Archives par catégorie : Poésies.

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Le cours sinueux. Je n’ai aucune envie de mêler le sang de la larmeEt la balance de la justiceVers les équités abstraites de ce piètre mondeDétruire cette gangue et obtenir le sucDétruire encore ce qui l’obscurcitDétruire la balance Vers l’unique équité qui est le suc ultimeQui bat dans les artèresLe fluide du sang si rougeDu […]

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Hofstraat à Ostende (Spilliaert) La belle rêve, elle est bleue comme une lésion du cielElle est la fumée blanche qui sort des ruellesMais la longue avenue qui loge en soi est si tactileQu’on embrasse des rêves schizoïdes On habite ce dur cuir réel, et ces dentelures qui usinentDans le monde des merveilles, il suinte des […]

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Digue la nuit. Reflets de lumière (Spilliaert) Tu n’étais pas passé quand la lumière est partie ; les tracesSont des lignes droites humides, dans l’endroitOù se replie une mémoire subtile, de ne plus rienAdmettre qui ne soit sur la carte du lointain La grande ville est liquide et pulsent les ruellesOn n’avait peu de cartes […]

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Corneilles. La douceur d’être ; le train où tu vasTu cesses de pencher, tu vasLà où l’ancienne comédie pencheLes tentures sont des cloisons qui sont faitesD’une chose immatérielle La sang transparait dans des veines Rien n’entame un diamant noirLes esquives d’une susdite réalitéMaisons et corneilles Le vase est prise dans la pierre.

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JOUR Mais chair vivante et alliage des formesDans le tendre désert et les nouvelles ramuresMais touche subtile et éternel ciseauDécoupe de tes crénelures et ton âme muetteNous sommes sur ce continent et cette placeOù s’achètent les peaux de baleinesLes demeures construites avec leurs osEt les bienfaits de cette ouverture Les ciseaux me malmènent tandis que […]

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Principauté Tu es vaincu tu vas mourir dans le paysageAllonge-toi dans le creux de ce qui est toutIl n’y a rien qui soit un plaisirSeulement le tout Si fin qu’un bon plaisir, une plaineOù mijotent les coquilles et les astresDu coton élogieux si finQue tu miroites dans la plaine Angoissé et tangible, la vraie électricitéCela […]

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L’escamoteur. L’escamoteur n’était ni de droite ni de gauche, il escamotait les escaliers qui menaient au royaume, et lentement, à chaque fois, ils tendait des pièges à ceux qui étaient épris des rois, il vengeait les reines de leur réclusion, il prenait l’argent et le déversait dans les fentes des fleuves, il changeait l’or en […]

juin 2021 0

Globe.* Cela penche comme un globeComme une ivresse qui semblePeupler de savantes histoiresDes lettres intériorisés Comme brûle une flammeDans le vin de la soiréeComme est une chose qui passeEt qui semble dénaturée On tue lentement les souffrancesQui se voient anémiéesLe soleil pulse dans le soirQui entend les pensées Poème dédié aux victimes d’abus sexuels.

juin 2021 0

Vision.* Dans une lumière vacillanteStable dans son angoisseSon éreintement et sa finL’homme se projette Les villes grossissent et meurentL’aridité règne commeLe grand leurre du progrèsDans les pages de l’histoire Le psychisme traite avec ses pincesAvec le raffinement des angesLe corps des villes que je voisOu bien encore la nature Poème dédié aux victimes d’abus sexuels.

juin 2021 0

La rivière.* La rivière passait lentementdans le centre qui lui était échudépotoir de feuilleset de belles ruminationselle s’égayait tandis qu’elle était uniquement l’eauqui passe dans les tempes du rêveles fougères fluviales étaient un moyende confondre d’autre herbes encoreavec celles qui se noyaient dans l’eauelles pénétraient le corps de la terreen plus que d’être mouilléeselles recevaient […]