Archives par catégorie : Poésies.

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LES REVOLUTIONNAIRES J’ai vu de jeunes révolutionnairesils étaient en deuil de n’avoir rien faitet d’être comme des mannequins immobilisésà se mouvoir dans le cerveaucomme des caméléons inertesils dansaient comme de piètres synapsesacculés sur le bord des falaiseset comme des mouroirs s’exprimaienttelle une anti-falaise à force de ne rien être ils auraient été presqueune âme humaine, […]

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PERMANENCE D’UNE CHAMBRE Tu désires une chambre spacieuseune densité restreinte de boiseriesoù tu pourrais allègrement êtrel’objet rêvé d’une ancienne semonceque toujours visiterait le bonheurce bonheur singulier d’êtrela fille que tu étais dans le lieu de cet étau nous usonsles mêmes meubles et les mêmes ustensilesqui peuplent cet état délabré et saincette chambre où l’on lit […]

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NOCTURNE Ne dis rien que le sperme de la nuitle mien n’est pas noir comme le sont d’autres corsenfouis dans une plaine,car ici des futaies et des steppesavec des mains seigneuriales posent leurs ossur des génies reposés dans les lierresdes alcôves où ton corps est une fin en soioù ton corps est un démiurge synergiqueseulement […]

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ICI ET AILLEURS Ton visage – le crémeuxenfin tes nerfs quotidiens appellent à aimerdes phases succulentescomme plantes et jarres les choses vont un trainet une préciosité absentemais je voulais amortir ces étatsqu’un démiurge tout aussi nerveuxesquive, et qui laisse aimer à sa suited’autres combinaisons encore de mélodieuxquand toute musique absente ausculte un silenceméticuleusement démembré

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  L’intensité du soir est avilissante les tombeaux sont sereins et c’est pour cela qu’on nomme soir ce qui est serein quand viennent s’opacifier les éclats de verre brisé par des schémas récurrents tu es incorrecte en raison d’une divinité qui le soir s’abstrait de sa pourriture d’ambre et fait coaguler des impressions de ciels […]

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ORPHISME l’infime dont il s’agissait lorsque j’entendais des voixmais celles que je dis quand je suis làoù, dans les rochers et le monde en dérouteil n’y a qu’un soupir qui alimente les fonctions organiques le corps est un instrument qui succède à cette mèched’un cosmos débrailléainsi les voix dont je parle me disent le cheminet […]

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vous êtes la fleur de ma vie comme l’on succombeaux orties mensongères et au vased’une profonde divinitévotre esprit saillant comme un masquedans les transpirations fortes de l’océanet pourtant si recluses dans ce sang et ce visage presquedésertique rousse comme une guêpe et bellecomme des guêtres salubres aux pieds des étalonstranspiration encoreque ce sel et cette […]

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  parfois il faudrait un appareil respiratoire pour oublier et mourir dans le sentiment de la plaine déserte et brûlée où la chair de la terre quand même absorbe encore de la pluie comme un savoir une aubaine pour la respiration une façon de donner à la joie de mourir d’autres verbes encore que celui […]

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LA RAISON DES NAUFRAGES Mais c’est pour garder un bon souvenir de moique tu es partiec’est pour enlever au corps du papillon ses ailesarracher au fumier sa mauvaise essencec’est pour me tancer dans un infini mouvantpour me faire vivre des alacrités des salaisonsdes désarrois opaques où la lumière derrièreest la lumière du nord des septentrionsoù […]

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GLOBICEPHALE Emporte-moi globicéphalela ville a parfois le caractère abruptd’une arête, ou d’une artère où circulentsans cesse ces passants créditéspar la grâce d’une cité globicéphale au nom abrupt de l’évasionla transmission des sangs marins dans la générositéd’une sainte mère et son opacitéd’un cœur envahi encore par ces données urbainesdes nuits au tamis et l’arcane dans une […]