Agir volontairement dans l’erreur est une contradiction dans les termes : par définition, une erreur est involontaire, car elle résulte d’une méconnaissance ou d’un faux jugement. Si l’acte est délibéré, il s’agit d’un choix, d’une stratégie, d’une simulation ou d’une faute intentionnelle, mais plus d’une erreur.
Pourquoi une erreur volontaire n’en est pas une.
• Absence d’intention de se tromper : On peut choisir de faire un pari risqué ou un acte interdit en sachant qu’on prend un risque, mais on espère toujours réussir, pas se tromper.
• Le choix délibéré : Agir en sachant pertinemment qu’on applique une mauvaise règle relève de la transgression ou de la stratégie, non de l’erreur.
• La confusion des termes : On parle parfois de « faute » ou de « calcul erroné », mais l’élément psychologique de l’erreur exige la bonne foi initiale.
Les contextes possibles.
• Stratégie ou provocation : Faire exprès de se tromper pour tester une réaction ou piéger un système.
• Résilience ou apprentissage : Accepter le risque de se tromper pour progresser, ce qu’on appelle le droit à l’erreur.
• Cadre juridique : En droit, commettre une action volontaire en ignorant la loi ne constitue pas une « erreur de droit » exonératoire