Archives par catégorie : Non classé

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L’attente (Spilliaert) Il n’y a rien qui viendra ; rien qui apparaitraSeulement ce soleil factice sans ombre et seulement les rayonsPlus noirs encore que ton cœur de madone tristePlus noirs et graves que les éclairages et les cités absentes Seul le ponton persiste et seul rêve le reste de la villeEndormie pour toujours dans la […]

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Toute seule (Spilliaert) Jeune fille seule, tu pensais qu’on t’avait promisDes rêveries ailleurs que dans cette cachoterieMais non l’âme est recluse ; mais non Les sentiments sont des paquets et des volutesQui dévirent sans cesse dans le rayon du jour ;Et ils brulent eux aussi, de n’être compris Mais toi fillette tu as la grâce […]

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Misère. (Spilliaert) Misère je te vois tu es si belle ; ma belle misèreEntre dans son petit parquet, et sa caisseEt son habit accroché Elle est belle et sensible, elle semble tendue comme l’habitLa suspension a cela d’opaque et de transparentOn dirait que tant de gens y pénètrent Sans que plus un seul ne rende […]

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La mort (Spilliaert) Tu nous ouvriras les portes, tu es un homme puissantTes mains choquent des brises et des troncsMais tu as cet aveu à faire d’une grâceQui n’appartient pas aux femmes Qu’elle soit louable et bonne, mort incarnéeEt qu’elle puisse nous faire mourir en de bonnes mainsTes habits s’ouvrent comme des voilesPuissent-ils faire de […]

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Paysage nocturne. Dune et mer déchainée (Spilliaert) J’aurais aimé, que derrière cet immense talus noir ;Cette colline, on puise voir ailleurs que dans nos sinistres scènesDans les ignominies humaines et qu’il y ait plus que noirA vivre dans les créneaux de nouvelles ères ; d’anciennes et de toujours J’aurais aimé partir ou seulement m’extraire ; […]

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Le nuage (Spilliaert) C’est un corps ou une monstruosité noireQui tend les fesses dans le creux du ciel qui n’est pas encoreAltéré par le sens, ni par des courbes Elles sont la lance et le spécieux membre des cieuxLa tranche et le malin plaisir d’être ce deuxCet unique ciel vierge et pur Tu es à […]

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Paysage aux arbres élancés (Spilliaert) Le vrai pays, la grande sciure et le grand angleAnoblis par les pins qui penchentPar les chemins qui ne sont qu’un seulLe grand gris et le noir Les seuls ciels entre eux, si bien qu’on est un seulLes traines et le soleil rabougri quelque partOn dirait que cela est une […]

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Le chemin creux, dessin préparatoire (Spilliaert) Tu vois le chemin ; une fois je t’avais dit qu’il menait vers un paradisEn fait il est une véritable croute noire et griseEt le blanc qui se dissimule n’altère pasLa veine dérisoire où il conduit Il est si calme et quelquefois on pense à d’autres chosesQu’un mouvement stable […]

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Pose, solitude (Spilliaert) Tu es maigre ; rien ne te résiste qu’un vent contraireSur le visage émacié et superbe ; de tes rêves et des liqueursQui brulent les graisses superbes du monde pour évincerLes désirs qui plaisent à ce qui ne brule que peu Tu te tiens sur le ventre de la terre ; mais […]

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Clair de lune et lumières (Spilliaert) Tu vas partir vers cette lune pointée dans le cielA côté du parapet ; elle t’obnubile, c’est une spiraleA la Van Gogh mais le noir n’est plus un bleu sombreLe tournis de l’autre rive est atteint ; celui qui marchait a la nuit Pour dérive et pour garde-fou qui […]