août 4th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le dehors est un filtre qui m’obtient
les lumières du nord toujours
sont un coton et un clocher rigides
une musique électrique destructrice
et le froid tient en lui la passion de l’étreinte
mais gare à qui ne voit au-delà de cette mouvance
autre chose qu’un sort ou qu’une élégie
car le dehors et son froid rigide congédient
les esprits, les musiques et les passions

ainsi qu’une pure aurore
dans le terrain de bris et de verts bourgeons
les plus grandes hauteurs sont le devenir
et la vérité en vrac est une fenêtre dont la peinture
a rejoint le fer premier des civilisations

juillet 28th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu passes par là
par le sentiment d’un dédale
de nuit où la pierre est juste
la terminaison d’anciennes demeures
où le palais n’est plus rien qu’un vide
livide et peuplé d’anciennes traverses
l’écharde est au poing comme un muscle
et tu viens en unique témoin
enlever et dissoudre toute charpente
atrophier la cellule de ta chambre

juillet 24th, 2020 § 0 comments § permalink

 

L’être est une douce invisible.
Les mères de la ville
Sont des apothéose siamoises
On éprouve la marche nuptiale
Et parfois le feu nous rend son vide

Le relief est une courte phrase
Qui tient comme une fleur sur l’eau

juillet 21st, 2020 § 0 comments § permalink

DÉPOUILLE

 

Je détruis la gangue détruis la chaleur
détruis la fournaise dans le ventre du chasseur
les baleines ont les os dilatés
d’une banquise supérieure
je bois dans les lustres et les duvets
le cuir ténu d’une ancienne demeure
asile d’un mammifère qui sied sur le devant
d’une authentique usine à dépouille
sur le sol carnassier de l’évangélique douleur
je suis le cétacé qui absorbe le sang
et la saveur

juillet 12th, 2020 § 0 comments § permalink

Détresse du présent

 

Ils veulent d’un monde qui soit synthétique
Comme un bouton d’atmosphère
Dans ce dédale de choses convenues
Comme de petits êtres
Insignifiants et sans rapport
Avec ce qui cogite dehors
Ou des origines lointaines

Je suis quand il me plaît
Dans un présent qui cohabite avec
D’autres démarches
Qui sont le tout solvable de l’existence
Je suis parmi des bulles adverses
Qui signifient un chemin
Qui n’a pas de traces

juillet 11th, 2020 § 0 comments § permalink

 

ESSAI DE RATTRAPAGE D’UN TEXTE PERDU

 

La page, bleue de l’artiste
étalant corridors comme soleils
soufres qui ne se joignent
ainsi le diadème témoigne d’une chorégraphie
et d’une dune de sel
tranquillisant les vagues mais ne sont aussi vivantes
les carrières et les manies de dénaturer

ne sont ensembles les corvées des maitres supérieurs
en ingénierie

 

 

CREATRICE

 

par la phrase qu’elle prend dans la main
du cortège de réseaux internautiques
par le travail exempt de chaleurs
sont les parfaits témoins du monde
ce qui relève encore d’une chorégraphie
dans la phalange et l’être du créateur

ne sont sereines les pleines pages et les plaines
vacantes où l’on loge esprits et algoritmes

juillet 10th, 2020 § 0 comments § permalink

 

EN-TÊTE

 

le lien marginal qui tient à l’en-tête
souveraine conscience de n’être
que la charte par où passe les veinules
d’un monde dont la pierre est d’un marbre
sporadique et ancien

la pierre donne la vie à l’élancée et la couture
quand tombent les esprits comme des moisissures

 

WAGON

 

le wagon tourne sur les éléments et les veinules
sur la généalogie du marbre
et la géologie des laves anciennes
le ton du scrupule est dans l’immensité
où rêve l’anachorète
qui se tient à l’épaule du monde

juillet 6th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le temps s’étire.
Dis une chose seulement qui soit concrète.
Et qui ait la valeur de Mansour
Dis une chose qui brave l’encens en poudre des hiérarchies
La messe sporadique des éclairés
Et qui balaie d’un revers de pic à glace
L’entièreté de cette place déserte
Pour qu’en tes jeux il y ait l’eau suprême et fraîche
Des bouches qui se sont jointes

juillet 5th, 2020 § 0 comments § permalink

LE BERGER
 

De jeunes progressistes emboisent
Une odeur de venin. J’ai dit qu’il s’agissait de construire
Des mausolées en ce monde. Soyez
Assoiffés du divin qui compose
La vie errante et le sens
Qui est l’eau sur la bouche d’une réalité
Sans avoir le besoin d’une pensée

La pensée convainc celui qui ne mène qu’un seul chemin
Je déboise les contours des pics et des terres
Arides où le seigneur a posé ses mains
Que sont l’iode et le tamarin

Il n’y a pas de prise ailleurs qu’au sein
Du tendre serin qui se pose
Et d’une montée que la terre étreint
Dans l’âpreté de ses sens

juillet 2nd, 2020 § 0 comments § permalink

REGIONS

 

La simple venue d’une neige
fermentée en fuseau
dans l’obligation de la peine
ce que j’écris, ce qui varie
toujours des cloisons séparent
ce qui existe invariablement

toujours les variations
comme un changement subit en rêve
fait sombrer les décors
dans une trame narrative
qui ne sait plus

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