août 30th, 2020 § 0 comments § permalink

Septembre
 

septembre est le brin cassé
je fais le pari qu’il n’y a pas de sorcellerie
pour m’acquitter du vent
ou du poivre du ciel
qui entre en déclin dans la haute cage
et dans le phalanstère
debout sur les corvées des chiens
des femmes sont des souvenirs
qui tiennent sur la bordure
et le grillage d’une écriture
il n’y a que des tendons qui tiennent
dans l’atmosphère.

août 29th, 2020 § 0 comments § permalink

LE MAL

 

comme crache un long vermisseau
dans le silence noir et la cavité
se tuent les catégories de la pensée
dans un tunnel et une oliveraie

les gens meurent
d’avoir souffert les tranchées
inscrits dans le millésime
ils peuvent encore modifier
la trajectoire du jet

les centres épigénétiques fluctuent
dans les soleils et les rais
les champs s’ouvrent dans le cumulus
instable des pensées

ainsi frottées à la corde de l’archet
les chambres se multiplient
et les arrêts se collusionnent
avec les miroirs et les reflets
dans un bain qui tourbillonne

août 29th, 2020 § 0 comments § permalink

LAME
 

Je suis conditionné par l’épigenèse
je fabrique des systèmes
qui te siéent et siéent aux vagues
qui se brisent sur la vaste plaine
il ne tient qu’à toi qu’elle ne soit
un lieu où l’on érige le blasphème
et d’où viennent des artères féodales
qu’elles ne soient jachères ou autre scandale

je suis sur le lieu où chaque seconde
bouleverse le temps dans sa plasticité
pharaon n’est qu’un empire féodal
mais le devenir alimente
notre suc qui se mélange à la terre algale
j’ai les mains malléables de ton savoir
et viens sur l’éternelle lame

août 29th, 2020 § 2 comments § permalink

SECOUSSE
 

Je voulais voyager dans une de ces nuits
qu’a décrites Lorca dans ses livres
mais je ne vois maintenant qu’un sombre minéral
je ne veux plus voir de lambris et de verres
peut-être qu’une orbite terrestre subsiste
mais elle est décharnée et j’aime à voir
ce qui subsiste malgré les années
comme un bien plus sincère que la santé

il faudrait déloger du corps de la terre
des évènements qui demandent à naitre
on verrait d’autres orbites et d’autres lunes
attendre que les astres s’interpénètrent

août 27th, 2020 § 0 comments § permalink

CE QUI DEVIENT
 

le fond s’assèche comme un diadème
les prises d’argiles sont énormes
comme le sont les pieds des colonnes

le bronze est une étendue
comme le lait de la cochonne
ainsi vaincront les muses sans vergogne
sur les placides placentas des vertus.

août 27th, 2020 § 0 comments § permalink

 

j’obtiens le sentiment
d’un jeu perdu comme un éros
et comme une veine envahit la tourmente
comme une fièvre ou un surplus je vais au centre
et tente grassement d’entrer dans la vis
dans la terre meuble qui s’approche
le degré qui s’installe dans cette voûte
est une combinaison de diverses souches
et diverses strates qui versent dans les langes
d’un cher nouveau né ou d’une morte à ressusciter
je marque le sceau et j’entreprends de construire
le seul possible et la seule tache
de chercher dans les cendres et les eaux
le corps d’une pierre abandonnée

août 25th, 2020 § 0 comments § permalink

 

tout est lavé et vain
dans l’album de la félicité
et l’écuelle qu’on lâche car trop de sel
ne suffit à unir la vie
et le monde dans sa biologie
trop de larmes qui touchent à l’épi s’éliment
comme des canevas et des verres
touchent au ciel obscurci

mais blanches sont les levées de cygnes
que bavent les artères
dans la féodalité du signe
grain crevé de l’asphalte que mugit une sombre vache

dans la musicalité du bruissement et du battement
d’ailes d’un moustique
ou d’une oeuvre première

août 24th, 2020 § 0 comments § permalink

 

L’enclave
Est une rue de platanes
droits dans un silence qui ne sied
qu’au passant qui a vu
et pourriez vous admettre
qu’une personne qui balbutie
et cultive l’intériorité par une déviance
puisse laisser transparaître
le fameux pain béni du poète
et la raison du commandeur
la saison inerte

qui traverse les guêpiers
il n’y a rien qui ne dise l’ultime façon de naitre
dans la face renouvelée du paraitre
et des coquilles de l’être

août 23rd, 2020 § 0 comments § permalink

 

Tu étais heureuse endormie
mais était-ce un démon
qui encore me prend
si je vois l’obscure réalité qui nous réveille
heureuse dans ton sommeil
comme un cocon que l’on prend
avec les sinuosités des pincettes
avant que de grâce une autre humeur ne s’éveille
heureuse comme un lit de paille
s’évertue de l’étable où il dort
mais dans le bonheur les choses s’enlacent
si bien qu’il est dur d’être
ailleurs parfois.

L’enfant de la haute mer

août 22nd, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le rêve du matelot qui a crée l’enfant de la haute mer, exprime la condition de la femme et des jeunes filles telle qu’elle est entendue par les hommes, et telle qu’elle est restrictive pour cette enfant livrée à la solitude et l’incompréhension. Elle vit une vie de réclusion, sans trop souffrir, sans trop aimer, répétant des gestes habituels, dans un grand silence et un sentiment océanique qui la prend en pitié. Cette enfant qui veut sortir, cette enfant qui se sait femme et se plait à cette idée, mais qui n’a pas les moyens d’utiliser son corps et ses désirs pour s’échapper, et vivre la vie qu’elle voudrait.
Seulement encore que le cadre où elle vit, désiré de tous, solitaire, grand, majestueux et silencieux, est une prison dorée et que tous les hommes travaillent et souffrent afin de vivre en de tels lieux. Mais ils ne sont plus que des bulles irréelles, parfois dématérialisées, où l’on ne souffre pas tant, où le temps est arrêté, mais où la vie et l’agitation de ses désirs sont atténués et dissipés parfois jusqu’à disparaitre. Nul ne vient, nul n’entame la vie de cette cité des eaux, et la ruelle ne draine rien de vivant que quelques poissons.

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