mai 21st, 2017 § 0 comments § permalink

 

Je ne vois pas tes sereines cellules
Ni la graisse bleutée qui saille de leurs formules
Mais seule la danse de peupliers flottants
A la bouche de la fenêtre
Comme des grelots dansants.

poésie chrétienne 2

mai 18th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Dormez bien petits enfants
Dormez bien, pères et mères
Car Christ le sauveur est là
Christ le sauveur est là !

Le monde s’est changé en pierre
Et le feu a trahi les paupières
Les balles ont fusé sur la nuque
Des enfants chargés de prières

Dormez bien petits enfants
Dormez bien, pères et mères
Car Christ le sauveur est là
Christ le sauveur est là !

Le poids du feu rageur
La rouille du fer oxydé
Ont déversé leur matière
Sur les enfants éplorés

Les pères ont piétiné
L’échine de leur aimée
Personne n’a appelé
Personne n’a crié
Dans la nuit outrée

Dormez bien petits enfants
Dormez bien, pères et mères
Car Christ le sauveur est là
Christ le sauveur est là !

poésie chrétienne 1

mai 18th, 2017 § 2 comments § permalink

 

Elle a pleuré son fils
Puis a retiré ses lèvres
De la couronne du Christ
Qui charriait les supplices
Qu’elle avait endurés

Ses pleurs et ses cris
Son amer repli
Sa joie dans le dépit
Les pleurs du monde
Christ en a fait l’onde
Où dorment les petits

Elle a pleuré son fils
Elle a dressé son poing
Sur le porche de l’église
A frappé du poing
La voûte de l’église
Mais Christ lui a dit tout bas
Christ lui a dit des voix

Longtemps ses fils, ses petits fils
Ont embrassé le Christ
Puis ses fils, ses petits fils
Ont levé le poing
Sur la voûte de l’église
Mais Christ leur a parlé tout bas
Christ leur a parlé tout bas
Christ leur a dit des voix

Certains de ses fils, de ses petits fils
Ont tant souffert son poing levé
Sur l’échine de l’église
Qu’elle s’est affaissée sur ses assises
Et que l’angoisse s’agitait
Comme les rires et les pleurs
Mais loin de toute église
Les rires ont déserté la peur
Les peines ont souffert la terreur

Elle a retiré ses lèvres du front du Christ
Mais Christ l’a embrassée deux fois !
Christ l’a embrassée deux fois !

Poème retrouvé

mai 17th, 2017 § 0 comments § permalink

 

[tu transpires un jeûne
cette même ascèse qui me fit percevoir
les ganges, les aciers, les plaines, les terroirs

la soif de marcher, marcher dans les bordures
sur les coteaux et leurs vignes, dans les périphéries
dans l’hallucination d’un rêve

mais tu ne l’es pas tout à fait, tu n’es rien
qui ne soit tracé, raturé, tu es ironiquement
saline, ascendante, métaphysique

le rêve ne te réussit pas, tu es son vivant miroir
la route droguée, chargée d’histoire à ce point
qu’aucune mémoire ne vient m’encombrer

à ce point que je vois les indes et ses dangers
les labyrinthes et les milles contes hallucinés
les premières étoiles qu’ont traquées les nomades

les pèlerins qui portaient cette glu, cet éternel
appétit de suivre on ne sait quoi, ce mouvement
qui même endormi agitait le ciel et la poussière

cette même glu je ne la quitte pas elle est pire
qu’une mer qui semble un terme ou un départ
elle colle comme un juillet omniscient]

(suite)

mai 16th, 2017 § 0 comments § permalink

 

se dérègle
se vend
à ce qui la répugne

récif fouetté par une lame compacte
faite d’hommes
réceptacle d’une mer agitée

(suite)

mai 16th, 2017 § 0 comments § permalink

 

cette obstination cette chose au corps
longuement lentement
éternellement me dit sa vérité

(suite)

mai 16th, 2017 § 0 comments § permalink

LE GRAND NIHIL

 

tout découle du fleuve mort dans l’œuf
retourne au jaune avorté
retourne au fleuve couille de bœuf

(suite)

mai 14th, 2017 § 0 comments § permalink

 

je suis le violet matinal de paris
cette image esthétique, image historique
couverture de mousse toits de tôle crémeuse

un degré à gravir, ravir au temps solitude
ciel entier fait de dorures et de préludes

(suite)

mai 14th, 2017 § 0 comments § permalink

 

coriace mer d’un bleu vengeur coriace transparence
que j’aspire pendu à ses jardins enclos

réalité pendue aux millions de jardins
le vivant et la mort de telle sorte que le vivant redouble

gras et mutiques, une fois de plus supérieurs et lointains
gras et mutiques, une fois de plus aux pôles symétriques

(suite)

mai 13th, 2017 § 0 comments § permalink

 

j’ai marché comme un capteur sensible
j’ai capté les âges, cela fout quelques céphalées
c’est le prix, le prix à payer
j’ai marché en capteur sensible
que ces capteurs n’aient les dons de l’éternité
que le langage soit bien faible, si faible à traduire
à la longue, la longue ça fout des céphalées à la longue aussi
les âges et les sens reviennent

 

c’est que je me suis tué dans ce bain universel, j’ai si bien goûté aux pierres
si bien goûté aux quais la nuit, au bruit à toute la trivialité
si bien que j’en ai comme succombé, et qu’une bière que me vendit un pakistanais
me fit boire la seine et ses feux morts, le bruit et la délicatesse
me fit marcher encore plus loin jusqu’à vincennes
boire d’autres bières aux mains des épiciers