Archives par catégorie : Poésies.

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RIEN N’A CHANGE Rien n’a changé dans le millier de reliefs de glyphesDe scribes et d’évolutions technologiques foudroyantesDans l’après-midi de la seule seconde qui soitDans le temps suspendu Une même tapisserie, écœurée par les ansSouffrante de poussièreDes lignes ennuyeuses et oubliées

L’été 0

L’ETE Pâtes coloréesVitrifiées par la cuisson du temps Où le puits de l’âge où le puits foutuConsomme sa vase dans un soupir fermenté Asexualité d’ange sans un seul désirDispute sa transparence à des générations futures Générations de goudron où l’enduit collantExhale le mensonge du partir

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A TOI Je suis lové dans tes entrailles Assujetti au mouvement de tes côtes Lancinant mouvement Qui au creux de toi M’oublie dans l’enfance première Le puits donné de ma sujétion Précisément, ce que je suis Qui dans le mouvement Trouve le repos des âges La plénitude, contractée Déconstruite comme château Ruines décelant l’apogée Le […]

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  Ce matin bleu où pourtant se renfrognent Se choquent les durs boutons de glace Les coupes de bois Cette journée en bloc de ciment Lisière affamée de sable et de verre

Ce 6 février 0

  L’angoisse d’une mère L’angoisse pointe un vendredi Lorsqu’on vient de s’habituer A de longs déboitements De longues corvées De longs arrachements Dans un ciel froid et lumineux Des lectures viennent confronter Conforter le froid cristal Le bleu émanant, le bleu cisaille La même plainte, la même réclusion Au ciel qui est venu pour la […]

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  Tu es allongée sur le ventre en dodu mammifère succombant, mangeant des nénufars qu’un air ambiant empoisonne Ce n’est rien puisque sûrement ces nénuphars pullulent et font un repas divin un enchantement aux lamantins imaginaires aux plaintes de l’espace aux gradins effondrés d’une antiquité présente une enfance de l’art, des amoncellements de colonnes la […]

Etrangement 0

ETRANGEMENT L’amour dans le passage des synapses La cisaille des dents où un ongle coincé Te foutent au cerveau une neige Aux cerfs veaux lents Mammifères imprégnés de synapses Animaux doucereux, lions sexués Chats grimaçant une grande connivence De gazelles et girafes au plus loin de l’enfance Au loin irréel où les animaux pâtissent Calmement […]

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  Le bois est fendu Comme par le son d’une grive S’empressent les douceurs violacées L’air opaque d’un fond mourant La parole sort de l’arbre Ouvert comme un esprit Subissant le tort du givre L’éclatement de la pensée Au centre le bois tordu Au fond le levain de la forêt Blanche, verte aux tons violacés […]

Isild… 0

ISILD… ces impressions qui viennent à l’instant ces séquences qui mutent où l’inattendu encore investi d’un temps ancien que ton ardeur telle fait se dresser comme à sa première naissance

G 0

G. Me fondre à tes anglesComme si ta chair tranchanteAvait en elle une mer construiteDéferlante d’écumes sauvagesAssoupies dans le fond des vagues Dans cette principauté où ton squeletteMarque ses assises à ta chair vengeresseDans ton cœur sauvage où quelques saugesEnivrent la morale et déconstruisent les mœurs Nid de lames languissantes