février 17th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Des fois tu te sens comme un parterre
une bouche d’aération et une misère d’émissions sonores
comme des cliquetis lugubres mais pourtant
c’est le même lieu de l’ivresse
c’est la même douceur que ces aigreurs mentales
et stomacales c’est pourtant la devise de l’ivresse
que de traîner là où les choses sont impures
et où la luxure ne sévit que dans des choses
des objets métalliques et du bois qui se meurent
qui laissent la porosité de l’instant et du lieu
s’embrasser dans des regards et des accroches
lointaines

cette concrétion concrète d’objets animés
cette place toujours identique d’objets aimés
qui ne dérivent que dans l’évidence
du lieu et de la programmation
faisant de toute désinvolture
la preuve de l’existence
faisant de l’alignement d’une rame ou de branches
de l’altération toute proche et de l’usure
du métal et du sifflement des rails
de la pluie et la tristesse
sourde et d’autres fois des salves dorées
sont le lieu d’un petit réverbère
la riche présence dans l’entrelacs des villes
lumières et passantes
où l’on vient de découvrir encore
un lieu comme une tanière

accompagnez moi toujours dans la crevasse du jour
car la nuit désaltère les fossés
que les mains toujours d’autres passants remuent
l’ivresse est plus longue qu’une salve d’artillerie
les choses dorment dans de l’ivoire
les dents et l’émail sont des vicissitudes plates
et les visées d’une terre qui tourne sont les géométries
d’une voix qui passe.

février 15th, 2020 § 0 comments § permalink

 

j’ai toujours dit que l’amitié ça se fait par les traverses
d’un certain agglomérat
d’un certain levain
et d’une certaine fermentation
c’est sûr comme une sinueuse pente où tu te laisses prendre
c’est fait comme un rat dans le rire entendu
c’est sûrement autre chose encore que des yeux affectés
c’est peut être une ronde sans qu’il y ait des sous entendus
des incises verticales qui vous lèvent vers l’au-delà
et pourtant ce n’est que l’amour qui vient colmater ces brèches
ce n’est que l’amour qui élève à l’âcreté du ciel
au trouble qui tient comme le lierre
aux parois de la maison

c’est une romance sûrement l’amitié
c’est un tombeau où l’on coule où l’on rit
c’est une démence qu’on ne cesse de réfréner
c’est le levain de la bière je vous dis
c’est une manière d’acquitter le paradis qui est morne
de n’avoir été amorcé

février 13th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je suis en grande forme
des caméléons ce matin dansent
au son des hêtres lointains
on dirait des fentes faites par le grain de leur peau
et des yeux signalent aux demeures qu’elles sont en sursis
des images viennent d’une habitude
qui a son ancrage et sa réduction
dans l’enclos d’un simple jardinet

les simples jardinets du matin quand j’allais partir
vers le champ de hêtres ou de chênes verts
qui étaient les bricoles d’un ciel
le jus acidulé de leurs feuilles
et la famille délavée d’une perdition

les sons se scandaient eux-mêmes comme la forme
que je prenais et subtilement
d’autres gens d’autres filles
clamaient l’innocence d’appartenir aux hêtres
et d’être le ventre et la commissure
du terrain de sport sur son lit de feuilles

février 12th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je suis – j’étais dans la force synesthésique
quand les images pourtant ont le sens
d’une longue étendue, une plate-forme
une durée et un contenu
j’appréhende que les scories du réel malmènent
la force versatile de ces images
mais le train caché ou
l’échancrure d’une ville
délivrent de l’opprobre d’une réalité
et sonnent ensemble la réalité ultime
sonnent la manière d’échouer
dans la musique de l’immobilisme
et se terrent les leviers de la connaissance
vers des épopées grandiloquentes

je suis le hère méprisé
je suis le musicien
je déteste afficher l’être ainsi
je suis la grande nature qu’on aime
et je mourrai dans le je suis qui devient universel
pour cela je boirai
le liquide ingrat qui me délivre
de l’apposition au monde du crachat
dans un verre ultime que rien ne brise
je serai hors du champ philosophique
je serai les adages qui s’éclaircissent
et n’en finissent pas de se produire

je serai fort, et dans une lisière
et parmi les racines, et vers les haies
pleine du houx
le monde me parle comme une traverse
le monde est toutes les entités universelles
le monde est ce langage que tous mènent
et tous se comprennent dans l’apposition au réel

c’en est fini ainsi de la longue errance
les images ont du sens
en elles se succèdent la voix qui ne s’écrit
et ses vers dissipés dans un autre réel

(brouillon)

février 12th, 2020 § 0 comments § permalink

 

le houx toxique passe par les murailles
au devant de soi c’est la matière
qui est le jus du houx

la manière familière de tuer tout en intoxiquant
la manière d’être toujours en dehors
des espaces mimétiques.

février 9th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu communiques avec l’invisible
dans le salon intermédiaire
la laine que tu portes est une terre bordeaux
tu communiques avec ceci qui se voit
dans la bouche et les yeux dans une manière
d’être en soi un artifice
d’être l’oeil le plus large
qui se visse aux parterres
autant qu’à d’autres plates formes
et dans ce salon intermédiaire
tu es voyant comme une chose indiscrète
se voit dans la bouche, les dents et les tempes
ceci seulement que voir n’a pas les empreintes du visible
ceci seulement qu’il n’y a pas d’autres idées
que voir simplement et être reproductible
être agissant dans le domaine figé
être une lame
ou une tapisserie ancienne
un tapis oriental sur une messe diluvienne

février 8th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je vais écrire sur l’amputation
tout bon poète est amputé
tout bon génie est amputé
les amants sont amputés et se rejoignent
par cette amputation dans la vérité d’eux-mêmes
ils étaient enfants déjà
lorsqu’ils se sont rognés les membres
et déjà lorsqu’on leur disait quoi faire ils se mangeaient l’esprit

à force de déjeuner avec leur moelle
avec la partie cérébrale de leur corps
à force de se manger eux-mêmes
ils ont créé l’espace où l’on peut se choisir
où l’on peut aimer être ensemble et s’obtenir

amputez-vous de vous-mêmes

février 6th, 2020 § 0 comments § permalink

 

S’imaginer être avec des gens
Être le répudié, le hère
que tout oblige dans la condensation d’un flocon
délivrant tristesse serre chaude de la vitalité
dans cet amas de nids utérins
s’imaginer alors la chose comme suit
je suis le paquet gris divin
je suis la laine du perroquet
et je suis le souffle du chat qui prennent eux aussi à témoin
la matière grise

janvier 31st, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu es dans une voiture
l’air du dehors est immobile
la voiture stationne dans un ciel d’automne
un ciel sans saison
il est dans la nature des choses que le brun s’imbibe
que les cheveux de l’intuition
fassent à ton visage un ailleurs que seules
ces mélancoliques pensées exaspèrent
l’habitacle est une chanson
où les mots sont des combinaisons d’un au-delà sans autre
chanson qu’une teinte caféinée de rêve
qui maintient l’impossibilité toujours
d’envoyer au monde subalterne
la vérité de ce lieu
inhabité

janvier 29th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le cynisme est un mouvement
qui creuse dans la voix de la chambre
d’autres entités vivantes
qu’une manie d’être ensemble
il faut ainsi mourir dans l’apothéose d’une semblance
et du sortilège du dehors

aussi ne dis pas trop de la manière hautaine de l’écrit
ce qui n’est pas dit
ni produit par les douces paroles
de la chambre exiguë.

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