Archives par catégorie : Poésies.

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Des milliers et des milliers, et des milliers de tonnes de missiles. Jusqu’à ce qu’ils comprennent la pensée subtile et fragile comme un corail. Des milliers de tonnes de missiles.

Soixante dix mille missiles. 0

Quel ton mettrais-tu à mon discours ma belleUn ton grave et blesséUn ton brinquebalantMais non, méfie toi bien des illusionsJe suis le transsibérien de ce mondeRien ne pourra me tuer, rien de ce qui est le désir de ma mortJe suis la vérité dans les tourbesOn pensait rire de ma divinitéMais des missiles balaient les […]

Le drame bourgeois. 0

Un évènement singulier peut passer totalement inaperçu parmi des simulacres de pensées. Le pays de la fiction pourra même y voir des ors reluisants et discourir d’une situation qui n’a pas eu lieu. Penchée au-dessus du vide, la population regardera cette vaste patinoire, étonnée encore de ces quelques ors qui ne sont apparus qu’en elle-même. […]

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J’ai les cent ciels mais il me manque le dalmatien. Qui veut faire joujou avec la noisette de Pelissandre ? C’est la chouette du ménestrel qui fait du rôti de bœuf. Oh la pervenche !

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L’été je rangeais les framboises dans des sabliers, et le lundi j’enregistrais des orangs outans avec mon horloge. Quand venait le ciment des pays de rouille, j’enlaçais des vêpres qui grandissaient sur une paroisse.

L’onde orphique. 0

Vous risquez de ne pas me suivre car vous êtes des profanes, mais il n’y a aucun romantisme dans la pure sentimentalité. Le romantisme est un film de série B, lorsque la pure sentimentalité est une instance bien plus fine encore qu’on pourrait appeler l’onde orphique. Elle détruit la pulsion, la condition, vers l’origine même […]

Les oiseaux. 0

Le poète affaibli, comme le brave Hölderlin dans sa tour, qui n’avait pas de traitement pour se soigner, a parfois une intériorité saccadée, vous l’aurez remarqué je pense, d’où ma référence au vol des chauves souris, le soir, quand dans un calme coloré et évanescent, ces petits monstres surgissent, vous voyez ? Et pourtant ces […]

Le champ de fleurs. 0

Ma fleur a le goût du beau. Elle est un symbole et elle est réelle, elle a le goût du vrai, elle est de celles qui ont une intégrité. Elle questionne les fourbes, comme les justes, mais sa corolle est pour eux l’illusion d’eux-mêmes. Les premiers s’engouffrent dans des rapines où la lueur leur apparaît […]

Le cygne. 0

Il y a parfois dans des propos excessifs ou abondants une sincérité irrésistible et victorieuse. Une beauté secrète qui se révèle sans fard et en grande majesté, tel un cygne qui déploie ses ailes. Le profane s’offusque faussement et met en garde 💂‍♀️en criant sur tous les toits. C’est qu’il n’est pas d’une nature belle […]

La pente 0

Je passe par des silences, par des pentes et un roulement. Dans le sol de sable de mes empreintes, je touche la fleur qui n’est ni la crainte, ni le dessin que font d’horribles fleurs à la vue d’un géant. Elle passe telle des liquidités de foin et des pages de ridicule souverain. Mais dans […]