Archives par catégorie : Poésies.

J’ai de la fatigue dans les yeux 0

  J’ai de la fatigue dans les yeux C’est le petit matin Je vois des bancs de givre sale, des stalactites plonger vers le bas Je ne vais pas travailler je me demande Ce qui dans ce petit matin ce froid morne De pots de scooters et de mines transies D’enfants sans rire et de […]

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TOXICITE Les femmes s’enrichissent la muqueuse supérieureD’herbes piquées et mâchées tendrementJusqu’à presser le liquide dans le petit laps d’espaceEt goulument avaler le petit jet d’ambroisie ratatinéeConfectionnée au bord du rocher depuis que les déserts toxiquesL’inaliénable aridité a fait éclore des plantes anxiogènesComme pour peupler ce vide cet écrasant rayonMatraquant les sols et les quelques rongeurs […]

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  Je te disais que ces séries de motos Grognant sur l’asphalte et Balayant d’un revers de disque Le goudron taché d’urine & autres sucreries Ce ne sont rien que des machines de guerre Lancée sur le boulevard en vue De mener un assaut d’adrénaline

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  Une serveuse grande de douceur Lait écrémé recouvrant comme une bile – C’est que je devine sous la crème la vanille Réduite à l’essence nauséabonde – Et d’une voix de volupté gonflée d’un Q.I. Oblitéré par le poinçonneur du désir La crème arrive à destination du cœur Renversé sur le plateau à frites Crème […]

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PAQUEBOT Je vois l’impensable passerL’impensable qui se lit sur une poitrine de paquebotAmarré à un petit port de plaisance où le plaisirNavigue comme une grue dans la chair volailleNavigue comme une salle de machine nueTournant les pistons dans le sommet du crâneL’effeuillage de métaux et la chute dans les cheminéesCette peste là, cette impensable forme […]

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VIEILLESSE Je n’ai rien à dire de la nuitJe n’ai rien à dire de l’insomnieLa colombe du soleil d’une fin d’après midiLe soleil se suicide sur la ligne de crêteLa canopée des toits sent l’osierSent le petit intérieur renferméLe vagin d’une vieille dameLe vieux garçon mangeLe canevas des toits

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  Des nuées de corbeaux ont donné l’assaut Et sans rien sentir Qu’un infime mouvement de synapses On a su On a découvert une lointaine enfance

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  Pourquoi pleure-je ce goût lointain cette boule lumineuse Qui m’a construit et avalé Tantôt je n’aurai plus pour éclat son habit Mais me frotterai à des écrins nuisibles Pourquoi la boule qui me pourlèche les sueurs Suçote ma moelle et chérit mes vertèbres Pourquoi la grande maîtresse me glisse entre les doigts

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Les heures passent, comme unePeau de paon qui lentementS’affaiblit dans le cycle de la couleurLa suite des heures prend et s’assoiffeDu temps doucereux et mortDu sang spongieux du tendre sansQui passe dans les veines des volatilesLes coronaires des beaux oiseaux

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  Il meurt des pluies de cordes Des plasmas pourris descendent Manger des oursins avariés Il meurt des plages et des sables noirs Il meurt un feu lynché d’étoiles Il meurt le long des bras d’enfants Le long des citernes et des cités Des sinuosités et des algèbres.