Archives par catégorie : Poésies.

0

FAUNE Dans un gris et vert bocage le fauneQue je suis subit l’injonction du mondeJe passe et repasse sur le piédestal de granitLe basalte sauvage où succombe le mondeJe noue des charmes, et des élancéesViennent s’exclamer que c’est le soirEt que l’air est dur à supporter Diogène le faune assis sur des racinesAnimal nonchalant au […]

0

  Le calme bouddhique du parpaing Emboise, une odeur de venin En tailleur comme un chien Tu médites sur l’exil De ta bouche scellée Et de l’aine moqueuse Où sont posés tes bras Prise en églantine Par la chaleur de tes mains Dans leur geste ultime Tu dresses des appâts au vide Et sème un […]

0

  Tout s’abrège Dans une liquidation Qui a lentement pris forme Pour qu’un peu de matière la soulève Comme si le cœur était témoin Des seules choses qui tremblent Liquidation et ornières de la fuite Dressant le chemin exigu de la félicité Le lien ténu qu’un flocon Un brin cassant d’herbe jaunie Décortiquent dans une […]

0

  La collision de ce ciel nocturne Avec ce qui bruit dans le jour Ce qui subsiste à la parodie Des nuages évanescents La main d’une sagesse vient Dissiper ce qui était dissous Des nappes puissantes se cabrent Dans le séjour de l’intellect Dans la nuit il n’y a rien à dire L’étendue est un […]

0

  Le sentiment amoureux est une déviance Il gravite comme une mouche Lésinée par le miel Il meurt sous les coups répétés d’un algorithme Fait d’équations erronées Bête pensive et passive théorise Des chemins philosophiques et verbeux Son verbiage s’intériorise Comme une carpe longuement Disparaît sous les eaux.

0

  Mon cœur s’accélère Comme si le cosmos la broyait Comme si ce dont nous dépendons La strangulait jusqu’à ce que saille sa bile Se déverse le chaos contenu Par le piaillement Par la frénésie d’un derme où poils Et langues s’irisent, et s’émonde La juste mesure olfactive La juste oliveraie Le juste jus d’agrume […]

0

  Double hélice d’hélium Qui ne semble plus convaincre Et fait un effort de synthèse Pour ressusciter Le temps vient comme un diadème Enguirlander la pesanteur du monde Le temps vient comme le fait accompli Exige que rien ne subsiste Peur d’une fin subite Dans le médicament du soir Et la phalène entre par la […]

1

Une nuit Ne rien posséderDans la nuit la flammècheEncore qu’aucun crépitement ne soit sienneMais appartienne aux nappes souterraines Ne rien désirer ni obtenirD’autre qu’une peur vaguement infantileToi qui as si bien brillé dans le terreau du jourEt sommeillé dans l’apparition du soirTu es la balle de foin esseuléeQui se choque aux lèvres du cosmosAbandonné, mais […]

0

Totalité Tu es dans la totalitéTu fais tant de liens qui s’affinentEt prennent le caractère d’un météore naissantDans l’infini émacié de lait et d’étoilesTu es la seule ligne construite, parmi la léthargie du mondeEt ton apathie rieuse est tellement fine qu’on diraitLe firmamentOu le mouvement brinquebalant des chauves sourisLe vol cassé de l’harmonie La totalité […]

0

  Tronc d’arbre bloc rigide Où la sève écoulée passe par les veinules tranchées de la mer Et libère des artères sectionnées que la houle a mangées Mort de la mer et du tronc dans les veinules cassées Les veinules obstruées où le courant ne passe Que par le triste effort du ressac à persister […]