Raillerie cosmique.

J’ai osé offenser le cosmos en pénétrant la chose suivante : le désir dans la cessation du désir, soit le nirvana bouddhique. Qui aurait osé vivre une chose pareille ? Le cosmos me punit mais ma tragédie est la suivante : je ne peux pas faire autrement. Je me meus pour cela. Vous qui me suivez vous ne savez peut-être pas quel dérèglement cela occasionne. Cette chose est la vitalité même, le courant amputé de rien.

Pourquoi le cosmos réagit à ce moment là de telle manière ? Il souhaite m’évoquer une vérité peu agréable. On sape le plus subtil au mauvais moment et là on reconnait le bonheur au bruit qu’il a fait en partant. Il ne faut pas trop en demander, c’est pour cela que le Bouddha a voulu couper le désir à ce moment précis, pour ne pas être ennuyé par les démons : soit l’impermanence.

Il connaissait bien les démons. Mais à quoi êtes vous prêts c’est cela le dilemme : si vous avez la chance de pouvoir vivre cela – d’ailleurs j’ai des sérieux doutes – eh bien cela risque de ne pas durer. Voilà donc cela m’embarrasse au plus haut point. Cela passe et ensuite il reste, eh bien tout le reste messieurs dames !

Bien sûr vous commencez maintenant à comprendre pourquoi j’ai mes écouteurs et pourquoi j’écoute de préférence de la musique adaptée pour masquer ces interventions cosmiques. Mais la pureté absolue est faite des bruits du silence naturel. Vous imaginez une personne mourir alors qu’elle a tout pour elle, juste pour ce petit courant là ?

Cela prend comme une dune, c’est une dune de non pensée où passe la pensée du désir et du rêve. Vous savez ce que c’est non ? Je l’ai dit, cela peut être très subtil très longtemps, mais pour le cosmos, je sais trop pourquoi, mais il y a des limites.

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