Archives par catégorie : Poésies.

Le poète 0

à mon amour Capri. A. on le croirait obscur, poussé aux révoltesil passe, repasseil sème ses dents sur nos têtes. morsures de guêpes, son âme pleine de cotonbrûlures, brûlures de cigaretteau cerveau à l’amante évanouie. la journée clouée au pilori, l’alcool changeantle vent de midile vent du grief sur ses épaules et ses lèvres. 

Cycle 0

CYCLE cette même angoisse faite de poussière vieillerie de la nuit et celle neuve d’un lieu javellisé prêt à naître le départ d’une même nuit la nuit toujours puis le soleil irradient – la douleur de la poussière tombée du soleil

Longuement intérieur 0

  une grenouille mazoutée, indifférente le transformateur grésille près du fleuve grillage fébrile laisse fuir un trou béant le bâtiment meurt d’un chantier non pas un hangar à vieilleries mais une usine chimique l’écho porte jusqu’au carrefour, d’encre et de feuillages la vivante rouille des grillages se détache sur le feuillage lassé pénétrer alors dans […]

La musique me prend 1

MER MUSICALE une nuée de gens et de bière une trempe musicalese fondent à mon cerveau, bercent mes synapsesivre de quelques litres, ivre d’époques et de modesle récit démentiel de sueurs fait une mer véritable je me vautre dans les sons, dans l’alcool en girafeet mange les cimes, les rares herbes et les âgesqui descendent […]

Sans titre 0

SANS TITRE l’emprise touche au crépuscule, à la lumière de midi où nous étions sa robe, sa variante naturelle toute composée dans le brun sombre de ses cheveux comme si l’iris pointait du noir qu’elle est son visage nerveux visage empli du fouet de nerfs son visage s’assoupit le crépuscule après la force de midi […]

Sans titre 1

  l’adolescent puise le soufre, allume au vide l’étincelle la brûlure lentement avant l’anéantissement ses vaisseaux charrient comme une drogue la drogue le tue la drogue outrancière fait une charge de démon là où l’oxygène semble fondre comme glacier un feu tient un bonheur où pisse la glace altière

Néant de la poésie 0

NEANT DE LA POESIE est-ce où le serpent plonge la langue est-ce où lèchent l’air les pores du vent les relents de bière est-ce l’éponge gonflée des insalubrités là où boit l’ivrogne la nuit quatre étoiles une steppe cinq étoiles de trois mille et une nuits réduites où la vérité fait de tous les vents […]

L’infini 0

L’INFINI s’il y avait un moyen de mesurer le soi profond la profonde secousse, envahissante secousse profond remous qui nous fout la tête nous fout au tréfonds je dis bien en profondeur s’il y avait un moyen de mesurer cette tension je dis les choses seraient à leur place or il se fait qu’elles n’y […]

Ca sent l’été 0

CA SENT L’ETE l’électrique se lie si bien à la mer la saloperie de mer semble électrique la saloperie de mer je m’étais promis de ne plus la traiter de faire un sujet de ses pôles attractifs elle vire à l’iode transparent, elle vire à la langueur mutique elle vire lentement princesse de l’été, saloperie […]

Ambivalence 0

AMBIVALENCE un voisin monte l’escalier d’un pas commun une commune chose subrepticement l’idée de son existence là où il s’affaire qui il est cette si sale cage d’escalier recèle d’éternels pensionnaires que personne ne soupçonne tout à fait que d’autres ont empruntée au cours des dernières décennies peu importe le pas résonne, des portes grincent […]