Archives par catégorie : Poésies.

Premiers textes 0

PREMIERS TEXTES   (PORTER LE MONDE)   Je poursuivais une chose d’une telle clarté qu’il m’était impossible de la nommer (était-ce le soleil ?), je la serrais très fort, j’étais son fils et son élève dont les nerfs enflammés, adoucis m’irradiaient vers l’ignorance, le bain de soleil. Le monde s’évaporait sous l’influence de cette chose, […]

« je ne vis pas seul » 7

je ne vis pas seul, je ne le suis que dans la nausée du trop ce n’est pas un détour que de l’avouer, c’est l’immense conjonction des êtres vus le partage toute une extension qui me dit que vous existez, ne suis-je pas aussi une abstraction, un être fait de choses fantomatiques et nerveuses simple […]

Séparation 0

SEPARATION Je me choque à ce réel dur, granit vague, l’iode marin seul m’apaise, le clapotis, histoires de falaises et d’oiseaux, une origine transparente. Un présent plastique souffre un brin, bile de la mer, amertume de l’azur lui apportent ce goût d’inachevé. L’oiseau géant seul dépasse le mythe, l’oiseau purement enfantin brûle le lieu, les […]

une parole 0

  glacis de choses figées, vase glauque enfermant son eau terreuse son battement d’angoisse dans les fibres flottantes toute la décomposition de la plante : précisément j’entendis comme une mise en terre ici est morte une première fois dans une vive lumière celle qui me tint et d’où tu viens elle est morte et tout ce […]

Lignes ferroviaires 0

LIGNES FERROVIAIRES     je sens ma mort datée de onze années elle n’est pas tout à fait morte mais tant avalée que ses cendres ont un goût de poussière tellement irréelle, diffuse et rien n’a changé au décor mêmes édifices, toujours la même matière, la même rigidité mon rêve d’alors est en carton pâte […]

Êtres 0

Êtres un prisme joueur, une trombe marine un liant vert une gouttière envahissante, inquiétante accumulation de possibles êtres un éreintement des lierres les immobilisent ce qu’ils sont se supplante à la pensée s’accumule et gonfle dans un bassin irrigué par des nids de pensées à quoi jouent ces êtres puérils ces possibles éreintements

lueur et béance 0

marche nocturne marche sur le boulevard longe l’immensité obscure c’est à Marseille sur la Corniche quelques chiens trottinent : tout est vagabondle jour a fondu dans la béance noire et grésille en petites étincellestout se disperse, se recroqueville dans sa lueur jalouse les signaux les habitationstoutes les données marines, les longues traversées les choses aperçues les […]

deux poèmes 0

or noir seul en partance, seul démuni contrées de fer à la composition granuleuse, virant à la rouille virant sur le tranchant à saisir contrées magnétiques d’aurores renouvelées un monde enfantin fantasme sur le rêve et l’esprit des fils enlacent des images un monde de nerfs où s’accordent tous les défis l’entrée dans le gisement […]

le sel est ici 8

LE SEL EST ICI les scribes et pharisiens chassés, vient la possible folierejetons nos pères tyrans, allons plus haut encoreau-dessus des rameaux, des derniers épisplus proche de l’anti-déluge où rien ne s’altèreaucune punition, aucun souffle restrictif tout semble quasi-éternel, ce qui décline n’est qu’un vinaprès les heures d’ivresse, les disparitionsfêtes de bergers, concert de brebis, […]

Longuement intérieur 0

LONGUEMENT INTERIEUR les brèches de ciment, les brèches d’une fausse lumière se taisent dans une fièvre, ses parpaings blessés, carreaux opaques une œuvre gribouillée, léchée fait une alchimie contrainte. les choses bâties, cimentées, équarries ont pris la fuite du temps lui font un triomphe, le lierre et le bourdon collent à cette victoire la musique, […]