juillet 18th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Il y a comme un manque d’amour en moi
Une carence affective se construit et se cristallise
Dans la bouche de l’onde de nuit
Dans la ronde des danses nocturnes
Des denses oiseaux pépient dans l’onde
Les choses s’évanouissent après
Lentement avoir été dégrafé du monde

Alors se produisent des larmes issues du sel
De l’imagination et du sucre du rêve
Ou devrais-je dire du feu de l’imagination
Et de la cire du rêve

Epris de choses tristes et salvatrices
Mon œil voit dans le noir de mon corps
Les choses salvatrices qui percutent l’homme
Autant de fois, qu’une crise ou une asthénie a lieu
Le lierre du rêve et les nappes de nuit
Qui ne sont pas encore tout à fait la nuit
Mais une pellicule encore, ténue
Mais forte dans l’étirement de son velours

Les choses de nuit happées, lancées
Dans la terre cristalline et les champs diluviens
Qui doucement pleuvent dans l’onde
Et pleurent sur la joue de l’enfant chrétien

juillet 15th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Dans un gris et vert bocage le faune
Que je suis subit l’injonction du monde
Je passe et repasse sur le piédestal de granit
Le basalte sauvage où succombe le monde
Je noue des charmes, et des atrophies
Viennent s’exclamer que c’est le soir
Et que l’air est dur à supporter

Diogène le faune assis sur des racines
Animal nonchalant au pied d’un hêtre massif
Dans l’impression du soir, qui pénètre
Les pistons du temps, et huile
Les machines de l’instant

Mais j’aimerais qu’il en soit ainsi
Que la nature sans cesse dénaturée
Soit toujours nature, et que la flamme
Du sourcil de l’animal s’y trouve bien

juillet 14th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Tu avais toute ta vie te disait ta mère
Tu t’es enfui comme un grain dans l’atmosphère
Tu aurais pu mourir dans une sombre tache d’huile
Près d’un entrepôt où coule une rivière
Tu serais mort, comme une odeur de talc
Rencontre le souvenir
Faussé par la mémoire

Dans un fossé on aurait recueilli
La sève mordante de tes années
On aurait célébré ce beau corps
Avec un peu de céleri orangé

juillet 13th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Le calme bouddhique du parpaing
Emboise, une odeur de venin
En tailleur comme un chien
Tu médites sur l’exil
De ta bouche scellée
Et de l’aine moqueuse
Où sont posés tes bras
Prise en églantine
Par la chaleur de tes mains
Dans leur geste ultime
Tu dresses des appâts au vide
Et sème un charme certain

Le parpaing et la poussière
Méditation des ornières
Des œillères qui voient
Tes sourcils et marques
Congédient toute prière

Drame plus riche encore
Que les comédies banales
Des escrimes de joie
Tu plantes dans la chair qui subsiste
Le drapeau et la flamme
Et boit l’inique liquide
Qui coule sur tes bras

juillet 13th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Tout s’abrège
Dans une liquidation
Qui a lentement pris forme
Pour qu’un peu de matière la soulève
Comme si le cœur était témoin
Des seules choses qui tremblent

Liquidation et ornières de la fuite
Dressant le chemin exigu de la félicité
Le lien ténu qu’un flocon
Un brin cassant d’herbe jaunie
Décortiquent dans une vallée entière
Jusqu’au seul épi

Décomposition, surmenage.

juillet 12th, 2018 § 0 comments § permalink

 

La collision de ce ciel nocturne et sage
Avec ce qui broie dans le jour
Ce qui subsiste à la parodie
Des nuages évanescents
La lourdeur d’une sagesse vient
Dissiper ce qui était dissout
Des nappes puissantes se cabrent
Dans le séjour de l’intellect

Dans la nuit il n’y a rien
A dire que l’étendue est un sillon de vapeur
Issu des mers condensées
Il y a l’espoir mêlé au savoir
De la conviction des jours

juillet 12th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Le sentiment amoureux est une déviance
Offense faite à la libido originelle, il gravite comme une mouche
Lésinée par le miel

Il meurt sous les coups répétés d’un algorithme
Fait d’équations erronées
Bête pensive et passive théorise
Des chemins philosophiques et verbeux
Son verbiage s’intériorise
Comme une carpe longuement
Disparaît sous les eaux.

juillet 12th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Mon cœur s’accélère
Comme si le cosmos la broyait
Comme si ce dont nous dépendons
La strangulait jusqu’à ce que saille sa bile
Se déverse le chaos contenu
Par le piaillement
Par la frénésie d’un derme où poils
Et langues s’irisent, et s’émonde
La juste mesure olfactive
La juste oliveraie

Le juste jus d’agrume et l’huile
De feuilles d’olivier, la pression
Où les choses caillent en surface
Construisent une structure
Où nous sommes effondrés
Confus et broyés
Par l’étendue du cosmos

juillet 6th, 2018 § 0 comments § permalink

 

Double hélice d’hélium
Qui ne semble plus convaincre
Et fait un effort de synthèse
Pour ressusciter
Le temps qui vient comme un diadème
Enguirlander la pesanteur du monde
Le temps vient comme le fait accompli
Exige que rien ne subsiste
Peur d’une fin subite
Dans le médicament du soir
Et la phalène entre par la nuit
Pour secourir le miroir
De ce qu’elle ne verra jamais

Le temps se torsade
Comme une ellipse partielle
Et la pleine durée
Dit aux traverses de fer
Qu’elles sont immobiles et figées.

juillet 2nd, 2018 § 0 comments § permalink

 

Ne rien avoir que la félicité du maquis qu’environne
Les glorieuses têtes des pins
Qui sont toutes et tous le pain
De celui qui sommeille ou assis
Nonchalamment sur la grève du monde
Ecoute bruire ses refrains sans cesse
Neufs et soudains dans le départ
Ne jamais faire que posséder l’aiguille du monde
Qui tient en joue les systèmes
Posséder la seule chose qui s’abrège
Dans l’élan illimité de soi

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