Le contrôle des sentiments.

Un totalitarisme ne s’en prend pas en premier lieu aux pensées déviantes, mais aux sentiments qu’ils juge déviants. Le contrôle est plus opérationnel ainsi, car on se rend d’avantage compte des pensées qui sont censurées. Pour ne pas brimer les sentiments, ils suffit de les organiser et de leur proposer des lieux et des moments où ils peuvent s’exprimer. Si le totalitarisme est installé de longue date, les plus jeunes n’auront bien souvent pas la mémoire d’autres formes possbles de sentimentalisme. L’étau peut se resserrer ainsi. Ou bien la diversité être parfaitement sous contrôle. Mais majoritairement, c’est le ressentiment de la population qui dominera.

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