J’étais avec ma famille biologique le premier mai 2009 à Marseille. Nous devions aller sur les îles du Frioul en bateau. Je prenais beaucoup de Tercian à cette époque et cela générait des picotements irréversibles au contact du soleil. Sachant qu’il n’y avait pas un seul arbre sur ces îles, je ne pouvais pas m’y rendre avec le reste de ma famille biologique. Ma génitrice me dit de revendre le billet qu’on avait déjà acheté pour moi à quelqu’un dans la file d’attente en baissant le prix. Je le revendis cinq euros (j’en suis sûr, un billet de cinq) au lieu de dix (je crois), à une personne qui était restée muette. Je rentrai ensuite à Aix en bus et rencontrai quelqu’un que je n’avais plus vu depuis longtemps.
Ce souvenir est la pure vérité.