septembre 18th, 2019 § 0 comments § permalink

 

tu te laisses tomber
sur les planches de la bibliothèque
je ne sais plus quoi dire sur le mal qui m’est fait
la poésie est de l’instant
la synthèse est une saloperie
c’est un monde relativisé
c’est un monde productif
une clé sur une serrure rouillée
par la science et la divinité
c’est du romantisme

si seulement vous pouviez
parler d’une fille qui se laisse tomber
et si vous aviez l’expérience
d’un bout de terrain qui ne soit délimité
par la synthèse

septembre 17th, 2019 § 0 comments § permalink

 

toi au téléphone tu ries comme une carpe
je pense à une carpe, bien qu’elle soit muette
mais j’entends le rire d’une gorge vocale
tu es ce soleil qui dans les eaux blanches et noires
est un salut ou une gorgone
transperçant le point du jour
dans une artificialité verticale
où les arbres dénudés filtrent la lumière
et l’élément spirituel

serait-ce également un chat, solitaire ou angora
un angora solitaire se passionne d’intelligence et sait saisir
les moutons de laine quand vient le risible
et sait conquérir ce qui déploie le verre
dans cet élément de laine

plutôt qu’une tirade le rire d’une jeune fille
qui n’a pas peur de mourir et dont je dis de son anémie
qu’elle n’a rien d’asthénique
et dont je pense que l’eau dans une souricière
est en verité celle d’un bac où s’abreuvent des oiseaux
des animaux océaniques et terrestres

septembre 16th, 2019 § 0 comments § permalink

 

ils rugissaient dans l’hélium des ballons
mourraient dans la résurgence d’un mascara
ou d’un héliotrope plein du refus
et de la cessation

le temps qui cesse est une confusion
c’est un arrêt sur la croix et une délation
du sublime

 

 

il n’y a rien à dire de concret
sur la tôle d’un désert
et la discontinuité
de cette tôle dans la Seine
rien sur le chemin d’une roseraie
la connivence des rois avec la rouille
et la seine qui passe sur l’électron enfoui
des tenailles et des eaux

septembre 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

demain je verrai la fleur qui ne souffre pas d’asthme
c’est déjà un chemin d’être dans le marasme
et c’est aussi une lumière
dans la tranche de la cité grise
où des morceaux de ce qu’on pourrait nommer
le passé ont laissé des germes qu’on ne voit pas
l’invisible apporte la nuée mais l’asthme
est le temps couvert sur le mal ambiant
qu’il faut respirer comme une algèbre

septembre 4th, 2019 § 0 comments § permalink

Matin d’hiver

 

Perdu dans le sceptre qui s’aventure
Hors de tes devantures célestes
Emu par l’oie de porcelaine
Que tu sembles être avec la laine
Et la consistance du froid
Les fonds de tes canaux, gelés et hivernaux
Palpitent dans le verre des cerises
Dures et symboliques

août 31st, 2019 § 0 comments § permalink

 

Parasitisme pourtant
après que le rayon oblique
parasitisme de la nuit et du système
des choses matérielles et des influx nerveux
des choses qui ne sont pas dans la décoction de l’irréel
il y avait des pies que nous observions longuement
et la volonté de la pie est une énigme
comme les tourterelles qui se suivent

la poésie agit comme une narcose
n’allez pas croire que les choses sont légères
elles devinent un instant que le nerf est effectif
puis se modifient

août 28th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Je te parlais de mannequins
l’artificialité, de ces bras mesquins
les perles qui grossissent
au-dedans de leur sein
je te parlais de conquêtes qui sont le germe d’un délire
où l’arbre est serein
car le soir les formes se posent
et l’on dirait que les mains, sereines
sont des cerveaux amaigris d’âmes anciennes
c’est pourtant un carrefour
et la ville est restée telle qu’elle est
les décennies n’ont touché qu’à des mesures inefficaces
de transformation

on dirait – mais la main tendue et le vol
brinquebalant de chauves-souris exultent
d’entendre une parole qui prend le délire à témoin
et chauffe ces briques et soudures

août 24th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Oui j’ai cette souffrance
mais surtout, l’urbanité s’effondre
ailleurs qu’en toute forme d’espoir
car doivent mourir ceux qui ne disent précisément
qu’une amitié s’est transformée en amour

je me suis effondré, et j’ai bâti
la joie comme un aigle prend les courants
comme une chair est faite de muscles
et comme ces muscles sont une lumière
un paquet d’ozone, dans le tremblement noir
et dans la négativité

comme une forme de chacal en somme
trainant dans un désert sa stature mythique
ainsi que d’autres rongeurs n’ont pas à se plaindre
de leur vie de rien

ma vie est une longue steppe
des herbes d’une telle vivacité
enrichissent des muqueuses au contact d’un dieu
qui protège les boutons de cactus
comme d’autres esprits volages se figurant être des rois
avec cette manière d’être en robe d’hermine
dans un champ battu de cendres
ou les ruines d’une ancienne usine
intoxiquée par l’argent

cette manière de bâtir des spectres
d’engendrer les pierres
et la vie entre les étals

août 21st, 2019 § 0 comments § permalink

 

Tu me dis que d’autres personnes
déversent leur sperme dans le corps de ta soeur
c’est autre chose que je viens porter
parmi les troncs salés qu’on a plantés au milieu de la bibliothèque
avec des artifices dont on ne sait rien
que l’image exempte d’ennui, de grande nature
mais seul cet îlot, seule cette parenté
avec une nature et du sel

les marches de la bibliothèque
sont les rails de la tanière d’un ciel amaigri
les marches sont les seins de la clairière
les marches sont les reins négatifs de la fatalité
qui cogne comme une rose et d’autres spontanéités
qui sont l’étendue métallique
des marches où repose une sentence

le corps du monde je t’avais dit
atteint le poète qui est cet unique dévot
de choses lentes qui l’affament
et torturent sa moelle comme on chute d’un immeuble
le corps du monde qu’on pénètre et la chair de la femme
est un reposoir comme le sont
des objets plus anciens que les veinules du marbre

(écrit à la main)

août 20th, 2019 § 0 comments § permalink

 

C’est sur la commissure
la lèvre et l’endroit trouvé
du salut de la meurtrissure
et du moyen de désagréger
les blocs en paupières
et les années en nids de rivières
que sue l’homme dégueulasse
et le charmant poète

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