Je vis un peu dans une ville et un monde d’extra-terrestres, où l’on calcule les affinités des gens selon leur date de naissance ou autre accessoire. Les femmes n’ont pas même conscience de leur beauté ni de leurs charmes, elles vivent de petits expédients en passant à côté de tout. Le nihilisme se servira toujours de vieilles lunes comme unique horizon. N’ayant plus accès à l’esprit dans un monde qui pourtant regorge de savoir accessible, un monde de charme et de beauté encore, de corps, mais brimés jusqu’à l’os, l’expédient est la dernière règle, la dernière qualité. On vend l’âme qui nous reste, l’amour à des expédients, des petits vers de terre dans des bocaux. C’est triste.