Archives par catégorie : Non classé

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Nuit d’été. Inger sur la plage (Munch) Il y a sûrement beaucoup de choses à voir ; cela se voitQu’il pleut comme des espaces durcis qui se touchentOn voit presque ce qui se profile et qui n’a pas de visageSeulement le tien touche plus loin que l’épaule du rivage On voit un sens de coton […]

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Angoisse (Munch) Vous êtes angoissés ; des lacs derrière vous, des nappesVous n’avez pas de visage ; êtes-vous mortsOn ressent une colère qui se tarit vers l’angoisseVous n’avez pas de place pour vos ires ailleurs qu’en l’espace Cet espace nappé et droit, bien que sinueux ; expressionDes caractères qui restent de glace ; et volcaniqueComme […]

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Soirée d’octobre (Spilliaert) Ce n’est plus maintenant jamais de noir ; le soleilEst-ce coquillage en éveil ; rien n’indique qu’il soitNi de d’une mer ni jamais d’ailleurs ; la couleurA pulvérisé le soir dans ce qu’il avait de meilleur Parmi la lumière tu ne peux marcher ailleurs ; mais tu parsMuni de cette cape qui […]

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Le Brise-lames (Spilliaert) Il n’y a rien au-delà… ; pourtant cela semble jauneLe gris n’est jamais une autre chose que ce qui aspireLentement vers la couleur qui s’abandonne ; et on diraitDes traces encore de cet au-delà parmi ce qui fusionne Sans personne et sans visage ; sans rien qui ne m’avait échappéQuand j’avais vu […]

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L’attente (Spilliaert) Il n’y a rien qui viendra ; rien qui apparaitraSeulement ce soleil factice sans ombre et seulement les rayonsPlus noirs encore que ton cœur de madone tristePlus noirs et graves que les éclairages et les cités absentes Seul le ponton persiste et seul rêve le reste de la villeEndormie pour toujours dans la […]

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Toute seule (Spilliaert) Jeune fille seule, tu pensais qu’on t’avait promisDes rêveries ailleurs que dans cette cachoterieMais non l’âme est recluse ; mais non Les sentiments sont des paquets et des volutesQui dévirent sans cesse dans le rayon du jour ;Et ils brulent eux aussi, de n’être compris Mais toi fillette tu as la grâce […]

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Misère. (Spilliaert) Misère je te vois tu es si belle ; ma belle misèreEntre dans son petit parquet, et sa caisseEt son habit accroché Elle est belle et sensible, elle semble tendue comme l’habitLa suspension a cela d’opaque et de transparentOn dirait que tant de gens y pénètrent Sans que plus un seul ne rende […]

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La mort (Spilliaert) Tu nous ouvriras les portes, tu es un homme puissantTes mains choquent des brises et des troncsMais tu as cet aveu à faire d’une grâceQui n’appartient pas aux femmes Qu’elle soit louable et bonne, mort incarnéeEt qu’elle puisse nous faire mourir en de bonnes mainsTes habits s’ouvrent comme des voilesPuissent-ils faire de […]

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Paysage nocturne. Dune et mer déchainée (Spilliaert) J’aurais aimé, que derrière cet immense talus noir ;Cette colline, on puise voir ailleurs que dans nos sinistres scènesDans les ignominies humaines et qu’il y ait plus que noirA vivre dans les créneaux de nouvelles ères ; d’anciennes et de toujours J’aurais aimé partir ou seulement m’extraire ; […]

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Le nuage (Spilliaert) C’est un corps ou une monstruosité noireQui tend les fesses dans le creux du ciel qui n’est pas encoreAltéré par le sens, ni par des courbes Elles sont la lance et le spécieux membre des cieuxLa tranche et le malin plaisir d’être ce deuxCet unique ciel vierge et pur Tu es à […]