octobre 15th, 2018 § 0 comments § permalink

 

J’ai vu des énergumènes
Dont la voix chantait
Hantée par des pensées abjectes
Des pensées lointaines
Des pensées qu’ils avaient eues
Et qui avaient sidéré leurs lèvres
Au point qu’ils n’en ont plus gardé
Qu’une vague ancienne
Dont les fonds qu’ils touchent
Secouent leurs traînes

(extrait)

octobre 14th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Toi, que je sens souffrir comme le battement des cigales
Souffrance ténue
Dans le murmure des platanes
Tu es tellement douce et sirupeuse
Qu’un insecte se noierait dans le miel
Noir que tu composes

octobre 14th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Ennoblis moi Seigneur
Seuls quelques chats angoras trainent sur ces cimes
Et une musique étrange et claironnante
Avale les cités voisines

Je suis pourfendu
Et affligé que les mégots que je porte aux lèvres
Altèrent ma santé
Ennoblis seul l’esprit quand il marche en sourdine
Et que le monde accouche de ses nappes phréatiques
Restées longtemps ensevelies
Le monde attend sur la corniche
Que l’événement soit aboli.

Car seul le Seigneur sait
Qu’il n’y a ni éternité ni finitude

octobre 11th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Il fait un froid de musaraigne
Et dans la chambre le silence est une quiétude provisoire
Les dents et le visage émacié d’une fille
Sont de laiteuses années à la traîne
Qui se sont aseptisées
Dans la haute cime de la chambre morte
Il n’y a pas de venin
Mais une fin pourtant à tout
Comme reprennent un jour le pouvoir
De vivifiantes lucioles

Il n’y a rien que le transit d’une nuit
Où l’on ne dort pas encore
Je me refuse
A placer du pathos là où il n’y en a pas

octobre 4th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Les médicaments bleus, et le blanc de l’Olanzapine
Agissent comme des vagues évanouies
Et la souffrance lointaine de l’ambivalence
Embrasse des sceptres qui sont des royaumes
Eclatés dans le blanc des murs
Changeants, comme un phare excité
Dans l’océan de la multitude

Les choses larvées écloses
Et la musique des oreilles forment un vase clos
Entre l’Amérique damnée et les terres australes
L’Afrique calcinée et la faim dans le monde
Sévissent comme des pierres dans un grenier
Le silence enfreint le mutisme du monde
J’entends les vases qui se choquent dans la science sceptique
Et les terres aseptisées de ses rencontres

Les gens ne penseraient-ils plus
Dans l’enceinte du monde, qu’à se goinfrer de vases stériles
Les médicaments sont le point de bascule
Entre la mer écorchée
L’enfance à quatre pattes tapie dans une vaguelette
Que combat l’immensité des sciences victorieuses

octobre 3rd, 2018 § 0 comments § permalink

 

Tu comptes
Et le contenant détruit le contenu
Tu calcules la superficie et la durée
Du diamant scellé
Tu scelles le diamant
Et fais de toute matière la dureté
L’amour et l’espace rigidifiés

Pourtant regarde comme l’espace libéré
Est un contenu de spores et d’artificialités

septembre 28th, 2018 § 0 comments § permalink

 

A travers les rideaux entre l’insignifiante lumière
Veine, veine qui m’a trahie
Dans le corps qui ne réagit
Qu’aux artefacts de la lumière
Et l’interminable, l’interminable journée
Embrasse le soubresaut de la lumière

septembre 23rd, 2018 § 0 comments § permalink

CHARME

Dans la rame ou le couloir obstrué où passent
La musique et le battement, obséquieux
Qui tarde à venir
Aucun événement si ce n’est
La sidération non simulée d’une geisha
Aplatie sur la surface plane du sol
Comme toutes choses équarries
Satisfaites d’elles-mêmes déambulent

C’est étonnant

A quel point les choses figées, plaisent
A quel point l’air est meurtri
Et l’unique courant est un fond marin.

septembre 21st, 2018 § 0 comments § permalink

EGO TRIP
 

Diable épris de lui-même
Se morfond de transcendance
Dans une odieuse union
Entre les sphères et soi-même

Maudite soit l’immobilité
Qui m’a confectionné une âme en peine
Car je prends comme une corvée
Ce qui se meut comme une reine
Tapie dans l’océan,
Vautrée comme rascasse dans les fonds
Qui pourtant respire l’oxygène des volcans.

Morte à elle-même la vivante confection
Et le vivant poisson.

septembre 21st, 2018 § 0 comments § permalink

PROSAISME

 

Pourquoi ça descendait du ciel avant
Et maintenant ça vient de la terre
C’est la question de la modernité
Les anciens voyaient le ciel
Et les modernes la terre
Et toujours un peu plus
On devient léger du poids de la terre
Tout comme on pouvait s’enraciner dans le ciel

L’éros qui tombait était le trouble
Et l’identité vacillait sous le poids du ciel
Qui n’a jamais été léger
Si vous dites que les racines sont dures
Sachez que le ciel l’est aussi

La question de la dureté relève du diamant
Qui est dur comme un plaisir malvenu
Minéral et mort

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