août 22nd, 2020 § 0 comments § permalink

 

Les diamants se serrent dans
la grande gueule de nuit
attends que le passage et le transit
attends que la dénomination des nuits
soient dans la main d’alcool d’un autre jour

août 19th, 2020 § 0 comments § permalink

 

le silence de la route dorée
l’ombre est une menace
pour le silence qui se dore
mais dans le venin circoncis
du jour tranquille
la toison du silence est une trace
indélébile

août 18th, 2020 § 0 comments § permalink

NOUN

 

Je commence dans le noun
des fois je suis la partie du cosmos
qui est si noire qu’elle purge la nuit
des fois l’îlot et la croissance des sphères
je les contrains de se défaire
je combats pour un rien et que soit
seulement affichée la liberté du rien
que soient passés dans les niches
des vauriens qui sèment la panique

le noun est une défaite, inscrite dans le maât
le noun prend la salle des fêtes
et s’installe dans la mélancolie et les déserts
mais la faim sûrement du maât
est la colonne vertébrale qui prend les feux
et les sables des plages

août 15th, 2020 § 0 comments § permalink

CORPS D’OISEAU

 
à E.

je suis triste qu’il n’y ait de langage
au discours qui déborde sur la vie
et qu’on dusse élever des plumages
à l’abri des cités comme des nuits
nous sommes les passants qui ne peuvent dire
à peine certaines haltes constructives
mais aller dans le sang, être la marée
et se retirer dans les eaux ou les champs
les restes d’urbanité

ton corps d’oiseau et ses discours malades
veux-tu seulement avoir des ailes pour pleurer
et des yeux pour voir derrière la colline
le nid de l’antique et le rêve de la substance
on entend des voix qui sont les chants
des autres hommes dont on ne sait rien encore
des sévices qu’ils n’ont pas subis

août 14th, 2020 § 0 comments § permalink

LA GEISHA

 

La geisha s’amuse en énumérant
les doigts du temps qui lentement se disposent
sur l’avenue où je la vois
où entendues que sont les narcoses
et l’élaboration du temps
je devine ensemble le bois qui casse
et l’écoulement des saisons
quand viennent les aurores boréales
durcir les bourgeons

la geisha est l’amour du temps.

août 11th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le réel délivre une quantité monstrueuse
de possibilités
les unes sont prises ensembles par des groupes
par des entités saillantes
d’autres se logent, ou plutôt se coincent
dans des âmes chétives
mais encore on y voit des similitudes
cette quantité monstrueuse si elle venait
à former une seule entité
si dans un corps il y avait suffisamment de possible
pour qu’il dérive continûment
ce serait encore une manière de vivre
un parti pris

mais être bercé de contemplation
est une autre maladie qui se soigne elle-même
un empire de rien
qui fond dans l’huile d’une rivière

être vif est un train sans destination
une oeillère et des nerfs mus par un désir de réalisation
qui galvaniserait le créateur de ce désir

j’avance parfois sans savoir
mais le temps du possible est en moi
comme les pneus crèvent et comme les rameaux se brisent
le possible me dore ainsi qu’une abeille
d’autres fois songeur au bord du gouffre
dans son acception de plénitude

août 9th, 2020 § 0 comments § permalink

Mouton

 

Élimé comme la croûte de la terre
Chevelure noire
Est une prison dans laquelle s’élèvent
Les noirs moutons du rivage
La mort certaine n’est pas
Mais la lumière transpire une sécrétion
Qui ne soupire pas une seule abstraction

août 9th, 2020 § 0 comments § permalink

 

je vais vous dire
je pars conquis par une sorte de méandre
c’est un rêve d’air frais du soir
mais cela n’a rien de rêveur
c’est parfaitement solennel et vrai
les penseurs se sont détachés de l’asphalte
les pratiques sont déviantes
pour se libérer de traces congédiées
de mouvements mécaniques

je vais vous dire que la création
est une couronne qui se pose sur les têtes
la conque du ciel est toujours le domaine
où l’on prend ses chevilles
dans l’histoire renouvelée

août 7th, 2020 § 0 comments § permalink

Gregarisme
 

les mines sont d’anciennes végétations
les vents de sable font des fournaises
et le feu des victimes est une consolation
pour un autre monde encore où seules
subsistent les serres chaudes d’une incarnation
faites du feu avec les animaux perchés dans les arbres
faites du cuivre avec je ne sais quel métal
les animaux rentrent dans l’orbite humaine
les mains de singes saisissent les mâchoires des humains
et les prouesses techniques font d’autres singes

août 4th, 2020 § 0 comments § permalink

Froid
 

Le dehors est un filtre qui m’obtient
les lumières du nord toujours
sont un coton et un clocher rigides
une musique électrique destructrice
et le froid tient en lui la passion de l’étreinte
mais gare à qui ne voit au-delà de cette mouvance
autre chose qu’un sort ou qu’une élégie
car le dehors et son froid rigide congédient
les esprits, les musiques et les passions

ainsi qu’une pure aurore subalterne
dans le terrain de bris et de verts bourgeons
les plus grandes hauteurs sont le devenir
et la vérité en vrac est une fenêtre dont la peinture
a rejoint le fer premier des civilisations

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