février 17th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Orphée sur les berges, peintre de la musique
Chantre du regain, sophistiqué
De la musique élastique
Et du visiteur happé par la bulle
Orphée construit avec ses doigts magnétiques
Des ors explosifs

 

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Orphée joue ce soir tandis que le visiteur
S’étonne d’être à la périphérie
Où coule encore l’or atmosphérique
Du chantre qui naguère vainquit les morts
Des enfers où il naquit
Avant de congédier le fruit de la vie
Vers le trésor de ses doigts magnétiques

Psyché

février 17th, 2018 § 0 comments § permalink

PSYCHE

 

Psyché, âme, dans l’espace il y avait
Ce qu’ont perdu tes pairs
Qui te tient toujours alerte

Mais laisse un peu tes idées mièvres
Couler dans la vérité
Plutôt que de les ternir avec quelques artefacts

Je suis plus âgé que toi
J’ai ton orgueil aussi
D’avoir évité les gens du regard

J’ai cette vérité à côté que je ne voulais pas voir
Tout en la décelant
Comme tu me voyais sans me voir

Vois maintenant Psyché, comme ton âme est belle
Le sursis qu’elle laisse
Comme un univers en latence

Laisse toi un peu envahir par la transcendance
Oublie, les jeux de la jeunesse
Le magnifique Psyché, n’est pas dans l’apparence

 

 

Ca ne me fait plus d’accélérations cardiaques
C’est miné, c’est mort
L’océan s’est retourné
Et les coquilles ont été reconduites au créateur
Les passions sont terminées
Et la fin de la passion, s’est perdue dans des méandres
Qui ont choqué la cloison
Tout ça pour dire que je n’ai plus d’accélérations
Mais une passion blême
Pour les choses de la raison. Qu’elle vienne
La salope adolescente
Qui était la vraie passion.

février 15th, 2018 § 0 comments § permalink

Pansaers

 

Tu respires, dans le coin
Où les lettres d’un surréaliste fou
Se sont attachées à la grande ventouse de l’âme
Ont laissé filer une impensable énigme
De négativités construites
En guise de félicité
Par sa parole tourmentée
Les édifices boulonnés se dévissent
Sucés par une langue fébrile
Crachés à la vessie du monde
Pour qu’une essence nouvelle
S’émancipe des mains mises

février 13th, 2018 § 0 comments § permalink

 

As tu fini Cécile, de couper le cordon du drame
Avant de l’avoir goûté
Coupe le avec les dents au moins
Que tu puisses avoir un avant goût du sang
Coupe le avec tes mains et tes ongles
Fais glisser sur tes mains les caillots de sang
Que tu sèches comme un hareng saur
Dans l’arrière boutique des poissonniers
Pour savoir un peu ce qu’est la souffrance
De voir sa chair s’émailler
Dans le creuset ou la fosse où s’acheminent
Les méfaits de notre délivrance.

février 6th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Si tu savais jusqu’où
Je deviens cynique et vulgaire,
Quand la nuit tombe
Jusqu’où vont mes serres de rapaces se fracasser
Contre des proies imaginaires
Et comme je tremble d’être tellement insensible
Face aux drames et aux guerres

Si tu savais jusqu’où, je ne sème aucun pleur
Parmi le monde vaste comme un confetti
A quel point je souhaite le malheur
Aux anges et aux visages déconfits

Je ne regrette rien, que le mal que j’inflige
Aux durs citoyens qui m’affligent
J’aimerais sûrement les voir mourir
Dans un tremblement de cratères
Les voir vomir leur ulcère.

février 6th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Je voudrais te lire encore
Mais le monde est bruyant, et fatigant
La fine pellicule que tu recèles
Est l’écrin qui délivre le monde
Comme un diamant noir et cruel
Qui s’envole parmi des fins désespérées
Où l’espoir souffrant était congédié
Parmi la voix et l’étreinte de tes lettres

La chose est partie, si fine
Qu’une herbe l’aurait lacérée
Alors que dire du monde cruel
Et des choses égarées
Des blocs de pollution parsèment le ciel
Et je crains de mourir étouffé
Le bois flottant s’en va
Je t’ai perdue, au fond de toi.

février 5th, 2018 § 0 comments § permalink

PRIERE

 

Le trouble d’hiver parasité
Alors que neige nous eût été échue
Neige collante à la surface des lèvres
Des terres et bâtiments qui nous scrutent
De leur même et ennuyeuse haleine
Ce parasite persistant du bruit pourtant
Doit fondre entendu que les choses sereines ne sont
Accessibles qu’aux âmes qui s’aiment
Ainsi le trouble viendra
Sous la gangue et la monotonie
Les choses se délasseront

Trop de spirituel dissout l’espoir
Trop d’intellect enfouit sous les arts
Qui ne savent manier réellement le cœur
La psyché qui commande le monde

Bien qu’il faille se protéger du froid
L’haleine et la chose tranquille infusent
Dans le réveil du monde et le désir
Entre comme un sommeil immonde
Qui pourtant anime chaque chose
Dans un battement de paupière

janvier 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Oh Orphée dis leur qu’on ne peut pas faire de mal à Florian
L’enfant blond que tu protèges
Passe par les éboulis sans que les pierres chutent
Les devantures des magasins s’offrent à lui
Comme des myriades de nids qui lui sont échus
Et loin jusqu’en Slovaquie
Les animaux le flairent sans s’attarder

On ne peut en vérité, enfreindre les lois orphiques
Car aucun enfant ne meurt d’être dépossédé
Orphée chante la musique
Et sert dans ses doigts le nombril
Des enfants et des parents célestes
Rien n’enfreint les lois de la gravité
Que l’amour d’Orphée

janvier 30th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Tu n’as pas vu les montagnes de kirchner
Qui dans sa retraite, loin
Des décadences puritaines
Des haines difformes et ennemies de la paix
Tu n’as pas vu ses montagnes
Décoller de l’air comme du soufre
Et comme du sucre rose
Comme les choses s’aplanissent
Dans un bain spirituel

janvier 28th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Le rose crémeux des méandres
Nous occupe à mélanger à tes lèvres
La pesanteur de l’univers
Montagne alpine où les corps légers
Tombent de leur poids dans les précipices
Que la pierre de tes lèvres emporte
Dans le tourment des lieux évincés
Oubliés qui seuls avec ta bouche
S’éclairent d’une vieille vanité

Dans cette éclaircie de roses
Tu calmes les malheurs par ton apothéose
Et renchérit de douleurs
Par le bien que tu exposes, par ta bouche
Scellant le monde et l’univers
Dans une tourmente close