novembre 13th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Mon marteau est l’enclave et ton révolver
la manière de tuer et de circonscrire la lune éveillée
dans le tremblotement ce sont toujours les mêmes mots
de l’ourson et sa guimauve
qui fondent dans les incisives
les noirs d’un redon et les gencives
délaissées d’un mammifère et sa progéniture

ce sont les gaspillages quand je voyais
éveillé les restes encore d’une nuit à venir
et que je ne pouvais tenir
ne pouvais transcrire autrement ce palais
et cette glace et ce rêve d’une pierre
et de toute minéralité rendue à l’extase

quand voir était trop intériorisé
quand l’intuition seule déblayait les chemins véridiques
quand seulement voir était le cyclope en soi

novembre 7th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Tu es une science prédatrice
cocon de stupeur
dans l’arrangement des lignées de cyprès
que le temps et les anneaux du vent
emportent vers cet amas de viscères
tu les dis noires mais elles sont
l’avancée qui se meut dans l’oeil
le terrain noble qui se conquiert
la pensée démêlée

deux m’as tu dit
deux cyprès suffisent à voir
dans les branches crépues l’inextricable
odeur acide du monde
en bordure ou au centre
la pensée prend un adage léger
que seules des circonvolutions ont essaimé
et qui se perdent, dans l’allée
et dans l’intestin d’une autre lagune
ce que tu as ruminé est l’excellence
d’une nation première
ce que tu as pensé est la risée d’un monde
étranglé

ce qui est passé sur le front de la page
est le grelot de ta pensée

novembre 4th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Laissez-moi mes cils. Mes cils giratoires captent l’osmose et la pensée qui se construit, sur un dénivelé lisse et calme, sur des amas de rochers. Vous voyez dans vos naseaux vos cils servent à neutraliser les virus. Je me sers quant à moi de cils pour m’orienter, ils interceptent des traverses et d’autres bactéries conformes à la pensée intuitive, tellement minuscule que je vois des dards et des crevures, ou d’autres fibres et strates qui peuplent la surface, qui sont dans les crevasses et l’atmosphère et la ville. Laissez donc mes cils oeuvrer à produire, et délimiter l’être dans le contingent, mes cils vibratoires, mes cils giratoires.

novembre 1st, 2019 § 0 comments § permalink

 

n’étant plus rien
rien non plus hormis de l’être
mais le plus pur inconnu
la plus absente des cessations de pensée
et l’image totale

le ventricule d’un clocher démesuré
rouge brique quand vint la cessation
s’enrichir du plus pur inconnu
et ne rien dire

novembre 1st, 2019 § 0 comments § permalink

 

ce que c’est que de passer par le col
et se voir amoindrir par des images
qui tuent tout à fait

octobre 29th, 2019 § 0 comments § permalink

 

Le leurre de la fin du songe
et je crois m’être encore trempé dans un pied de table
dans la falsification de l’instant
je suis dévoué à la vis qui m’accable
et cela prend comme des cimaises
ou des fournaises d’été
le leurre inexplicable des succédanées
dans la bouche sereine et dans l’abois
des ruptures et des abandons
des buis ardents et des contrefaçons
où encore bougeaient quand on marchait
quelques mouvements supposés

mais ce qui tient
ce qui déraisonne dans la mort portuaire
et ce qui se dit dans une clarté
dans une évidence circonscrite
est qu’on aime encore le levier
et la charge tandis que cette vis
n’empêche jamais de répandre le sang

octobre 18th, 2019 § 0 comments § permalink

 

On buvait de la rince cochon
sens tu comme le museau de la bière
est un élément diurne qui nous envahit
parfois comme un couperet à venir
quand je serais seul, élaboré par une finesse
que la bière dans son vent porteur après
produit comme un adoucissant à ce monde brut
car la nuit est un produit mélangé
c’est un âge où les doigts se touchent
une denrée invisible que des amants savent construire
et qui dans le tumulus de la vie enfin
font de la blondeur des bières comme nos échanges
comme des bouches plus belles par un sourire intérieur
toi qui ne dis rien de ce qui t’habite par un regard
un visage comme une paroi alpine
une denrée inconsommable
un verre d’alcool sans toxine

octobre 15th, 2019 § 2 comments § permalink

 

Je n’ai pas de sombre relation avec le monde
j’épouse une chose qui est une lisière d’eau et de verre
qu’on ne peut pas appeler vase pour autant
mais qui subsiste et forge les êtres
non pas de relation sombre qu’un soleil et une luisance
une pénétration de la matière tandis que la science
m’apporte les constructions nécessaires à la pensée
je parle d’aventures qui sont des états où l’on fait corps
avec des masses isolées, des paysages qui sont des esprits
et il doit y avoir dissimulés dans la croûte de la terre
des jeux d’anges qui ne sont pervertis
car on sent que ça saigne et que sourdent des églises
des terres fleuries et des faisanderies

octobre 11th, 2019 § 0 comments § permalink

 

il faudrait faire le nécessaire
pour atténuer le calendrier et mourir en ce mois
en cette machiavélique décade
en ce teint fondamental
où les immeubles les plus atténués
par le temps se plaisent à faire jaillir
de mauvaises essences

et les murs comme le bois découvrent
l’anesthésie qui nous avait plus

octobre 10th, 2019 § 0 comments § permalink

 

La faim ne s’assume pas
dans sa façon qu’elle a de ne rien saisir
elle attend que les denrées flétrissent
dans le garde manger de son automne
c’est maintenant que les écrevisses
mangent dans sa main qu’elle retient
la faim n’assume pas les sévices
qui creusent dans ses reins

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