Archives par catégorie : Poésies.

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  Jouir dans un sphinx mort Un sphinx de basalte Sphinx noir où le minéral La pierre noire millénaire Sphinx où l’inorganique La possession et l’emprise De la pierre figée Semblent vivants.       Il manque de l’air Au sphinx des fonds Aux chats asphyxiés A l’épave du paquebot De l’oxygène A celui qui […]

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  De là me viennent des plaintes anciennes D’anciennes, si anciennes secousses Alors que mes os formés concentraient des souffrances Des drames familiaux, des tessitures de voix Etouffées en de tragiques propos

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  Il s’exerce à des nuées de scènes Des actions gourmandes de rire Cerclées par des fils à marionnettes Des projections intériorisées Des projections qui partent Sous le joug de la nuit comme un muscle Et s’éclaffent en se dérobant à leur rotule Pour lentement, faire succomber Déstabiliser le sang de leur victime Qui est […]

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J’étouffeAutant que l’air suffocant persistePar petites buéesPar condensation et lapements de chatD’animal errant dans sa fugueJ’étouffe autant que les principes de l’airS’amenuisent sur la corde que tu tiensDans les nuances que tu torturesEt ma bouche abandonnéeAspire des morceaux de nuées

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  Je me demande pourquoi ce silence qui me porte Est en tout semblable au mutisme noir Comment la vibration d’un après midi suspendu La couvaison du soir peuvent Contenir ce suc des plantes succulentes Cette transparence des vitres Lors qu’elles charrient toujours Ce même néant

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  Dans ce long granit où s’affaissent… Des cristaux de sable… Et des tempes osseuses… Boues stagnantes… Marais de feuilles chues… Bave d’invertébrés… Je sens comme le vin pourri Qui tourne à tes tempes Comme le vin sali Qui boue dans mon ventre Ah te creuser Et t’épancher les hanches…

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  Sans domicile fixe féminine Dans un appât déchiré jusqu’à l’idée La folie décelée par sa misère Dans la nudité criante de son idée Elle marche hébétée au visage de l’air Au visage de l’urbanité Hybride, dans le ventre de la capitale Hybride jusqu’à la secousse des os Jusqu’à la plus profonde guenille

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  Cette folie à laquelle nous avons affaire Est un combat de volatiles Une désertion d’oursins Une mer millénaire desséchée Une vallée mystérieuse qui l’a supplantée

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  Tu sens l’amas de poussière L’enfouissement de la poussière La poussière cinglante du ciment Cette poussière véridique qui S’enfouit dans le soleil pesant

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  L’intérieur de la bouche de ventilation Le sommeil noir la prémisse L’enveloppe du chant qui ne chante Qu’une fois l’enveloppe recluse une fois La tête rentrée dans ses pensées La tête intériorisée dans son corps Dans le temps sans mesure