Archives par catégorie : Poésies.

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  Tu ne penses pas : tu trempes des idiomes éteints, tu t’immunises. Tu ne penses pas : tu passes dans le clair du torrent. Tu ne penses pas : et au-delà du feu qui puise, du feu qui sape, il y a le feu de principe, le feu de genèse, dans un air de […]

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  Je vois tes os lentement cogiter Leur structure et leur texture rêche Amener à ton corps plus encore de perfection Ces os crus ont toutes les saveurs et les misères Qu’ils ont charriées lors des détresses familiales Des adolescences piquées.

Mise à sac 0

Pour Erika B. Enlevez-moi le corps du silenceEnlevez-moi la chaleur blonde de la boucleEt le remord du mégot, l’odeur de vieux tabacDébarrassez moi du teint et du rougeEt de la manie et de l’obsessionÔtez les matières grasses et noiresDéstabilisez, perdez les élans et les relents et la sueurÔtez, mais ne trempez pas, ne faite rien […]

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G. L’appétit rongeurDes dents de rats immergéesDans l’apesanteur de ta celluliteEt le poids forniquéVentru, affaissé, absentQui se fond à ta demeurePresque inconscienteDe sa grande parureSon grand incendie Fébrile tant elle est danseEt dense tant elle est réprimée Au fond tu et lové du poidsDe la cathédrale grandioseS’agitent ses pignonsSes dentelures acrobatiquesS’escrime et danseLe spectre du […]

Picasso 0

PICASSO Ce corps asymétrique est un long Processus de contradictions De désunions Une apothéose de dissemblance Faisant macérer Comme un fruit intérieur mais Intraduisible Ni dans la complexité de sa naissance Ni dans celle de sa saveur

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  Pour la septième fois L’oiseau rentré, l’oiseau intériorisé Ou la phalène de soi Des vertèbres invisibles de l’esprit L’oiseau ou la phalène évanouis Bruyants volatils de l’appartement Evanouis dans le noir orange La sale lumière électrique Imitant quelque soleil Dans une cage artificielle

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A René Guénon   L’époque en est à sa force abrasive A son plein de matière Sa puissance d’évocation Sa pleine matière et son travail Acharné à consommer la matière Et produire des œuvres affamées Des Munch, des Dix, des Freud Contemplant la panse immense Du monde sensible, interprétatif Là où Nietzsche s’est révélé à […]

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  Il te manque de l’air Ton faciès s’éprouve tandis que ta bouche Boit sa ciguë son jus de cigogne Son mélange de terre et d’eau sale Eau ternie des routes et saleté des bordures Où dans ce ventre de forêt bâtarde Se mêlent de mauvais promeneurs à l’odeur de vase Il te manque de […]

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  Notre Terre qui es aux cieux Que ton front soit épuisé Que ton règne vienne Que ta volonté soit défaite sur la grève comme au ciel Donne-nous aujourd’hui notre gain de ce jour Pardonne-nous nos créances Comme nous pardonnons aussi à ceux que nous avons débités Et ne nous soumets pas à la privation

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  Tu as un visage condamné Dans des lueurs d’insomnies oranges Des lueurs bleues d’interminables Oranges bleues et duvet de cygne noir Dans la mort exquise la cessation L’oblitération du noir et du jaune Comme brûlures de cigarettes Agonies de cygnes aurores strictes Là dans ce fond comprends Que ces couleurs sont artificielles