janvier 13th, 2019 § 0 comments § permalink

Grands auteurs

 

J’ai une cartographie européenne
De grands auteurs seigneuriaux
Où des vagues submergent
L’étendue fragile de leur monde
La neige toujours, recouvre
Le bruit que fond leurs lettres
Et leurs protubérances cérébrales
Dévalent comme des machines
De poussière et de savantes chimies
Sur l’apanage des villes

La même image se dédouble
Et se disperse dans des bocages
Des lieux où l’étreinte n’avait pas eu lieu
Si ce n’est dans l’orgasme ou l’oraison
Que leur psychisme a semés
Nulle part alors, et partout où va mentir
Et s’affirmer la boue et la neige
La suie noire et les rayons lumineux

 

**

 

Certains fondent comme de la cire cérébrale
Dans le feu lunatique du monde
Et les autres sont les viscères et les lumières
La poussière, la nouveauté qui prend au collet
La tête du cygne et l’égout de la ville
La brûlure est une victoire ancienne
Que des cerveaux amaigris, ont œuvré à faire
Un drame, ou une âme lentement ont pris
Dans le creuset diaphane et le mortier
Pulvérisant la matière et les esprits
De ceux qui ne sont pas nés.

janvier 12th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Le cosmos éclot
Dans la férocité d’une bûche
Ou d’une orchidée
Les fleurs de Redouté
S’élancent dans la marre
Et prennent leur ancrage
Dans une nuit diluvienne
De filles au seins ronds
Et de portes souterraines

janvier 9th, 2019 § 0 comments § permalink

SOLEIL

 

Pour ne rien dire les hommes se taisaient
Les machines confectionnaient de la pâte
Qui lentement se défaisait.

janvier 7th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Oui il y a le magicien
Il essaye dans sa carapace de restituer
Le goût des lèvres à des choses psychiques
Et nocturnes, dans le palais, éthéré du vide
Le magicien fait des transitions
Fait des équations
Et toujours dans les lettres et les paroles
Jamais ne restitue de calculs
Mais avale de la sorte la bile
Le liquide propre à son avilissement
Il s’évanouit, dans les lèvres du monde
Il cabre et dès lors la transition
Avec ses lettres confondent
L’obscurité et la nuit
Au firmament le plus noir.

 

La musique qu’il charrie
Le tonnerre de bonheur
Ne sont pas de simples éclairs
Mais la subite gratuité
Le subit envol des glaives
Et oiseaux intériorisés qui se développent
Dans les dents et les cheveux
Du magicien cabré en arrière

 

La musique avance comme une rivière
Et le rituel est la pure magie
La pure vie sans magie
Qu’elle délivre comme des serres chaudes
Dans la bouche d’un nourrisson
Musique et ce qu’il faut d’algèbres
Pour la construire mais les lettres demeurent
Dans l’évanescence des sons

 

Le magicien spectral
Développe le culte sans code
D’une vie sans demeure
Et de règles étoffées
Visant l’immatérialité, sans magie
Seul le comble de la vie
Insinue ses groseilles et ses veines
Dans la nouveauté d’une seconde
Vacillante comme une trombe

janvier 6th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Le sens intervient dans le silence de nos cerveaux
Pleins et fluides. Aucune sincérité ne peut enfreindre
Notre solitude intensive.

décembre 25th, 2018 § Commentaires fermés § permalink

 

Rêves sur rêves évanescents
Le parchemin bleu s’intériorise
L’immeuble noir a la fonction publique
D’administrer le drame
Tout se construit comme un plafond
Embaumé de balustrades et de rêves bleus
Rien de coriace, rien d’agressif
Tout est enclin au rêve
Et encore le rêve sur le rêve et la cité idéale
Où le bleu du wagon et le noir de l’immeuble
Fondent comme des glaçons
Dans la mélopée du rêve

décembre 21st, 2018 § 0 comments § permalink

 

L’osmose me prend, comme on caresse un chien lunatique
La bordure des rivières
Et la surévaluation des paupières me perdent
Dans un midi concentrique et humide
Où l’on va mourir sur le chemin
De ce qui nous a vu naître
Et s’intérioriser comme la bulle du mauvais chien
Dans l’apanage des villes
Et l’étanchéité des souterrains

Ainsi meurent comme des carpes muettes
La bouche et la chair de l’ange

décembre 20th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Le monde cosmopolite est inodore
Les managers des futures cités
Dessinent des corridors où l’on se rend
Dans les cimetières des anciennes allées
On voit encore, dans de putrides endroits
Ce qu’a été la sueur de l’homme
Travaillant ça et là à bâtir des places
Des caniveaux et des chaussées

décembre 19th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Oiseaux pépiant dans la densité de la nuit
Faisant bruisser l’air d’une bienheureuse tragédie
Etrange, et qui n’a pas de nom
Autre que le silence et l’absence
Et la souvenance de cris et de bienfaisances
De tutelles familiales et de légères fièvres
La voix enrouée du jeune enfant
Accompagne l’oiseau sans qu’il sache pourquoi
L’enfant se porte mal

décembre 17th, 2018 § 0 comments § permalink

 

C’est comme de l’eau qui coule
Comprends-tu
Ce n’est plus la réalité disruptive
Mais la réalité effective ce n’est plus une inflation cérébrale
C’est ta bouche qui se coud à la terre
Et rien qui n’appartienne à cette terre
Que des morceaux de chairs
Ce n’est pas la nuit créatrice
Mais la banalité du vent qui vient et des choses qui viennent
Les choses normatives
Sont des fragments d’autres choses qui se construisent
Le poète est débordé et insensible
Il est le pion du temps
Sur l’échiquier du dehors sensible
Ta bouche est la mienne sans qu’elle soit
Une mer qui oscille

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