Archives par catégorie : Poésies.

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À ce soir nuit, viens me recouvrir de tes mystèresJ’aime la lumière du jourMais aime plus encore, souventLe recours que tu operes Tu es parfois terrifiante, s’il on y penseMais s’il on y pense autrementTu es un baume qui s’applique sur mon cœurLes rires sont plus sursNeuroleptie naturelleTu amputes tendrement la lumièreEt mets ton velours […]

Chaque poème est un mensonge, chaque poème est ridicule. 0

As-tu peur de l’air du dehorsTe rejette t-il dans des paquets d’avoineTe ressemble t-il quand sourit Quand s’étend ce qui est si sûr et incertainQue nouvelle est la placeOù court le tremblement du dehors As-tu peur des jolies enluminuresEt des coupes de ce chantEt cette multitude de dents

L’étoile du jour. 0

Une âme fut prise en moi scelléeJ’étais si pur que venaisonÉtoile sciée du jour Transparence est le témoinQui s’arrime au sacrifice de l’heureCar je puise une tendresse qui m’écœure Je suis la tendresse du jourDans la flamme sensibleQui seule en moi est ce métal

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L’essentiel était parti un jour dans une souricière. La souris mercantile braconnait des alpagas. Mais l’horizon s’ouvrit sur un delta qui envahit le monde entier dans un arpège de falbalas.

L’abolition de toute conscience. 0

Les tutus du rocher et la saveur du brin d’herbe, les mousses spectrales du matin, les troncs dénués de sève, les blousons des gentianes, les sapinières des corniches, les turbans des monticules, les bergeries odorantes et les étrons des renards. J’adore qu’on traque des indices d’homosexualité chez moi.

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Nous nous amusâmes ensuite. Ils m’apprirent quelques tours de passe passe et je leur enseignais des vérités profondes. Puis nous oubliâmes toute hiérarchie, comme il se veut, et divaguâmes ensemble dans une prairie. Là nous perdîmes le sens même de l’individualité et plaisantâmes dans une abolition de toute conscience.

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Mes deux amis furent merveilleux, l’un lisait sur une carte un sentier intéressant à prendre et l’autre pliait une tente. Pendant ce temps je regardais un peu le paysage encore et mangeais un pépito. Il était convenu que je ne fasse rien, car j’étais le plus doué, le plus riche, le plus fragile. Le meilleur. […]

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Je m’étais réveillé sur un bien beau sommet. J’avais une vallée entière, et des rochers semblaient me dire dans un silence gentil, que je partageais avec des marmottes, que le cours de l’existence était une allée profonde et vaste qui n’avait aucun sens, mais que là était le sens.

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L’étincellement de la lumièreAffecte le corps humainDes tendresses trémières Les magies sont premièresDans l’introspection des verrièresLes moissons émeuvent les maisons Dans la prison des amoursSont les lois qui taisent les toujoursLe rêve croît et rêve toujours

La semaine sainte 0

Laisse moi voir tes seins nusEn cette semaine sainteJe sème l’esprit de tes seins Sur l’épiderme du corps des SaintsDans l’esprit du Messie est la messeQui se dit sur les collines agrestesIl y a des images dans l’espritEt des verbes dans les silencesPure est la verve des champsDans le creux des terres tremblantesDes minéraux et les […]