mai 22nd, 2019 § 0 comments § permalink

 

Je descendais, après avoir été
Sans cesse relégué à une plus pure solitude
Une plus étrange manière d’être seul
Et d’être au fond de son précipité.

Ce n’était pas tant des déconvenues
Mais des ébriétés et des débris qui m’amenèrent à descendre
Et à sonder ce sol souillé de pierres et d’essences
De la paraffine dans une usine voisine
Envoyait des stimuli
Et une étrange bâtisse ressemblait à un silo obèse

Je descendais les marches dans un fracas sonore
Atténué par le sable dans l’air
Et la distance que des aboiements peuplaient
Comme une ivresse d’été qui s’oublie
Dans les entrailles d’un monstre
D’une névrose ou d’un temps subtil

Je m’assis et vis la peinture verte d’un léger cylindre
Ainsi dans l’air qu’une âme omnisciente
Petite et effacée, infinie.

mai 20th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Aime-la un peu mon ironie
Elle ne va pas te mordre comme les pattes des coléoptères
Elle va rejoindre une question
Que tu vas te poser en fait, plusieurs questions
Vont se poser et c’est un vertige vide de suspens
Une collision de choses inodores et indolores
Qui vont se verser
Dans le seau où l’on puise des crustacés

C’est assez anxiogène mais moi vois tu
Je ne ressens strictement rien qu’un froid
Qui n’en est pas tout à fait un
Disons que mon humeur s’accorde avec des choses finies
Et que j’espère trancher une outre ou un vase
Pour que se déverse un peu de cette stupeur
De faux antiques et de lampes factices
Quand on savait encore cueillir un semblant de sens
D’olfaction et d’ouïe
Dans une mémoire qui était évidente

mai 19th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Saisis moi le poignet car je suis dans la tourmente
Mon bras dépend de mon cerveau
Et ce serait un présent que de voir
Au-delà des strates qui se sont accumulées
Ce qui me trouble et me peine
Dans le fond qui n’est le sujet que de lui-même

Je ne fais que murmurer
Dans cette sombre steppe et cette tourmente
Qui précipite chacune de mes pensées
Comme des poignards gelés
Dans le précipice de ce silence
Et d’un corps immobile qui ne sait
Où mettre sa taille et son poids
Dans un monde hostile

mai 19th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Le monde latéral des périphéries
Tombe en symbiose entre ses verdures
Et le feu pourri, amorti
De cerveaux stériles, de fripouilles inertes
Brûle jusqu’à dévaster, un temps
La moelle osseuse de la planète
Ne t’empêche pas de faire hurler ce feu
Tant que ton corps ne sait ce qu’il ingère
Il y a des mesures qui s’équilibrent
Et des fleurs dont la tête est penchée
Par ce même poids du soleil.

mai 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Je ne te demande rien
L’air qui passe par tes sinus, je le respire
Me rendent heureux les flux qui circulent
Et le souffle que je sens à peine
Je ne demande rien qu’être à ta portée

Il y a une odeur précieuse
Qui circule dans les conduits osseux
Les tutelles de la chair qui sont
Des trembles ou des hêtres

mai 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Tu regardes vers ce monde oblique
Tu t’évases dans le temps
Et perce un secret qui ne se dévoile
Tu fumes, et prends dans la mer et la vase les ailes
Qui permettent au monde
Aux cornées secrètes
De se dégager des sommes terrestres

mai 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

J’entends l’oiseau de nuit, les choses s’inversent
A vrai dire il n’y a pas de feu mais des lames
Des pellicules les unes sur les autres
Des chants qui transpirent certes
Mais tout est nouveau dans l’érosion de la nuit
Ca pourrait être une après midi grise et verte
Mais c’est tout à la fois ce qui grésille
Et le plus élimé possible

C’est un chant qui s’éteint plus qu’un feu qui transpire

mai 8th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Il est surprenant
Que tes iris aient la couleur du minéral
Surprenant que ces deux appendices
Cette organicité semblent du marbre
Des terres que balayent
Les roches et les laves anciennes.

Pourquoi ces deux appendices
Me tiraillent
Pourquoi le gris sépulcral

mai 6th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Oui c’est la toute humidité
Humide humide humidité
Que ta chair et ton visage disent
Tant ils sont trempés dans un vase
Le vase, vase unique de chair
Le vase où l’eau stagnante
Le vase où la déferlante
L’unique cascade de mascara
Décoche une chair et une plaie
Bleue où l’humus ruisselle
Où nous serons confinés

Quand viendra la nouvelle
Comme une feuille légère
Embaumer l’atmosphère
Au lieu où fermentent nos désirs
Comme des succédanés
Comme des succulentes
Traverses qui nous guident.

mai 6th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Il faut se fossiliser
Pour pénétrer l’impossible
Et que l’immobilité fasse son nid
Qu’on pénètre la rosace et bien qu’asséché
On comprenne l’humide plénitude
Pleinement cérébrale

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