Archives par catégorie : Poésies.

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  Je sortais dans une irrésistible envie De déglutir, d’engloutir la chair du dehors J’avais sur moi l’équivalent du paradis Un système de récompense permanent J’étais sous l’influence du carotène Qu’on donne aux enfants pour ne pas qu’ils soupirent Le dehors était calme, comme un paravent Sous un soleil qui s’immergeait dans le temps Le […]

poésie chrétienne 2 0

  Dormez bien petits enfants Dormez bien, pères et mères Car Christ le sauveur est là Christ le sauveur est là ! Le monde s’est changé en pierre Et le feu a trahi les paupières Les balles ont fusé sur la nuque Des enfants chargés de prières Dormez bien petits enfants Dormez bien, pères et […]

poésie chrétienne 1 2

  Elle a pleuré son fils Puis a retiré ses lèvres De la couronne du Christ Qui charriait les supplices Qu’elle avait endurés Ses pleurs et ses cris Son amer repli Sa joie dans le dépit Les pleurs du monde Christ en a fait l’onde Où dorment les petits Elle a pleuré son fils Elle […]

Poème retrouvé 0

  [tu transpires un jeûne cette même ascèse qui me fit percevoir les ganges, les aciers, les plaines, les terroirs la soif de marcher, marcher dans les bordures sur les coteaux et leurs vignes, dans les périphéries dans l’hallucination d’un rêve mais tu ne l’es pas tout à fait, tu n’es rien qui ne soit […]

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  se dérègle se vend à ce qui la répugne récif fouetté par une lame compacte faite d’hommes réceptacle d’une mer agitée

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  cette obstination cette chose au corps longuement lentement éternellement me dit sa vérité

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LE GRAND NIHIL   tout découle du fleuve mort dans l’œuf retourne au jaune avorté retourne au fleuve couille de bœuf

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  je suis le violet matinal de paris cette image esthétique, image historique couverture de mousse toits de tôle crémeuse un degré à gravir, ravir au temps solitude ciel entier fait de dorures et de préludes

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  coriace mer d’un bleu vengeur coriace transparence que j’aspire pendu à ses jardins enclos réalité pendue aux millions de jardins le vivant et la mort de telle sorte que le vivant redouble gras et mutiques, une fois de plus supérieurs et lointains gras et mutiques, une fois de plus aux pôles symétriques

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  j’ai marché en un capteur sensible j’ai capté les âges, cela fout quelques céphalées c’est le prix, le prix à payer j’ai marché en capteur sensible que ces capteurs n’aient les dons de l’éternité que le langage soit bien faible, si faible à traduire à la longue, la longue ça fout des céphalées à […]