mars 31st, 2020 § 0 comments § permalink

VERTIGE
 

Oui c’est une galère qui place un dispositif
Sur la hanche d’une palette qui vient me secourir
Nous souffrons d’un but oblique
Des mains des fois un cortège de soie
Nous oublient dans le creux d’une veuve et dans d’âcres religions

Mais les ciseaux du vent s’ils vont à l’encontre ciller
Où s’entame un autre vertige une autre religion
Qu’elle soit uniquement un vestige
Qui couvre les pâtés de maisons et les opéras
Comme des yeux limoneux perçoivent l’entité
Unique
Plaçant au cœur de la bouée le centre de la ville

Les reines maintenant n’ont pas de mains où poser leurs essieux

mars 31st, 2020 § 0 comments § permalink

CLARTE
 

tout est étendu
les combats et les ancrages simples
sont dans le lointain qui dévale
comme un souvenir de lierre et d’autres pierres
qui se précisent dans un lavoir
une terre recueillie qui ne souffre
tout est linéaire ainsi qu’un algorithme
une clarté soudaine vient défier les paysages
constituer des images plus riches qu’un oeil lunaire
des bêtes dans un panorama qui éveille
par ses tonalités méridionales ses palettes
sans aucune science ni savoir
que la pure pulsation de l’image
construite sur l’expérience de sa corporalité

je suis ainsi le corps ultime.

(Confinement) (Sur les derniers jours de C.B.) (Fin d’un podcast)

mars 30th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Le rêve devient difficile à supporter
les nouveaux venus
voient un monde mouvant où rien n’adhère
qu’un choix d’humanité
mais dans mes vers je dis et suscite
une autre manière tout aussi nouvelle
de voir la stabilité éternelle

c’est se maudire que d’éprouver la rage d’être
et autre chose, messieurs, vient se ficher à la fenêtre
que des paroles de naissance

je vois la ligne et le rayon vert
la sphère ancienne qui se mange
et la terre tire de ses bras la hantise
que ne soient réduits des flocons de vers
à quelques instabilités

la volonté s’enrage de n’être apprise
par les délaissements de cuivre de naguère
les aspects nocturnes seulement
diffèrent des soleils dépris
et de festivals changés en dépit

allongé comme un pauvre hère
suscité seulement par la totalité
pour que ne sombre la lumière dans l’ennui

autarcique clairière
qui attend son jour sur les autels d’un blanc de chair
autarcique manière d’être en symbiose avec
d’autistiques chimères
et dans le creux du seul regard
d’un noir fort, un sillage lourd
comme une tourbière

mars 30th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Incapacité à s’enraciner dans le monde
pour que je m’apaise il ne me faut vos sphères
de parquets, de musées et de transports
il ne me faut vos algèbres et vos mines
vos pensées et votre colère

incapacité, car pour m’enraciner je ne suis
qu’une bulle clairsemée
un chiendent dans la stratosphère
et je pose mes doigts ainsi qu’une durée
qui s’expose le long des plages
des grèves ou des nuées

mars 28th, 2020 § 0 comments § permalink

CHAPERON

 

Le chemin se double à ce moment
l’été est un carrefour quand viennent des sirènes écloses
dans la fougère de l’instant mais la meurtrière
aussi défend sa position

on lui demande si elle ne préférerait pas
un autre parcours dans une dimension
et une densité plus amples que la seule aiguille
qu’elle compte enfiler

mars 27th, 2020 § 0 comments § permalink

 

quand il fallait marcher
mon goût allait à des audaces périphériques
maintenant que le danger est éteint
je vois le fond et le comble de la chambre
où passent les veinules d’un marbre seul
d’aucune matière qui ne conçoit
la réalité d’elle même

le rêve n’a pas besoin de se tremper dans un élément
les distances que conçoivent les bordures
ont le cuivre pour seule nourriture

mars 26th, 2020 § 0 comments § permalink

 

il y a une petite porte
on dirait que la condensation derrière est la même
que dans cette panoplie de plainte orageuse
de diamants qui se forment
puis ensuite jusqu’à ce que pas même une goutte de pluie ne puisse
pourtant donc cette condensation est la même
bien que la lumière soit différente
il y a une porte qui ouvre en vérité sur l’ardeur de ces nuages
sur les paquets noirs et étroits
les brumes dangereuses
les morts en sursis comme des nerfs
des réseaux qui circulent et tuent

il n’y a rien derrière que cette étendue
mais je ne dirais plus une porte
ni une ouverture
c’est un autre réseau, parallèle
c’est une autre manière
ce qui décèle son approche est une façon sans énigme
elle est là et elle se prépare
à tendrement déborder
elle est tout et elle dispense
non plus des diamants ou des gouttes de pluie
mais de la colle solaire
et encore ce ne sont que des herbes
des paysages liquides
des euphories.

cela colle autant que le froid qui lui est premier
est un dense réseau de vapeur intenable.

mars 25th, 2020 § 0 comments § permalink

 

Ce devait être autre chose qu’une vente
Qui a eu lieu dans un accès de fièvre
Mais la terre délavée
Mais la jachère résiste
Aux mains de ceux qui l’arrachent
Les mains pleines du pus de la nation
S’entretiennent avec des idées bleues
Comme des vitraux commercialisés
Qu’on échange dans le creux d’une vague
Numérisée.

Des incidents ont lieu dans le sein arraché à l’arbre
Des feux se fondent aux esprits qui ont abandonné
L’idée d’un enracinement
Mais au-delà de leur enceintes falsifiées
On ne voit plus rien presque
Qui puisse se justifier.

mars 24th, 2020 § 0 comments § permalink

 

J’ai raté ma vocation
dans le trésor de son antre
ses belles lèvres où le méandre
est un jus de raisin noir
maintenant que les paris sont faits
et que les recettes tâchent dans ma bouche
ô bouche lumière où coule le jus
de mes ancêtres échevelés
j’ai raté la mise avec la belle
son visage parfaitement traîné
par ses traits supérieurs
et maintenant que draine
l’écrevisse les eaux de ma peine
j’entre en collision avec une autre nuit
que celle du fruit vermeil
j’entre dans l’astre mort
parce que la belle a des fruits
qui sont des orgasmes dans la bouche
démunie.

mars 21st, 2020 § 0 comments § permalink

 

Cela consiste à tendre les fils
avoir la vision écarlate autant que faire se peut
dans l’impuissance d’acquérir le sable
qu’on ne construit jamais deux fois
corps malingre, corps céleste
rebuts et beautés qui coincent
dans la lingerie prête à être brûlée
comme se détruisent les pierres
et les terres volcaniques que boivent des bêtes
la tourmente signe la douceur d’être au monde
la pensée parfois puise trop au-dehors
pour se concentrer sur les apprêts
les déclinaisons de soi

sortir, est un réseau de colonnes
et changer est un prisme
où le verre s’étiole dans d’autres saveurs

la planète n’a pas de soucis
tout est calme bien que le fond orageux
soit dense comme les entrailles
d’un mammifère marin échoué
marine fut l’opacité du son
sanguine sa mort.

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