mai 24th, 2020 § 0 comments § permalink

AVANT
 

l’accès aux places ferroviaires
et sereines dans l’espace
le piston est une fleur
et sa place où il meurt tandis
que les chaînes de la matrice
définissent la notoriété du rail
et de son oeil convaincu
de certaines détresses

soulèvement dans la tanière
du levain d’une bière
de toisons et de bornes kilométriques
s’adressant au bleu et au vert
dans l’empêchement
lorsque les marques et les demeures
étaient la transparence d’un lac

dans l’imprécation
d’un doute scolaire
s’étalent les lampes de la journée
éclairant la mesure d’un chemin dont les coutures
sont des mains ouvertes et le travail
d’un ouvrier

mai 23rd, 2020 § 0 comments § permalink

 

plaines des raisons anciennes
et des acheminements d’un passé
qui ne peut s’abolir
ainsi que rien n’est révolu
dans les arbres et les appartements
dans les chaises et les fourneaux
les peintures modernes
fusent comme des étourneaux

une brume pleine du sens
et fragile comme sa matière
s’enracine dans le levant,
les croissances
pénitences de jeunesses inscrites
sur les réclames et les gouttières

mai 19th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Des annonces
me signalent une vie divertissante
des annonces me préviennent de l’ennui
grandissant hors des devantures
que ces comédies s’apprêtent
à faire valoir
dans les apogées des suffixes vides
les annonces me signalent une existence hors de portée
des annonces triviales s’égayent
dans la génuflexion des journées
des annonces divertissantes, esthétisme
des peut-être qui s’alignent
des annonces se préparent à s’allonger
sur le divan du vide

des annonces qui peut-être m’auraient diverti
et m’auraient pris à parti
dans la foudre de mon intimité
m’auraient égayé et touché
là où le besoin et les attaches
m’ont lié à ce pilier
d’aucune annonce

mai 16th, 2020 § 0 comments § permalink

Bourreau
 

Est-ce qu’un homme qui assomme le réel
Peut induire autour de lui des meurtres perpétuels
Sans se soucier de la mort
Sans tuer ailleurs qu’en lui-même

Tuer la réalité, la chair du réel
Sans cesse taper sur la nouvelle orchidée
Tuer le désir de la fraternité
Correspondante entre les corolles irréelles

Tuer sans récolter.

mai 15th, 2020 § 0 comments § permalink

 

N’étant presque rien qu’une falaise
Tordue dans l’opacité du rien
N’étant qu’une forme de crisanthemes
Dans le mouvement du certain
Silence graveleux de chantier
Je suis dans l’aumône ainsi qu’une faiblesse
Attribue d’une manière certaine
La possibilité du champ ouvert

Mais les graveleux cailloux entonnent
Le retour du feu.

mai 13th, 2020 § 0 comments § permalink

MARCHER

 
D’abord je circulais dans les rues
assoiffé de rien
comme d’un ailleurs naissant
je voyais, j’entendais
et tout était serein en cette époque
encore nourrie de restes de ce qui fut l’homme
étais-je un des derniers hommes sereins
encore affligé par ce qu’il fut
encore à la découverte d’un ailleurs
comme un quatrain qui vient

l’ivresse me tenait
l’alcool je le le buvais en canette
et l’esprit diluvien de sa matière
c’était des comètes aux carrefours
aux brasseries où l’on s’égayait
pourquoi parler au passé
parce que le présent est un devin hallucinatoire
qui ne souffre aucun arrêt

arrêt sur image
quand on marche la motricité
de la santé qui est l’âme
permet aux désirs relationnels
de s’établir nulle part
c’est la clé des champs
conforme à l’urbanité
qui s’assoit sur le banc
de la dernière lampée
ainsi diogène lâche son écuelle
ainsi est fait le chemin de la vérité
dans le temps qui tremble
de sa divinité

mai 13th, 2020 § 0 comments § permalink

MATIN

 

l’abandon de soi dans le coeur
et dans la vanité de ses spasmes
pénétrants et dissemblables
l’immortalité

comme des branches qui s’expriment
et comme des mouvements solitaires
quand tiennent des édifices
sur la première marche
sur le premier jardin
et la première offense

cela rime avec la sujétion
avec le temps qui radote
sur les marches du perron
sur l’allée de haies
sur le houx mystique
dans la main ce qui est délié

mai 12th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu es belle quand tu es angoissée
on dirait que le vent se soulève
tes yeux exorbités rentrent vers une suffisance
et tu regardes loin et tout près
derrière il y a une cloison
tu vas plus loin encore
que toute condamnation
le regard, ainsi que le gel et l’horizon
sont proches et lointains
comme des nations ou des frontières
qui glissent sur une fondrière

**

 

ici est le sel vivant
l’oubli et la similitude
avec le terrain, le pont de pierre
la friche où est emplacé le cirque
les bretelles de communication
le mugissement calme d’une route
les appareils citadins s’effacent
et le seul poids est le tien
marqué par une absence réfléchie
qui prend feu

mai 12th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Aucune manière de faire de la synthèse
aucun pourboire pour les phénomènes
je suis dans la page d’un autre livre
j’aimerais vivre et souffrir
ailleurs un certain temps qu’en une page
faire un don à l’apostrophe et l’accumulation
de formations vaporeuses

je suis dans le sens d’une énergie dévoyée
êtes-vous certains que dans d’autres mains
la chance tourne avec la sécrétion
d’une âme ou d’un malaise.

mai 8th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Mon cher Picasso
Faites-moi un beau corps asymétrique
Prenez des bouts de ficelles et façonnez des cerveaux
Façonnez des corps qui se rejoignent. Dans la dissemblance
Faites avec des lignes qui délimitent le crâne
Et des bouches incomplètes
L’étrange sourire de l’âme

Prenez tous les bouts possibles des amants parfaits
Les rêves et les cloisons retrouvées
Dans le grand nu de l’hospitalité
Dans la demeure étrange des seigneurs

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