HABITATION*

Ta nuit et ton sommeil en plein jour
Ont un goût plus tangible que l’élément du soleil
Tu es seulement la traverse de fer, en toi
S’égosille l’organe véridique de la liberté

La haie transpire des folies douces, de si belles
Accroches dont les nards et de petites pluies
Sont des nœuds et des souffles éventrés et tortueux
Le béton tient tes rêves comme une tendre mère

Des enfances y logent parmi des lampions
Une verrière les passe au crible de sa lumière
Tandis qu’en toi elle abandonne tout secours
Mais tu rêves grandement de ce qui vit derrière

  • Poème engagé contre le viol, l’abus sexuel, les corps transactionnels et le fascisme sexuel.

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