Archives par catégorie : Poésies.

Vendredi. 0

Comme la littérature n’est qu’une affaire d’embourgeoisement, ce qui revient le plus ce sont les problèmes du dimanche. Je pense ne pas échapper à la règle, mais j’ai excavé mon cerveau pour y injecter du vendredi, vous savez le jour du sabbat je crois. Je me suis fait violence, pour vous, j’ai voulu y mettre […]

Pays. 0

Est-il un seul jour où tu puisses te parfaireTu es entrée dans une pièce à facettesIl miroite des temps pluvieux et sains Dans les armoiries régionalesRien ne me déplait autant que l’ordreQui succède au sentiment d’une victoire Je suis où se meut une allégorieElle se dépose sur le monde, elle éclaireComme des sceptres épris

La profondeur du réel. 0

Elles n’ont pas compris que j’aime les vrais hommes spirituels. En fait elles n’ont strictement rien compris. Elles appartiennent à une civilisation de la consommation où l’on travestit la pensée en permanence et ont choisi un mime qui n’arrive pas à la cheville de dix mille autres hommes. La morale est leur arme, la morale […]

L’absolu. 0

Il n’y a rien qui ne correspond à rien dans l’absolu. Il faudrait supprimer tout ce que l’on est pour y correspondre. C’est pour cela que je m’active dans ce grand champ de neige. J’invente des travées où je passe. Tant que je ne m’enlise pas c’est que je suis sur la bonne voie. Je […]

La rivière. 0

Une fraise chantait à tue-tête des harpagons de misère, tandis que le ciel éclatant mirait des cristaux qui transpiraient une étoile, et l’amour que portait le vent dans un éperon de transactions, illuminait de tentures des oreilles, des passoires et des loutres. La fraise disait à la rivière de tenir sur le bord et sur […]

Les alpages. 0

Une femme que je pensais être une cohorte de loups était un ruissellement de vagues dans une ménagerie. Elle était un poulailler qui lançait des gerbes aux orties, une main pendante et un tertre qui oblitérait des rapaces. Elle avalait des figures géométriques dans un ciel qui vaporisait des enclumes. Tandis qu’elle lavait des peignes […]

L’écueil. 0

Sont-elles folles et insensées, d’avoir capturé ma vie entière, sont elles vraiment folles de ne plus se rendre compte qu’elles enfreignent le code pénal ? Font elles une vengeance personnelle de ce qu’elles avaient intensément aimé ? Le monde a-t-il perdu la tête à cause d’une cathédrale de poèmes, des fous et des folles ont-ils […]

Le meurtre. 0

Oh, la verdure, le petit gazon. Laissez cela au monde en général je vous prie. Je voyais des gazons et une lumière déclinante parfois, parce que je marchais, j’étais libre, et mon intériorité semblait totale. Il y avait des ballons et des poteaux rouillés. J’étais tout, avant qu’on ne heurte ma sensibilité, j’étais une équivalence, […]

Saturne. 0

Saturne est mon néant, Saturne est ma terre australe, il y pleut des torrents qui nous vengeront. Celui qui offensera Florian ne sera plus. Saturne est l’anneau où est la parure, la mèche et la circonvolution de l’atome. Florian est l’atome qui bénit les atomes. Dans le creux de Saturne, des cerfs courent vers la […]

La sorcière. 1

Le diable prenait parfois des étoiles de mers, il avait une beauté qui n’appartenait qu’à ces voiles qui brûlaient. Car tout brûlait. Il laissait du feu sur la mer. Il n’était pas fait pour la forêt profonde. Dans la forêt étaient des êtres sympathiques. Mais à une lisière était sa prédestinée*, et quand on s’enfonçait […]