juin 24th, 2021 § 0 comments § permalink

 

Le soin entre en soi dans une personnalité que je ne connais
Vraiment pas si bien que les heures et les masses
Qui prennent parfois dans les neiges ou les soirs
Je ne sais rien que j’aime un brin d’un paradis
Qui me sied comme le ventricule à l’église
Comme le clocher du vagabond
Dont les tintements s’approchent
D’une folie si bien en germe
Qu’en marchant on ne sait plus parler
On balbutie ce qui est propre la scénographie
Enroulé dans de l’asphalte et dans les chaines de la vie
Et la libération infusée comme une couronne
Se sent dans les épicentres
Les horizons et les maladies

On marche dans le cœur de la cendre
Et dans le cœur d’une pulsation natale
One ne dit rien que folie et scénographie encore
Comme les terres qui se tarissent
On retourne pourtant la parole
Au point où elle vagit

juin 20th, 2021 § 0 comments § permalink

V.
 

Happé par la route,
Le vagabond entame les essaims
Où se vengent les buées
D’iris sauvages & langueurs
Foisonnantes, passionnantes
Dit-on au buffet des hespérides
Ainsi viennent ce que l’on nomme
Le granit et l’élément saturnien
Œuvrer au grand jour
Sous la coulisse de l’espoir
La simple buée du réel
Se sauve dans une angoisse
Une tenue de route
Que la maison du bord n’entrave
Les terminaisons…

14.06.21

juin 19th, 2021 § 0 comments § permalink

NOUR

 

Nour, mon eau de pluie
Je n’entends pas le silence
Les gouttes se fabriquent unes à unes
Et les perles qui sont la sueur sont la peau du démon
Les sentences et les êtres déménagent
Vers un horizon où sont les malaises et les trames
Des forêts malsaines

Pourtant seuls les échos dans le fond
Et l’armature des cercles sont les silences
Lisses, et allant vers le plus profond des secrets
La paroi ultime où sont les verres policés
Les réflexions tendues à une seule distance
Des grèves éternelles

juin 19th, 2021 § 0 comments § permalink

Baie de Somme

 

Dans le levier d’une vitesse sont celles
Qui roulent impétueusement dans une vase qui n’est pas
Mais les galets sont des scissions et ils reviennent
Museler parfois le silence
Ils sont aussi ce que des pins pourraient
Dire des vacances et des freines
Mais dans la plage où sont les verres
Rien n’est parfaitement stérile

Dans la phrase où se coupent des mots
Qui pulsent comme de noires souricières
Sont les respirations sensuelles des nouvelles
Les formes se découpent comme des leviers que l’on brise
Et le panache d’une partance s’amenuise
En une mélancolie géographique

Le soir des baies s’enlacent aux derniers espoirs

juin 14th, 2021 § 0 comments § permalink

DREADLOCKS

 

On synthétise tous des informations avec notre cerveau
Et toi avec tes dreadlocks
Tu es saisie par une manie de refuser le patriarcat
La puissance
Le rejet de la nature
Le rejet des rumeurs
Les mers qui s’enlacent
Ca doit être dans les cheveux que sont logés les rêves
Les tiens sont striés et lissés, en quelque sorte
Par une habitude de liberté
Et de grands espaces
Les grands espaces pliés en eux-mêmes
Dévalent les pentes douces et les structures
De béton ou d’un art contemporain
Qui touche à cette manie toujours
De rendre le monde propret
Bien que tu l’engages dans tes mains
Et le désir est là
Dans la forêt et dans le bois
Travaillé

juin 10th, 2021 § 0 comments § permalink

LES BERGES DE L’INDE

 

Pour toujours, l’éternité
Le corps cannabique, roulements
A un endroit il y a ce palais et cette berge
Ailleurs d’autres encore attendent
Que l’eau reste en suspens
Pour dériver

Mais le relief est sans cesse gras
La grande entrave n’est rien
Et dissout les canevas
Prêts à se rendre dans le trépas
Dans la longévité de soi

Il y a la croute dorée des rêves
Sans cesse à ces côtés
Sans cesse prennent les eaux marbrées
Les contrées diluviennes
L’Asie et l’orient comme des travées
Traverses d’un temps où l’on ne loge
Mais prend la durée comme un asphalte
Ou le tintement humain

Le tintement des cloisons et des personnes
Et ce qu’il faut d’illégitimité pour construire le lieu
Et la raison, de misère et d’insolites
Injustices pour parfois permettre
Dans ces lieux où l’on récompense la grandeur
Au prix d’un certain malheur

juin 10th, 2021 § 0 comments § permalink

PRETEXTE D’UN SOUVENIR

 

Je regrette le vin qui s’élague
Et la main de l’ami qui tendait et mangeait
Et creusait et dans la fonte la plus lointaine de la moelle
Logeait un grand et souverain cadenas
Une grande épingle et dans la main posée
Sur l’écaille de la fenêtre me laissait
Ses lèvres appliquées sur ma peur et ma lame

Je regrette quand il me laissait des bouteilles sur la table
Et passait ses cheveux sur le soin de la cuiller
Qui venait et tenait des biscuits et des fruits
Quand le jus dégoulinait sur la table
Et en-dessous laissait des traces collantes

juin 6th, 2021 § 0 comments § permalink

Rouge
 

Celle dont j’ai vu le visage
Avec cette irrégularité des traits qui prenaient
Comme les tempes voisines d’une respiration
J’ai escompté de cette morte nature quelque chose
Qui parait résoudre certaines énigmes
La force et la mouvance d’un épiderme rouge
Par endroit laisse voir les capiteuses nations
De la terre, et d’une grève malléable
Ainsi que d’autres sources premières
Il n’y avait plus de psychologie
Qu’une planète vivante qui se surajoutait
A l’esprit et aux plantes

Ne rien être, que ce seul palais qui ne se dit
Autrement que par des mots figés mais
En son esprit étaient des liquides qui chutaient
J’étais encore dans le flux et la vase
Qui trainent sur la chaussée

juin 6th, 2021 § 0 comments § permalink

 

Le désarroi, qu’ausculte adèle
Dans les doucereux phénomènes
Je le vois comme la grande venue des eaux
Qui s’étalent sur les mémoires,
Et les couteaux des diverses marres
Les océans qu’on abrège
Dans le temps déliquescent
Des nombreuses bières
Dans la célébrité amère
Des verres et des cinglantes lumières
Dans la trombe de l’espace
Dans la cognée d’asphalte
Dans la misère humaine
Subsistent les ornières

Les magies concrètes
Les vases qui se déprennent
De la violence des sages
Et de la folie qui ne vit
Que dans l’apparence des jours

juin 5th, 2021 § 0 comments § permalink

SOLDAT

 

Le soldat meurt d’être allongé dans le nid
Et le rocher le soldat se voit
Dans la tombe et la chaussée
Le soldat a le bras vert et la chemise
Du noyé

D’autres sont allés au bout de la grève
Et ont péri selon les volontés du seigneur
Certains ont entendu des voix
A la croisée des chemins
Elles leur dictaient la voie
Qui sort des déroutes

Et eux exhaussaient les prières du doute

**

Le soldat meurt dans la lente chaussée
Celui qui périt dans le désert ne le prie
De le suivre
Le soldat a vécu les longues années de la prière
Et de fêtes démembrées
Par la plaie et la blessure
Mais le bonheur se loge dans les prés qui le suivent

D’autres encore, supérieurs
Passent les huis qu’ils ont franchi avant de s’enfuir
Poursuivis par des tempêtes de sable
Ils ont trahi le mal auquel nul ne s’associe

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