Archive de l'auteur : Florian

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La belle dilatée Jeune et menueBrune et si légèreLe visage aux trait fins et épais Cette épaisseur du désirCes formes évangéliquesBlasphémant toute douceur Elle était unique et cruelleTellement sexuelle et iniqueLégère et monstrueuse Ses cheveux lisses et bourgeoisSa trame narrativeSemaient de mauvais élans Parmi la foule aixoise

4 poèmes 0

MONTAGNES La planète de laineLe relief et la montagneDans le désert de verreDans la transparence des iguanesEt la majesté du courantDans la fronde qu’enfin seulLe désert de montagne habite Les septentrions sont mortsAprès la cité où graviteLe seul corridor où l’on passeDans la densité des moissonsLe corridor est la flamme où sontMourantes les dernières terminaisonsMais […]

Brouillons 08 /21 0

L’odeur acide du monde, dans le cyprèsDans l’artère féodale, tu évites mes mainsTu tranches sur la vitre ce qui était dans les sangsDe mon cerveau, tu broies ensuite le métal de mes tempesMes yeux sont si las de ne toucher la guirlandeIls emmuraillent les restes de la prairie où j’ai buDes litres de bières, où […]

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ENDOPHASIE Elle était sur la corne cendrée d’un diableEt sur la corde où fuit le métalElle vagissait ainsi qu’on accumule du capitalEt s’épaississait la fumée et le bleu des osDans la chambre où de grandes limitesFaisaient saillir la bouche d’une clochardeAu cœur de la falaise suintaient des diamantsQui recelaient une fève, et des rougeurs Dans […]

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Le vent te cingle Jeune effroi tu vas mourir hors des lettresL’écrit est une fêlure que rien ne peut faire vivreL’écrit est une saloperie dans la mansuétudeLes directions tournent dans la grande finEt dans la page rien ne fige que le seul destinTuer l’ovaire de l’écrit pour la seule paroleTuer pour toujours vivre et dire […]

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G. Fille des mers, vénus GéraldineToute superficialité te toucheAinsi qu’un ballon dans les airsSe frictionne avec le seul ozoneTu n’es pas tant tu es légèreSeul poids qui contusionneLe désir avec l’éclair Seul tronc délavéDes cauchemars qui prennent vieDans l’allée sombre des cyprèsMon seul désir dans cette après-vieMon seul calice dans ce monde d’ennuiMa raison, qui […]

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D. Je ne veux rien que la sincéritéTraverse plus loin encoreLes arêtes et les crêtes indemnesD’édifices et de voies citadinesVomir l’or du cœur dans la chambreOù se lisent les équations du bonheurÊtre dans la transfusion de l’ocre nuageDéfiant les années qui allègent les meublesJoignant les phalanges dans la stèle et l’artèreDans les veines et les […]

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PRES DU CIMETIERE Le silence tombe sur la frontièreSur la ligne qui sépare la place assise de l’homme et du cimetièreIl y a des années déjà que l’on puise en soi ce qui de cigalesTouche au claironnement antiqueL’imprégnation des routes et des arbresLe chêne qui grandit jusqu’à tordre ses doigtsLa commodité du silence et des […]

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RIVAGES Leurs visages ténus comme des peaux rétréciesStriées de pauvres vacancesEt de réflexions qui ne puisentQu’à l’image et l’idée imposéesPar les nèfles pourris du loisirMais elles ne se laissent prendrePar le jeu de la consommationElles engrangent des connaissancesQui les amincissent et les condamnentAu mouvement des vagues

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CASA Je me levais tandis que la levure du soleilPénétrait des champs de musiques électriquesEt il restait des rafales parfois qui n’étaient plusEncore qu’une belle misère dans une pièce en boisLe temps s’emmagasinait dans des objets sommairesIl y avait le gouffre d’une schizophrénieEt un manteau que l’on prend subitementPour laver les sols et parier sur […]