Folie meurtrière.

Le constat est patent : tout crime comporte une « folie meurtrière » indépendamment de la structure de son auteur. Qu’il s’agisse d’un meurtre prémédité ou pas, l’instant de l’acte implique, dans sa contingence, un franchissement symbolique qui n’avait pu être ni pensé ni imaginé.

La « folie meurtrière » exprime l’absence totale de Tiers ; et lorsque l’Occident est ce Tiers possible, et qu’il s’absente parce qu’il y a « folie meurtrière », il entretient le cycle infernal par une lâcheté souvent perverse. Si le Tiers est la faille, elle devient alors une faillite.

Le trouble psychotique partagé est une entité psychiatrique rare décrite en premier par Legrand et baptisée « Folie à deux ». Il désigne une situation clinique ou à la faveur d’un confinement particulier au contact d’un sujet délirant, un deuxième sujet adopte ce même contenu idéique délirant.

Qu’est-ce que le syndrome de la folie en famille ? Ce syndrome rare est un prolongement de la « folie à deux », trouble caractérisé par le transfert d’un délire d’un sujet à un autre. Lorsque ce trouble psychotique est partagé par plusieurs personnes, il peut s’agir d’une « folie à trois », encore appelé « folie en famille ».

L’amok, ou accès de folie meurtrière, est une entité clinique qui a été décrite initialement dans la péninsule malaise. Associé à une forme d’exotisme, on en trouve des descriptions littéraires et historiques.

Parfois simplement qualifiée de « folie meurtrière », la course d’amok est assimilée à une forme de suicide.

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