Archives par catégorie : Poésies.

0

  Si tu serres la main d’un pouilleux D’une affreuse vermine humaine La peau ulcérée L’esprit gangréné par la bêtise Et l’âme aussi réduite que celle D’un urinoir sans ivresse D’un cachot sans romantisme Bref cette engeance si tu lui serres la main C’est qu’il y a de l’âme en toi Et de la résignation […]

0

  Il y a des oliviers qui tanguent, dans la gorge Et des adultères dans l’angoisse Des mousses de remembrances et la racine Mélancolique de l’avenir Dans les yeux qui persistent A aimer. Il y a des cornes de seigneurs Dans le mal insinué de la beauté, qui tend L’atour de la vérité essentielle Celle […]

0

CHANSON DU GRAND VIDE C’est étrange comme les cyprès chantentAu soir tombantEt comme les oliviers dansentAu soir mourantRien que le vent de l’oubliLe vent du présent, entament ma seconde vieN’y suis-je pas le symbole élémentaireDe notre vieille croûte terrestreOù je loge avec quelques amis

0

sans domicile fixe   La poisse qui les lie A la terre bitume, la nouvelle vague a voulu Qu’elles se délaissent de familles et de gens Pour trouver le puissant de la vague Non capitalisé Heureuses et délaissées, elles mènent leur vie Mais qui saurait les enlacer avec d’autres doigts Elles veulent de la monnaie […]

0

  Je bouffe ta putain de sueur et me gave De l’inique aspérité qui est la tienne Je tiens pour pays la sueur qui colle Et pour drap le pays entier La tienne se concentre dans le clos de la nuit Et fait un cercle dans l’ébauche du lieu Délimité fermement par ta sueur Il […]

0

  La nuit vient intarissable source Meurtrière du jour. J’ai la paume ouverte Par la fracture et l’amour Et déploie sur un visage blond et cireux Le jaune aqueux d’une chevelure Elle est cathédrale engloutie Par les eaux vertes et mémorables D’une surface hybride et malade C’est au fond du château et de la cité […]

0

  On rentre à la maison Ce nid d’écrevisses qu’est la rue Tu n’en auras plus que la mémoire Et t’étendras dans la chaleur optimale Du logis romancé où tu demeureras Comme la reine que j’ai trahie, précarisée Par ma faute à moi l’immature Qui t’a charmée et n’a su Déposer les fleurs de ta […]

0

  Il fait noir Tu es habitué au chant du cygne Et on nous a appris à être triste On a appris au jeune itinérant du vide A se trouver un logement Dans la tristesse du temps Parmi quelques nappes de nuit Il se fiche sur une souche Où personne ne l’entend que son chant […]

0

  Ils aiment une moitié de Nietzsche Mais n’aiment pas l’autre moitié Ils aiment une moitié d’Aristote Mais n’aiment pas l’autre moitié De manière générale Ils n’aiment qu’à moitié Et font de l’autre moitié le terrain Du sensible et de la souffrance De la beauté qu’ils ne peuvent toucher Car ils ont des mains virtuelles […]

0

CARENCES Il y a comme un manque d’amour en moiUne carence affective se construit et se cristalliseDans la bouche de l’onde de nuitDans la ronde des danses nocturnesDes denses oiseaux pépient dans l’ondeLes choses s’évanouissent aprèsLentement avoir été dégrafées du monde Alors se produisent des larmes issues du selDe l’imagination et du sucre du rêveOu […]