Poème pour Diogène (suite)

novembre 20th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Citoyen du monde
Et pas un seul d’entre eux ne marche libre
Mais le citoyen est bien plus riche
Bien plus libre que le monde
Le citoyen est l’agent libéré du monde
Dont la seule tâche est de parcourir
Ce qui lui est échu, tout

Le citoyen du monde est une anomalie
Voyez le caprice qui est le sien
La modernité de tous les jours
L’éternelle modernité
Qu’il a d’être le citoyen
De tout ce qui est condamné

(suite)

novembre 18th, 2017 § 0 comments § permalink

 

La technologie est une salive, qui
Entre aux dents de l’histoire

Elle entame les marches du progrès
Avec les vers idéalisés du mieux-être

Et prend au collet les anciennes vindictes
Tranche au sommet les neiges insatiables

**

Le lent écoulement des vases concomitantes
La rose fendue où se cimentent des extases

Jusqu’au dévouement du derme où pensent
Des chantres endormis

(suite)

novembre 18th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Ceux qui voudraient joindre le sentiment intérieur
Aux influences minimes de quelques substances
Pour autrement, confronter le monde et l’âme
Au corps délié

A cette sublimation de l’image
Cet état limite, absorbé
Marchant à l’unisson par la folie des pensées

Qu’AUCUNE BRIDE réactionnaire et hargneuse ne peut amoindrir

 

Marche dans l’âme, dans l’air, la nature, les bords de Marne
Que le pas soit l’entrée de la folie, du délire
Les bases de l’étrangeté

(Brouillons 2017)

novembre 18th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Que n’ai-je trouvé par l’opium
La poussière de l’enfance
L’impression première
Comme une reine ancienne
Ressuscitant d’elle-même

Ah l’opium est la plus belle des choses
Au rêveur et au dissimulé
A celui qui aime ne rien faire
Que dilater l’espace et mourir
De cette profondeur comme on entre
Dans l’espace d’un livre.

novembre 14th, 2017 § 0 comments § permalink

 

La pensée forte descend
D’un soleil en pente dont le dénivelé
Etreint nos têtes par des mains de charretier
Ces mains pourtant laissent passer l’invisible
Ces mains dures, puis molles comme des femmes
Mains sensibles qui ont durci
Avant que d’exploser en sable

novembre 1st, 2017 § 0 comments § permalink

 

Le soleil d’hiver, froid
Le réconfortait
Il lançait des invectives
A la ténacité du froid
Qui dans sa chambre, l’enveloppait

Il mourait lentement
De l’élancement du bonheur
Comme si un front de femme
L’emmenait

Dans la chambre ouverte
A l’instant mesuré
Des minutes qui s’écoulaient
Bougeait un meuble
Comme une terre boueuse
Des berges languissantes

La patrie du ciel se retournait
En partie, dans l’imaginaire
D’une colombe dissimulée

(divagation poétique)

octobre 30th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Bossuet a tué le désir
Même Sénèque était accusé
De s’éloigner des choses du vivre
Des justes choses et de la raison
C’est que dans la peine et l’affliction
Rien ne se doit de conquérir
Le bonheur de la sujétion
Car seul à Dieu revient cette peine
Et Dieu seul décide de la joie

octobre 30th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Les oranges frissonnent sous d’odieux paradis, et toi, au point de congélation, tu frelates des idioties, tu embrasses le diamant de la terre.

Demain le diamant et sa sinistre compagnie feront des strates dans le ciel, et des flûtes d’orgue aux rochers.

Les éperviers, confus de sinistres présages, mourront dans les tapis des marchands.

octobre 18th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Car il pleurait, et le pleur d’Orphée
Est la vacance sans mesure des grèves où il jouait
L’envoûtement de l’aube, l’élastique du crépuscule
Où Orphée grandissait en jouant, et allongeait la lyre
De par la magie de ses doigts de poète
La musique et les pleurs, baignés des seuls animaux
Parmi la voûte et la canopée, la terre meuble des berges
La vase intermittente des soleils, la musique et les pleurs
Transformèrent les berges en des cocons spatiaux
Irréels, hybrides, où les bêtes venaient comme des bulles
Boire à la lyre, et succomber aux pleurs solaires
Défiant toute nuit qui pourtant l’assaillait
Mais la lyre, la lyre…

octobre 14th, 2017 § 0 comments § permalink

 

Être dans la mesure du temps vacant
Du temps composé de concepts évanouis
Du temps amoureux d’une chose confuse
D’une confusion qui donne naissance à l’amour

Être dans le temps vendu aux poulpes
Aux ventouses de l’âme et aux écorces perchées
Dans la nature marine la cathédrale engloutie
La persévérance du temps qui rajeunit

Être dans le temps clément le temps éternel
Le temps qui retourne les concepts et la langue
Le temps qui a soif du temps et des heures
Qui passent comme un fond vacant

Le temps célébré par les crêtes rocheuses
Par l’ozone vide et plein de la tête aux pieds
Le temps avalé par les empreintes du ciel
Le temps qui a succombé aux fossiles du ciel