Archives par catégorie : Poésies.

L’innocence des choses. 0

L’innocence des choses, chère à Artaud, est un monde sans connotation, un monde vierge de toute connotation, et sans purisme, qui est le comble de la connotation. C’est pourtant un monde chargé de matière et de métaux de toutes sortes. Un monde lourd de charges sensuelles, lourd d’histoires pour chacun des sens. Des amas de […]

Desert dawn. 0

Mes mains bâtissent le monde. On bâtit toujours avec ses mains, on martèle parfois avec un marteau le monde à bâtir, mais ce sont encore ses mains qui bâtissent. Je ne voudrais pas paraitre présomptueux, mais que voulez vous, c’est bien vous qui m’avez apporté ma place respective. Vous y ai-je incité mes chers disciples […]

La pièce manquante du jeu d’échec. 0

J’habite la ville de Hugo. Et la ville des frères Lumières. Et celle de Nodier. Moi je m’en fous de la ville où je suis. Je m’en fous de son histoire. D’ailleurs les villes sont construites au bord des cours d’eau, à côté de l’oubli. Moi je m’en fous de vous. Je suis avant les […]

Le cœur de la réalité. 0

Je ne sais pas ce que j’ai, je semble totalement dérangé, je comprends après ce qui se passe, bien souvent, il y a un décalage avec le cours du réel. C’était dans ma nature d’être décalé, pour fuir une situation, et cela a eu tendance à se confronter à tant de situations. Mais il n’y […]

Les brouillons. 0

Les beaux brouillons disent vrai, ils sont épais et difformes, ils sont tassés sur eux-mêmes, mais leur portée est incroyable, ils sont une masse originelle qui se défend avec des ratures et des illogismes, ils sont des tas vacants des suprêmes tours chancelantes et des grandes agglomérations fortuites où l’on décide de l’organisation de la […]

Vendredi. 0

Comme la littérature n’est qu’une affaire d’embourgeoisement, ce qui revient le plus ce sont les problèmes du dimanche. Je pense ne pas échapper à la règle, mais j’ai excavé mon cerveau pour y injecter du vendredi, vous savez le jour du sabbat je crois. Je me suis fait violence, pour vous, j’ai voulu y mettre […]

Pays. 0

Est-il un seul jour où tu puisses te parfaireTu es entrée dans une pièce à facettesIl miroite des temps pluvieux et sains Dans les armoiries régionalesRien ne me déplait autant que l’ordreQui succède au sentiment d’une victoire Je suis où se meut une allégorieElle se dépose sur le monde, elle éclaireComme des sceptres épris

La profondeur du réel. 0

Elles n’ont pas compris que j’aime les vrais hommes spirituels. En fait elles n’ont strictement rien compris. Elles appartiennent à une civilisation de la consommation où l’on travestit la pensée en permanence et ont choisi un mime qui n’arrive pas à la cheville de dix mille autres hommes. La morale est leur arme, la morale […]

L’absolu. 0

Il n’y a rien qui ne correspond à rien dans l’absolu. Il faudrait supprimer tout ce que l’on est pour y correspondre. C’est pour cela que je m’active dans ce grand champ de neige. J’invente des travées où je passe. Tant que je ne m’enlise pas c’est que je suis sur la bonne voie. Je […]

La rivière. 0

Une fraise chantait à tue-tête des harpagons de misère, tandis que le ciel éclatant mirait des cristaux qui transpiraient une étoile, et l’amour que portait le vent dans un éperon de transactions, illuminait de tentures des oreilles, des passoires et des loutres. La fraise disait à la rivière de tenir sur le bord et sur […]