’autres intempéries
qu’une manière de deviser du génie
l’intériorité, est un spasme qui grandit
les chimères sont des vérités
quand vient le moment serein du soir

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