Archives par catégorie : Poésies.

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Venice (Richter) J’avais été moi aussi près des brins d’azurPrès du cours du fleuve et près du cœur de l’étéTout était si vertement ouvert au centreOn trouvait à l’intérieur des grandes coquillesChargées de substances et de désirsD’hallucinations logées en soiComme des images successives Comme des parois visqueuses

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ENLACEMENT* L’espace est noué comme une spiraleDans les tempes et dans le houxLe septentrion sont tes seuls verresTes yeux soulevés par le phosphoreL’imagination citadine est tellement subiteQu’on ne vient jamais sur la routeEt que les arêtes ne se touchentLes angles boivent dans la soucoupe de taPetite maison et ses navettes Du couchant qui jamais ne […]

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L’œil du cyclone. Tu admires ce qui est plein et soignéEt respires la santé, seule qui accompagneLes pensées étalées en d’autres placesElles se régulent dans le monde de l’inconscientInconscience marine du monde de l’instant Ce qui te constitues assassine la routeTu n’es plus dans ce qui avait fait jusqu’alorsLa bureaucratie de certains événementsLa sensation est […]

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Champ.* Donne-moi ce vif plaisir, égosilléComme sont les tableaux que tu aimesLa salve n’est rien qu’un mortier abandonnéEt dans tes haines des prairies déconstruites Dans le mélange des soifs, seul ton poidsMe désaltère et me vide de mes fluidesExaspérés de n’être que ce champ électriqueEt humide comme des câbles télégraphiques Le champ premier, où les […]

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Pins au coucher du soleil. (Van Gogh) Les arbres sont décapitésLe soleil meurt dans l’après-midiLa nuit se lie à ce qui est le sang finiLa grand-messe des riens est isolée Un arbre est si vert et si vivantLes tons gelés sont morts éhontémentDes paysages endurent le soleilQui s’éternise dans son fiel Des plaidoiries s’imprègnentDes fragments […]

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Arbres d’automne (Egon Schiele) Tu n’es rien ; le paysage te dit un mal Tu n’es rien mais la lueur est rouge ; le soleilEst un tremplin vers ces infinies ruelles Tu es seulement le pion qui s’afficheLe pion où s’infiltre une grande messe La nature est ce vide bien enveloppé Gainé dans la douce […]

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Quatre arbres par Egon Schiele Je vois ces arbres ; ils sont la détresse émotionnelleC’est en portant cette racine ; et ce rien volatileEn ruminant une pensée ; qu’est seulement stableCe sentiment ultime de détresse mélancolique Il y a des piliers droits, de froides psychosesElles entrent en soi et gèlent ; des blocs tiennentEt ne […]

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L’offrande (Fernand Khnopff) Tu offres une rose au buste de marbre ; il te regardeTon bras démesuré est l’hélice où tourne le savoir de l’artisteIl est lisse et agit comme celui d’une mante ; et fort de sa chairDécrète au temple ce qui bouge jusqu’au méandre spirituel Tu garnis la croute terrestre de cet espace […]

E (3) 08.07.21 0

C’est moi le chanceux qui aie droit à ton ventreQui aie droit à ta possessivitéA ta folie compressée en une bulleQui me convainc d’aller au bout encoreDes limbes de ton corpsEt de ton esprit sournoisC’est moi qui mérite la plaieD’être crevassé en toiD’être ton réduitDe dépendre des battementsEt des oraisons criardes de tes émoisTes désirs […]

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PHILOSOPHIE Quand je reste agissent en véritéLes lois algales et pleines des corps et des ennuisLes règnes des bois pourris et des méandresDe vases et d’autres foutreriesC’est là que s’étalent les biens primordiauxQui longent les berges et les nuits solitairesLa nuit est la rumeur des autres seulementSans d’autres traces que les premières naissancesLes manières de […]