Quand j’étais lycéen et que j’avais un trou dans l’emploi du temps, je partais dans les collines, les sous bois, vers les lisières et dans les forêts. Je prenais des chemins de traverse et decampais. Arrivé au sommet des monts et baigné d’immensite, je me fondais à l’absolu, m’interrogeais sur le vide, sur ce qui m unissait au néant et à l’absolu. Puis je dévalais les pentes. D’autres fois je m’imaginais en pleine guerilla et me fixais des objectifs militaires.