novembre 3rd, 2018 § 0 comments § permalink

 

Je passe dans le froid et m’évertue
A ne pas subir la tristesse qui n’existe d’ailleurs pas
Mais la légère intonation du dehors
M’ausculte comme un arbre le fleuve
Qui ne dit rien mais donne ses nutriments
De même je me nourris de tout
Sans ne prendre en compte aucune structure
Qui maintient ma tête droite

Les lettres se forment
Dans le vide et l’absence du monde extérieur
Dans l’inexpérience et la pensée balbutiante

octobre 29th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Nous serions dans la villa
Les villas que je vois, ont les volets ouverts
Par l’émoi, du vent qui passe et dans la joie
Cannabique où le temps passe
Ne subsiste qu’une aspérité
Pleine de solutions salaces
Et d’équations de vérités

Une sorte de délire, fait que le courant passe
Une vague emporte, histoire et préjugés
Comptes et étalages de toute notoriété
La vague les englobe et prend
Le monde à la volée

octobre 28th, 2018 § 0 comments § permalink

 

L’hiver domine, par le crin rose qu’il associe
Au noir élégant de sa nuit
Et viennent toujours les troubles inconsistants
Que le noir gèle parmi les lumières
Ta présence est un souvenir immuable
Parmi le gel et le noir qui règnent
Parmi l’oubli qui ne sait voir
Et pourtant la neige constellée en cristaux
Décrit si bien l’allégorie de l’hiver

Comme des choses ressuscitées
Viennent le miel et l’ardeur
De l’électrique cité

octobre 26th, 2018 § 0 comments § permalink

Là où les choses sont graves
C’est alors qu’une autre chose les porte
Loin de leur poids quotidien
Elle se soucie de ce qui ne pourrait plus les porter
Et dès lors ne se porte plus

Seule l’euphorie absorbe
Et l’euphorie n’a pas de raisons
L’euphorie n’a pas de bonheurs.

octobre 26th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Elle avait la rage d’être au monde
Et quand venait, la floraison grasse
Fleurissait son attrait pour les choses
Qui sont de ce même monde
Elle tuait, telle une plante de mauvaises ondes
Les attraits et les pics rocheux
Dominant des lacets de rivières
Où avaient chu les gelées de l’hiver

Elle dominait, les crues de juillet
Et comme des éclairs tacites et tapis
Elle avalait l’herbe rase des prés
Et sillonnait avec sa langue les ronces
Mouvantes au creux des abîmes

Manger devint l’effort de se soustraire au monde
S’alléger de choses dont le poids
N’exerçait rien d’utile à ses visées
Profondes et jeunes comme des pics
Elle jeunait comme on entame le monde
Et ne mangeait rien de salutaire que des éthers
Des feux et des langueurs molles
Tapis sur des primevères

Des branches mièvres l’alourdissaient.

octobre 24th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Les bras de mon corps pleurent
D’envisager, et serrer ta tête
Comme une boule altière
Car pleurent le vent et le temps
Sur tes paupières de châtaigne
Et s’amenuise la raison
Lentement comme un empire règne

Mais viens, faisons cuir la passion
Dans la bouche mièvre te tes joues

octobre 24th, 2018 § 0 comments § permalink

 

L’occulte vient comme un été s’abrège, laissant
Place à la folie qui nous désagrège. La folie
Laisse une place vacante aux choses non terrestres
Qui s’agglutinent, comme des trompes venues
D’un hémisphère enfoui sous une chevelure
Les choses ne sont ni mortes ni vivantes
Mais une hémorragie vient secouer le réel
Et ternir les choses qu’on pensait vraies

On entend des respirations, le bruit et le souffle
D’un diable épanche notre mal
Quand on a libéré les forces terrestres
Les souterrains nous appellent des profondeurs
La croûte nous tient comme un supplice
A un venin on a écorché ses mains
Aux griffes d’un désert et de mains étrangères

L’occulte vient, nous gonfler de son opprobre
Comme un salut terrifiant notre orgueil se dégonfle
Dans la nuit de la peur et des lunes absentes
Le noir et la maladie de l’âme ou quelques ulcères
Nous jettent la contrepartie d’une extase
Et les choses fuient au loin comme des chemins

Tout sera oublié pourtant
Le soleil simple vainc toujours les boyaux souterrains
Et la mer comme la fleur rouge du pavot nous étreint
Et la terre et le chemin sont tout proches
Dans les coquilles et l’ozone solide du destin

octobre 22nd, 2018 § 0 comments § permalink

 

Il faut prendre le risque de penser
Dans la coque encore fraiche
Où sévit la logorrhée
Manger la poussière de châtaigne
Manger comme la musaraigne

Car tout est stellaire et configuré
Une seule note persiste
Et le conservatisme sévit
Dans les rangs des constellés
Et des âmes frigorifiés.

octobre 16th, 2018 § 0 comments § permalink

Pourquoi je suis un destin

 

Parce qu’on m’a confiné
Dans le ventre d’une mère géographique
Où j’ai subi l’érosion des calcaires
Parce que les ailes se froissaient
Dans la bouche de la falaise
S’écorchaient dans le vent
Et la suprématie d’une tornade
De l’infiniment petit

Parce que l’ouverture à l’air du dehors
Qui s’est élargie avec le poids
Et la démesure du temps
Ont fait l’espace où je suis
Et subis l’injonction du monde
Je subis également l’intempérie
Mais le temps est un creuset
Où s’évase le monde

Flexible je le suis
Comme une tornade faite de vents
Mais rigide comme le corps du serpent
Noyé dans la fulgurance du monde
Et la patte anachronique du goéland
Traversant l’histoire des chevelures
Et dentelles du temps.

Sur le parterre fleuri
Des miroirs auscultent le dessous des fleurs
Et mirent ces pétales omniscients
Où nul ne se voit.

(extrait)

octobre 14th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Toi, que je sens souffrir comme le battement des cigales
Souffrance ténue
Dans le murmure des platanes
Tu es tellement douce et sirupeuse
Qu’un insecte se noierait dans le miel
Noir que tu composes

  • Articles récents

  • Commentaires récents

    • Marie dans
    • Lina dans Cosmos
    • Florian dans
    • Florian dans
    • Myrtille dans
  • Archives

  • Catégories

  •  

    novembre 2018
    L Ma Me J V S D
    « oct    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930