Le progrès tente d’abolir le conflit, qui d’ailleurs se concrétise très bien avec deux phénomènes : le sexe et la guerre. Si on regarde bien sa démarche, c’est vers cela qu’il tend. Or peut-on abolir le conflit ? Ou pire encore peut-on séparer le conflictuel du paisible ? Ne prend on pas le risque de dérègler le psychisme, ou pire encore la morale inhérente à l’humain ?
Le conflit est un principe naturel à l’humain. Telle une torsade à double hélice, il charrie les contraires, et répartit la mesure entre eux. Une civilisation conflictuelle est le signe d’un conflit humain mal géré. (…)