septembre 13th, 2020 § 0 comments § permalink

VARIATIONS

 

Je suis très à même de voir les variations
je sais que le monde s’écroule
je sais comme il est différent et divisible
de voir l’entité d’un paysage
et comme les choses se confondent
aux diverses calligraphies des coquillages

la vie biologique est suffisamment surprenante
la vie existentielle l’est aussi
les variations de la géographie
mangent les heures où l’asphalte
gagne à se faire connaitre
dans les visages des monographies
les traits changent souvent
comme les pensées d’un détail
dans l’esprit d’un artiste

septembre 13th, 2020 § 0 comments § permalink

NON PAREIL
 

J’ai besoin d’une présence charnelle
d’un gros cul de vache affaissée
d’un amas de cornes et de venelles
de stries cornées dans des appareils
allongés sur les draps et la latence
ne rien foutre au soleil qui décline
manger des abîmes et de l’ennui
car c’est cela dans une musique
qu’on entend en partie et qui traine
qui véhicule la tendresse de l’âme

septembre 13th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Août est caniculaire
et septembre est mélancolique
je mange le pain, deux fois
d’un léger état fiévreux
je suis sur la bordure et le teint
d’une offrande miraculeuse
qui me tiraille dans les deux sens
pour faire de moi l’élastique cité
endormie et la vague et le parfum
et le croissant mort d’une dune
dans la citation approximative d’une vie
j’enraye pourtant que je vais
bien

septembre 11th, 2020 § 0 comments § permalink

 

On cherche la naissance dans la mélancolie
Et le bonheur dans une tutelle
On cherche des nervures dans la nacre
Et dans les mouvements d’une houle
Qui pend aux désirs lunaires
Qu’ont interprétés d’anciens devins
On cherche des scories dans les poubelles d’un ancien temps
Qui neuf et vierge comme un printemps
Suinte sur l’ombre des truies.

septembre 10th, 2020 § 0 comments § permalink

SOIE
 

laine soyeuse, yeux soyeux
perméables aux rivières
qui viennent dans le tendon de l’espace
dire l’histoire qui se passe
dans l’avenue close

et envahissante comme le sont des lierres
piqués par la venue des eaux
montrés dans la douceur
et dans les suites d’une négation.

septembre 9th, 2020 § 0 comments § permalink

LOIN DE LA VILLE
 

il y a un décalage entre la parole
et le murmure
il y a des droites portes qui signifient le sens
d’un chaos de racines
l’oralité est le seul intermède et la seule limite
la patrie du citoyen du monde
l’oralité signe ce que l’humus n’est plus
plus une seule carte postale et pas un seul slogan
dans la dérive et les zigzags
dans la primauté et la seule manière
de faire coïncider des écorces avec l’âme
avec les tendons et les muscles.

septembre 6th, 2020 § 0 comments § permalink

 

L’école est au seuil de l’incollable esprit
qui demeure, dure depuis
que Chirico, Picasso, le Bauhaus
Fautrier, Picabia, Léger
& d’autres ont parfaitement saisi de quoi il retourne
avec des décennies d’avance
avaient-ils saisi que de jeunes enfants seraient épris
de leur art en même temps qu’ils auraient des angoisses scolaires
ou des extases bibliques
des angoisses de séparation
diverses épreuves dont ils sortent
indemnes et pénétrés à la fois
à vie, par ces panneaux affichés sur les écoles
ces fresques qui dessinent
les futures tenailles.

septembre 5th, 2020 § 0 comments § permalink

Une rêverie

 

Je suis avec une compagne
la mienne qui a sa force de position
mais j’embrasse d’autres vagues
moins fortes et plus subtiles
plus bourgeoises et prétendument
fragiles
comme le sont des corolles de l’être
je dois faire attention à ce que ces petites choses ne ternissent
et ne soient prises dans un tourbillon plus fort

 

UN RÊVE

 

j’écris en communication
je suis relié à une femme un être vivant
et nous ensembles seulement
pouvons oeuvrer à une oeuvre
qui soit la succession totale
de cette union dans une sorte d’angoisse pourtant
et d’enfance car ce principe
nous emboise totalement

septembre 4th, 2020 § 0 comments § permalink

DECLINAISON
 

Le dasein c’était l’odeur de ta salive
les bras musclés et l’ombre du bruit
des lamentations de la lumière
on venait à discourir sur le réel
tout en étant embrassés par ses sphères
et l’on venait dans le jeu des diamants
cependant que pointait une angoisse
car le visage a ceci de singulier
qu’il ressent les manies coriaces
des variations de l’air et de la géographie
on était menacés par l’être

pourtant après que j’aie été vivement
embrassé par un dieu d’en haut
un simple vol de moustique me désarçonna
je n’étais plus le bras de l’être
mais le total embrasement dans une félicité virtuelle
un dieu agissait sur la pointe de mes orteils
et monta sur ma poitrine jusqu’à la moelle
jusqu’à ma cervelle j’étais emporté
par un monstre de merveille
on nomme souvent cela le sens
mais c’est une chose sans pareille
qui advient comme un venin
pour statufier les moments
et seulement le sens n’est plus un moment

j’avais mangé la chair du réel

septembre 2nd, 2020 § 0 comments § permalink

DASEIN

 

Je suis fait avec le dasein
je suis fait comme une enclume qu’on martèle
comme un chant qui foisonne
dans la tempérance naturelle
je suis meurtri par des coups répétés
dans la tendre violence du monde
je suis dans la psyché
je suis seulement dans le temps
et rien ne passe qui ne soit le tout
dissolu du temps.

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