novembre 24th, 2020 § 0 comments § permalink

FOCALES
 

Focaliser, c’est ajuster la perception
traiter les données
ou bien faire comme le vent se peut
être énamouré de l’instant
focaliser est prendre dans ses mains la tension de l’atmosphère
la densité des flocons
ou bien recevoir les informations
c’est se pencher sur la balustrade, le baldaquin
recevoir l’élan qui n’est rien
subir les particules qui nous tiennent
se départir du rien
se solder dans le grand vide

c’est manger ou jeuner
dans l’éclair invisible
le toujours donné ?

novembre 24th, 2020 § 0 comments § permalink

EKPHRASIS
 

Tu as une odeur de framboise viciée
quand vient l’air froid du dehors
ressusciter de sombres années
à la traine dans des coffrets
où souffre l’ambroisie
de ses trésors

framboise pourrie
que sont les signes de la légèreté
que sont les douteuses douanes
d’un passage forcé

tu sembles hériter d’odieux ancêtres
la malléabilité humaine
et forger avec des concepts abstraits
les mauvaises pensées de l’homme
tu communiques avec le divin ainsi qu’un âne
braie le long du chemin.

novembre 24th, 2020 § 0 comments § permalink

NEGATIVITE
 

La négativité est un éternel recommencement
face au vide furtif de l’univers
sans cesse j’ajoute ce qui ne peut se rassembler
je recommence, dans la tension nerveuse
d’un infini mouvant

je donne des exemples :
un corbeau bat des ailes, un âne se fait battre
aujourd’hui : un algorithme remplace
la section définie, qui m’était dévouée

je trouve un charme à ce que l’on épelle
mon âme dans la contrariété
recommence, à me charmer
une tête indifférenciée
de jeune femme.

novembre 22nd, 2020 § 0 comments § permalink

PROTUBERANCE
 

il n’y a rien donc
qui ne soit la seule égide où le vent crevassé
teigne les maison et les immeubles
d’une communauté mélancolique
d’esprit froids et stériles
c’est dans ce terreau de connerie que s’éveillent
des beautés prématurées
qui une saison découvrent
avec leur pragmatisme quelque chose que finalement
elles laisseront

c’est dans les barbelés, dans le fruit du marais
dans les riches demeures
et les façades polies
les pans de bétons que sont les âmes
il faudra se faire au dilemme qui récolte les moissons
dans le seul creux de l’âme
et opérer dans l’air ouvert
les nerfs qui savent jouir
de ce sinistre marais

cette protubérance d’esprit
qui puise l’illimité

novembre 20th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le dépassement n’a pas de genre ni de mode
je trouve ma voie dans la trésorerie des plantes
un suc m’affecte puis je déambule
dans l’allée où viennent les temps secs
je trouve le présage et le sinistre
plus je déménage, plus je me fais à une idée
que la terre devient plate quand elle ne puise
aux délicates rumeurs du sensible

je suis l’éloigné d’une autre demeure
plus vacante encore que les terres anoblies
par la présence des jeunes
je trouve dans le lait de l’histoire
ce qui vient, et me transporte
dans l’avènement encore frêle
des esquifs provisoires.

17.11 16h

novembre 20th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Grande femme au manteau beige
les pores offerts
à la galanterie mâle
toi délicieuse désavouas
l’outrage qui m’était fait de te voir
et m’incitas comme un cornet à s’ouvrir
comme une bouche à fleurir
et le regard seulement
décrivait les cercles adverses

quand vint une situation
simulation de devenir
dans les fontes de l’après
dans un parc automobile
ou bien celui, tu sais
aux quatre magnifiques cèdres.

novembre 20th, 2020 § 0 comments § permalink

LE TERME D’UNE ANGOISSE

 
Je vois des patineurs
longuement ils patinent
dans ce centre névralgique
ils m’invitent à les suivre
dans ce terre plein sauvage
l’air est tellement aminci
qu’on patine encore à les voir
sourire et se multiplier
sur de la glace féconde

c’est au bout de l’angoisse
qu’ils m’invitent à les suivre
et pénétrer cette demeure
de nulle part, d’aucun monde
d’une journée meilleure

novembre 18th, 2020 § 0 comments § permalink

LE VENDEUR DE TAPIS
 

Ce vieil homme me disait d’une voix douce comment
le tapis était fait de lignes irrégulières
et comment ceci était un gage de qualité
c’était un homme qui dans l’affront du temps
persistait doucement avec l’esthétisme de son tapis

je le lui aurais acheté
et c’eût été un beau tapis pour moi
il m’aurait accompagné tous les soirs et les jours
se serait épris des poussières comme des transparences
et longuement aurait muri dans mon antre

novembre 17th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Je ne crois pas aux tissus de liens qui se déposent
j’avait dit que sa tête était un monde à part
posée sur elle-même et brisée
ses racines absconses déposant leurs radicelles
sur le monde environnant
pourquoi alors le contact est-il coupé
pourquoi la semonce qu’il endure
ne verse de ses eaux sur ce vaste monde

le visage à part et les rêves aléatoires
murés par le présent et ses évènements
plus d’ancienneté qu’un arc dissous
qu’une voûte ambulante dans le cercle du savoir
qu’un entrain à être, par-delà les chaînes.

novembre 17th, 2020 § 0 comments § permalink

ERRANCES
 

Je ne me souviens plus pleinement de mes errances
les unes étaient dans la nuit et le poteau
les autres sur les terres échevelées
les unes aux routes et les autres
dans les tombereaux d’astres qui se faisaient
mais toujours le son d’une solitude
et la renaissance le lendemain de l’olivier

je me souviens encore de certaines ombres violacées
d’ondes bleutées
mais dans la gorge toujours ou bien l’ivresse
ou bien la déconfiture d’années soumises
le vent du dehors est un reflet
où l’on n’objecte que sa conscience
mais le corps est témoin des seules draperies
des seuls blasons, et de l’indifférence

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